Accueil
»
Sicav FCP
»
Actualités
»
Interviews
»
Consultation
Aymeric Diday, Directeur de la gestion sous mandat chez SPGP

Aymeric Diday Directeur de la gestion sous mandat chez SPGP

Le mouvement de concentration va se poursuivre dans les télécoms
Aymeric Diday, Directeur de la gestion sous mandat chez SPGP

Boursier.com : Quels avantages voyez-vous au QE mis en place par la Banque Centrale Européenne ?

A.D. : L'opération dite de 'Quantitative Easing' permet d'apporter de la liquidité au marché interbancaire dans la mesure où la BCE achète des actifs de plus ou moins bonne qualité... Cela permet aux banques de prêter davantage aux entreprises et aux particuliers. Il s'agit du principal canal de transmission de la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne. Par ailleurs, la création monétaire induite par le QE contribue à générer de l'inflation et permet ainsi de lutter contre les pressions déflationnistes...

Boursier.com : Peut-on dresser un premier bilan du QE ?

A.D. : Les taux souverains ont sensiblement baissé ce qui contribue à améliorer les conditions de financement accordées aux différents acteurs économiques. Cette situation s'observe tout particulièrement au sein des pays périphériques avec une forte détente du niveau des taux en Espagne ou en Italie. Le QE se traduit aussi par un regain de confiance de la part des investisseurs, ce qui génère un courant acheteur sur les marchés financiers.

Boursier.com : Comment peut-on expliquer l'actuel mouvement de remontée des taux ?

A.D. : Des excès ont sans doute été commis... Au vu des gains obtenus sur les marchés obligataires, il était logique également d'assister à des prises de profits. La normalisation est aussi liée à l'amélioration des conditions économiques. Enfin, la perspective d'une remontée des taux courts aux Etats-Unis n'est pas sans effet sur les obligations européennes.

Boursier.com : Quels sont les risques d'un QE ?

A.D. : Le métier principal d'une banque consiste à prêter de l'argent sur la durée en se finançant à court terme. Si la demande de crédit demeure faible, l'injection de cash liée au QE incite les banques à spéculer. On risque alors d'assister à la formation de bulles sur certaines catégories d'actif...

Boursier.com : Considérez-vous que des bulles existent aujourd'hui ?

A.D. : Clairement, les actions ne sont pas valorisées en ce moment de manière excessive. En revanche, c'est davantage le cas du côté des obligations...

Boursier.com : Etes-vous inquiet quant à l'évolution de la crise grecque ?

A.D. : Les montants en jeu sont très faibles à l'échelle de l'Europe... Mais il convient de surveiller les CDS qui ont été émis par les banques sur le sujet. Si la Grève venait à faire défaut, les banques émettrices sont alors dans l'obligation d'assurer les garanties relatives à ces CDS... Mais on ne connaît ni les établissements concernés, ni les sommes en jeu... Notre scénario favori est que la crise grecque va continuer de végéter pendant des années...

Boursier.com : Quel conseil donneriez-vous à celui qui veut investir aujourd'hui sur les marchés ?

A.D. : Nous pensons qu'il convient de privilégier les actions, tout en mettant en place des couvertures qui permettent de se protéger. Nous apprécions le secteur automobile, mais aussi les télécoms. Il existe une centaine d'opérateurs en Europe et le mouvement de concentration va se poursuivre... Dans cet univers, on suivra de près Telecom Italia, Deutsche Telekom ou Iliad. Par ailleurs, le compartiment bancaire offre un bon potentiel d'appréciation avec des titres comme ING, BNP Paribas ou la Société Générale...

©2015-2020,