Cotation du 18/06/2021 à 17h17 Pétrole Brent +0,74% 73,620$
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Pétrole : une semaine dans le rouge, malgré un vendredi vert

Pétrole : une semaine dans le rouge, malgré un vendredi vert

Le marché pétrolier a été tiraillé cette semaine entre la reprise économique en cours aux Etats-Unis et la résurgence de la pandémie de Covid-19, dans d'autres régions du monde, dont l'Inde et le Japon.

Pétrole : une semaine dans le rouge, malgré un vendredi vert
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les cours du pétrole ont rebondi ce vendredi, mais ils ont reculé sur la semaine sur fond d'incertitudes liées à la résurgence de la pandémie dans plusieurs régions du monde, dont l'Inde et le Japon. Le cours du baril de brut léger américain WTI a grimpé vendredi de 1,2% à 62,14$ le baril sur le Nymex pour le contrat à terme de juin et le Brent est monté de 1,1% à 66,11$ (contrat de juin).

Sur l'ensemble de la semaine, le WTI a cependant lâché 1,5% et le Brent a reculé de 1%. Les deux variétés de pétrole gagnent encore environ 28% depuis le début de l'année, anticipant une reprise de l'économie mondiale cette année et soutenues par la politique de maîtrise de la production du groupe Opep+.

Le marché pétrolier est resté tiraillé entre d'un côté la réouverture des économies, à commencer par les Etats-Unis, et de l'autre, la propagation de la pandémie dans certaines régions du monde, dont l'Inde, mais aussi le Japon. L'état d'urgence a été décrété vendredi à Tokyo et dans 3 autres départements, avec des mesures de restriction à la clé : les établissements servant de l'alcool (restaurants, bars, karaoké...) devront fermer leurs portes à partir de ce dimanche jusqu'au 11 mai inclus, ainsi que des centres commerciaux et les grands magasins.

Aux Etats-Unis, où la réouverture des commerces s'est accélérée en avril à la faveur de la vaccination massive, l'indice d'activité PMI composite est monté à son plus haut historique, traduisant une solide reprise économique.

Vendredi, les cours du brut ont aussi été soutenus par les perturbation de la production en Libye. La Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) a ainsi décrété en début de semaine l'état de force majeure sur l'un des principaux terminaux pétroliers en Libye, interrompant ses exportations, en raison du non-transfert de son budget par la Banque centrale, malgré de récents progrès politiques dans le pays.

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