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Hugues Lerche, Gérant du fonds Claresco Allocation Flexible

Hugues Lerche Gérant du fonds Claresco Allocation Flexible

Ces derniers jours, j'ai eu tendance à réduire l'exposition aux actions...
Hugues Lerche, Gérant du fonds Claresco Allocation Flexible

Boursier.com : Quel est le processus d'investissement de votre fonds Claresco Allocation Flexible ?

Hugues Lerche : Il s'agit d'un fonds d'allocation de type " top down " qui travaille les principales classes d'actifs (actions, obligations, devises, marchés monétaires et convertibles). Le fonds peut être investi de 0 à 100% sur ces classes d'actifs à l'exception de la partie convertible et devise où l'exposition se limite à 30%. Sur les actions, le FCP peut investir sur tous les pays développés et émergents ainsi que sur les obligations en se limitant au risque de crédit Investment Grade.

Boursier.com : Quelle est actuellement la structure de votre allocation d'actifs?

H.L. : L'allocation est exclusivement composée d'actifs européens, principalement sur les marchés actions. A l'heure actuelle, le fonds est investi à 65% sur le marché actions de la zone euro, 7% en obligations (principalement des obligations espagnoles de maturité 4 à 5 ans) et le reste en monétaire. Depuis le mois de décembre, j'ai vendu progressivement les obligations d'Europe du Sud (espagnoles et italiennes) sur lesquelles j'étais investi depuis le lancement du fonds en raison du faible niveau des taux d'intérêts. S'agissant des actions, à plus de 90 %, ce sont des valeurs européennes.

Boursier.com : Estimez-vous encore important le potentiel d'appréciation des actions européennes après le récent rallye ?

H.L. : À court terme, c'est la classe d'actifs que je préfère. De mon point de vue, c'est la seule qui peut apporter un rendement satisfaisant. Ces derniers jours, j'ai eu tendance à réduire l'exposition, sans pour autant passer neutre ou sous-investi sur les marchés actions.

Boursier.com : Pourquoi avez-vous réduit votre exposition ?

H.L. : L'idée est de reconstituer une réserve monétaire assez importante dans le fonds pour pouvoir s'adapter à un éventuel changement de scénario ou profiter d'une éventuelle correction. Je ne souhaite plus avoir dans le fonds des actifs de type obligataire long terme européen qui rapportent peu, ne rémunérant plus suffisamment le risque de crédit. De plus, concernant l'Italie, la BCE achètera assez peu de titres obligataires proportionnellement à la taille de son stock de dette.

Boursier.com : Votre scénario macroéconomique pour la zone euro est-il optimiste pour les mois à venir ?

H.L. : Compte tenu des niveaux des taux d'intérêt, du dollar, du pétrole et de l'action très agressive de la banque centrale, il est clair que théoriquement, c'est l'année de la reprise en Europe. Les derniers chiffres confirment une phase de ré-accélération de la croissance dans tous les pays de la zone euro. Pour l'heure, le scénario reste très positif. Cependant, hors de la zone, des éléments restent à surveiller tels que la faiblesse structurelle du pétrole ou encore l'activité en Chine.

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