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Thierry Cuypers, Responsable gestion Small et Mid Cap Europe

Thierry Cuypers Responsable gestion Small et Mid Cap Europe

Spie, Orpea, Tarkett, Rubis...
Thierry Cuypers, Responsable gestion Small et Mid Cap Europe

Boursier.com : Comment s'explique la surperformance des petites et moyennes capitalisations par rapport aux grandes ?

T.C. : Sur longue période et même sur des périodes données plus courtes, le constat de surperformance des petites et moyennes valeurs est effectivement établi. Sur long terme, les petites et moyennes capitalisations surperforment les grandes capitalisations principalement en raison d'une croissance supérieure des bénéfices. Les publications du 4ème trimestre ont été supérieures à des attentes qui n'étaient pas basses et les analystes révisent 2017 en hausse. La croissance des bénéfices des 12 prochains mois devrait être de 14,4 % pour l'indice MSCI Europe Small Cap, soit plus que pour l'indice MSCI Europe (Large Cap) pour lequel la croissance des bénéfices à venir est anticipée à 11.7 %. Ce surcroît de croissance justifie une prime de valorisation. Lors des retournements brutaux de marché, les petites capitalisations tendent à sous performer, mais ces périodes ne sont pas très durables : les investisseurs reviennent rapidement sur le segment lorsque les données économiques s'améliorent.

Boursier.com : Les petites capitalisations sont bien plus volatiles...

T.C. : Contrairement aux idées reçues, ce segment de valeurs n'est pas plus volatil que les grandes capitalisations. Seule la question de la liquidité peut constituer un bémol sur cet univers. Elle limite souvent la capacité d'action des gérants. Les petites et moyennes capitalisations permettent d'améliorer le rapport rendement/risque d'un portefeuille individuel. Dans le cadre de l'allocation d'actifs, elles contribuent à optimiser le rendement sans accroître le profil de risque.

Boursier.com : Faut-il aujourd'hui surpondérer ses investissements en petites et moyennes capitalisations ?

T.C. : Nous pensons que la période conduit à surpondérer les petites et moyennes capitalisations. Elles offrent de la croissance dans un contexte où cette dernière reste faible. 44 % des " SMID " ont plus de cash que de dettes au bilan contre seulement 22 % des Large Cap. Elles ne traitent aujourd'hui qu'à une faible prime par rapport aux Large Cap, bien en dessous de la moyenne à 8 ans. En outre, cet univers de valeurs est le plus sujet à des opérations de fusion-acquisition. Il constitue historiquement 90 % des cibles d'OPA.

Boursier.com : Quelle est votre stratégie d'investissement dans cet univers ?

T.C. : Nous investissons dans sociétés pour lesquelles croissance et qualité nous paraissent sous-estimées par le marché. Nous visons les sociétés créatrices de valeur qui affiche une solidité financière et une génération de cash, transparentes dans la communication. Le dossier typique affiche une croissance de 10% et nous cherchons un prix de 10 à 15 fois les bénéfices...

Boursier.com : Quels titres ont vos faveurs sur la cote parisienne ?

T.C. : Nous privilégions les valeurs sensibles au cycle : produits de base, biens d'équipement, bien de consommation cyclique, technologie. Spie est une valeur que nous apprécions, sensible aux investissements dans la construction et l'énergie. Le titre permet de jouer les thèmes porteurs des économies d'énergies et de l'automatisation. Nous aimons aussi Orpea, pour se positionner sur le phénomène de vieillissement de la population, Tarkett, Rubis.

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