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Viktor Nossek, Head of Sales Strategy chez Vanguard

Viktor Nossek Head of Sales Strategy chez Vanguard

Au cours des dix prochaines années nous attendons un rendement annualisé de 5% pour les actions américaines
Viktor Nossek, Head of Sales Strategy chez Vanguard

Boursier.com : Les taux d'intérêt peuvent-ils remonter compte tenu de l'endettement des États ?

V.N. : Malgré les niveaux relativement élevés de la dette publique dans les marchés développés, les taux d'intérêt peuvent encore monter à condition que la croissance économique reste suffisamment forte. Une économie en forte croissance sera en mesure d'assurer le service de la dette de manière durable, même à des taux d'intérêt plus élevés. Au cours des derniers mois, l'économie mondiale s'est considérablement ralentie. Cela a incité les grandes banques centrales, dont la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne, à déclarer qu'elles maintiendraient leurs taux d'intérêt tels quels cette année. Si l'économie mondiale montre des signes de reprise durable, les grandes banques centrales augmenteront volontiers leurs taux d'intérêt.

Boursier.com : Comment voyez-vous évoluer l'économie américaine ?

V.N. : Dans notre scénario de référence, nous prévoyons que la croissance économique américaine ralentira, passant de 3 % en 2018 à entre 2 et 2,5 % cette année. La modération de la dynamique économique devrait être alimentée par l'atténuation de l'incidence des mesures de relance budgétaire, le resserrement de la politique monétaire et les niveaux élevés d'incertitude économique et politique. Nous ne prévoyons pas de récession aux États-Unis cette année. Toutefois, nous reconnaissons que le risque de récession s'est accru au cours des derniers mois dans le contexte du ralentissement marqué de la croissance mondiale et de l'inversion de la courbe des rendements aux États-Unis, qui a été un bon indicateur des récessions dans le passé.

Boursier.com : Que pensez-vous de la valorisation de Wall Street ?

V.N. : D'une manière générale, les valorisations des différentes catégories d'actifs semblent plus élevées aujourd'hui que par le passé. Ces valorisations légèrement tirées, conjuguées à un contexte d'inflation et de taux d'intérêt moins élevés, laissent présager des rendements futurs à long terme plus faibles. Par exemple, au cours des dix prochaines années, nous nous attendons à ce que les actions américaines dégagent un rendement annualisé d'environ 5 %. C'est beaucoup moins que les 9 % auxquels nous étions habitués ces 40 dernières années.

Boursier.com : Le Brexit vous inquiète-t-il ?

V.N. : À notre avis, le risque d'un Brexit sans accord, dans lequel le Royaume-Uni quitte l'UE sans un accord, a considérablement diminué ces dernières semaines. Ceci fait suite au vote à la Chambre des Communes le 14 mars qui indiquait qu'une majorité de députés était contre le "No Deal" et l'extension subséquente de l'article 50 accordée par l'UE. En l'état actuel des choses, nous ne pensons pas que l'accord proposé par Theresa May obtiendra une majorité au Parlement. Un Brexit plus souple, comme si le Royaume-Uni restait dans une union douanière permanente, est plus probable aujourd'hui.

Boursier.com : Où doit-on placer son épargne ?

V.N. : Cela dépend en grande partie de la situation personnelle de chacun, de ses objectifs d'épargne et de sa tolérance au risque. Chez Vanguard, nous croyons qu'un portefeuille à faible coût, diversifié à l'échelle mondiale et composé d'une combinaison appropriée d'actions et d'obligations donne les meilleures chances de réussite à long terme.

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