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Bruno Bernstein, Gérant de Finaltis Titans

Bruno Bernstein Gérant de Finaltis Titans

On doit s'attacher à sélectionner des valeurs offrant une croissance régulière du bénéfice par action
Bruno Bernstein, Gérant de Finaltis Titans

Boursier.com : Quel est le mode d'emploi de votre fonds ?

B.B. : Nous avons une conviction très forte, à savoir qu'il convient de s'exposer aux actions des sociétés de grande qualité... Cette option est nettement préférable aux obligations des mêmes sociétés... Les obligations de ces valeurs de qualité offrent aujourd'hui un très faible rendement et elles présentent un gros risque en cas de remontée des taux. Paradoxalement, en achetant des obligations d'une société de moins bonne qualité, on est moins exposé à la remontée éventuelle des taux d'intérêt. Le rendement de ces obligations étant plus élevé, il joue un rôle d'amortisseur en cas de tension... Il n'y a donc pas de cohérence à jouer les valeurs de grande qualité sur le marché obligataire.

Boursier.com : Les actions sont donc préférables selon vous...

B.B. : On doit s'attacher à sélectionner des valeurs offrant une croissance régulière du bénéfice par action... Il ne faut pas avoir peur de la volatilité sur les marchés actions mais, au contraire, chercher à en profiter... Les valeurs de qualité évoluent au sein d'une fourchette de valorisation qui fluctue en fonction des différents événements. Ainsi, le Per de LVMH se situe entre 14 et 20. On peut donc améliorer ses performances en faisant du trading sur les valeurs de qualité.

Boursier.com : Vous surveillez aussi de près le ratio de Sharpe...

B.B. : Le ratio de Sharpe permet de mesurer la rentabilité d'un portefeuille en fonction du risque pris... Il est plus facile de construire un fonds avec un bon ratio de Sharpe dès lors que les valeurs qui le composent ont également un bon ratio de Sharpe. Dans l'ensemble, les marchés évoluent en fonction d'équations multiples avec des variables économiques quasi-impossibles à prévoir. Il convient donc de trouver des sociétés pour lesquelles prévoir et anticiper ne sont pas de vaines notions !

Boursier.com : Pouvez-vous citer quelques exemples ?

B.B. : Le trafic aérien progresse en liaison avec l'occidentalisation des modes de vie et avec un goût pour les voyages qui se diffuse... Le secteur des équipementiers aéronautiques constituent ainsi un vivier de beaux dossiers. On estime que le trafic aérien va augmenter en moyenne de 4,6% par an sur les 20 prochaines années. Sur la période, Airbus a calculé que 32.000 avions vont devoir être produits. Les grands équipementiers bénéficient du renforcement des barrières à l'entrée avec une réglementation qui se durcit. Une société comme Zodiac constitue une opportunité dans le contexte actuel. Quel que soit le vainqueur du match Boeing-Airbus, Zodiac en sort gagnant...

Boursier.com : Vous appréciez également les valeurs de biens de consommation...

B.B. : Les grands groupes comme Nestlé, Coca Cola ou Unilever sont à la fois innovants, rigoureux, agressifs tout en bénéficiant d'une réserve substantielle en matière d'économies de coûts. J'apprécie aussi les sociétés évoluant dans les équipements médicaux. Ces entreprises délivrent une croissance régulière, tout ayant de fortes barrières à l'entrée. En revanche, les pharmaceutiques n'offrent pas la résilience et la visibilité requises pour être admises au sein d'un fonds prudent... Les services aux entreprises constituent une autre thématique intéressante. Elis est un dossier à suivre dans cet univers...

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