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Daniel Stefanetti, Gestionnaire du Portefeuille des Ethna Funds chez Ethenea

Daniel Stefanetti Gestionnaire du Portefeuille des Ethna Funds chez Ethenea

Nous aimons actuellement les entreprises du secteur de la consommation...
Daniel Stefanetti, Gestionnaire du Portefeuille des Ethna Funds chez Ethenea

Boursier.com : Comment voyez-vous évoluer la croissance économique européenne ?

D.S. : Beaucoup d'indices plaident pour une poursuite de la reprise fragile actuelle en Europe. Nous continuons de tabler sur une amélioration économique progressive, notamment grâce au QE de la BCE qui commence à produire ses effets. En particulier, nous observons une amélioration de la demande domestique. La consommation et l'investissement montrent également des signes progressifs d'amélioration. En outre, l'affaiblissement de l'euro permet même aux économies européennes les plus faibles de gagner en compétitivité au niveau mondial.

Boursier.com : Les obligations sont-elles excessivement chères ?

D.S. : En Europe, les obligations d'État dites du noyau dur sont effectivement très chères. Toutefois, elles le sont pour une bonne raison. Les politiques monétaires expansives des banques centrales ont pour objectif de maintenir les taux d'intérêts à long terme à des niveaux très bas. Par contre, nous voyons encore des possibilités de resserrement des spreads de crédit et logiquement des taux de rendements plus bas pour la périphérie européenne. La situation est autre aux États-Unis, la différence de rendement avec l'Europe pour des emprunts de maturité 10 ans est au plus haut depuis plus de deux décennies. Nous préférons donc intrinsèquement le marché obligataire américain et plus particulièrement les obligations d'entreprises qui en sus offrent une prime de rendement attractive.

Boursier.com : Quelle conduite doit-on adopter sur les marchés actions. Alléger, conserver, renforcer ?

D.S. : En comparaison avec le marché obligataire ou le marché monétaire, défini comme taux sans risque, le marché actions reste attractif. En effet, on pourrait dire qu'avec des taux obligataires à 10 ans allemands à 0,20 %, le marché obligataire traite implicitement à un PER de 500. A contrario, les principales bourses européennes, sans être forcément bon marché, semblent toutefois offrir encore des primes de risque positives. En outre, les perspectives de croissance en Europe s'améliorent et nous encourage à renforcer l'exposition sur cette partie géographique. Toutefois, les réformes économiques nécessaires en Europe n'ont pas encore été toutes implémentées et l'ensemble de la région reste fragile, en particulier à cause de la crise grecque qui peut éclater à n'importe quel moment et dont la répercussion sur les marchés financiers serait probablement importante. Aux États-Unis par contre, le ralentissement économique que l'on observe actuellement, dû en partie à la forte hausse récente du dollar, nous invite à la prudence. Nous préférons nettement les valeurs domestiques qui dépendent de la consommation et de la demande intérieure. En résumé, dans un marché tel que nous l'avons pu observer ces dernières années, la vigilance reste le mot d'ordre...

Boursier.com : Quelles sont les valeurs à privilégier ?

D.S. : Nous aimons actuellement les entreprises du secteur de la consommation qui bénéficient d'une meilleure conjoncture intérieure, mais également le secteur pharma, et ceci des deux côtés de l'Atlantique. Nous privilégions également le secteur des télécommunications, bancaire et des assurances.

Boursier.com : A contrario, doit-on se méfier de certains secteurs ?

D.S. : Malgré la correction récente, nous restons très prudents pour le secteur de l'énergie et plus particulièrement du pétrole. De même, nous sommes sous-pondérés dans tout ce qui à trait avec les commodities au sens large, c'est-à-dire les matériaux de base comme le cuivre ou encore les métaux précieux comme l'or.

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