Cotation du 03/08/2020 à 17h33 Pétrole Brent +1,56% 44,200$
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Pétrole : toujours plus bas, sous les 30$ !

Pétrole : toujours plus bas, sous les 30$ !

Les cours du pétrole n'en finissent par de chuter, retombant mardi au plus bas depuis début 2016, sous le seuil des 30$ le baril. La crise du coronavirus et la guerre des prix déclenchée par l'Arabie saoudite ont matraqué les cours.

Pétrole : toujours plus bas, sous les 30$ !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Malgré un rebond des marchés d'actions, mardi, le pétrole n'est pas parvenu à se redresser, après avoir glissé lundi sous le seuil des 30$ le baril, retombant au plus bas depuis plus de 4 ans.

Le cours du baril de brut léger américain (WTI) a encore perdu mardi 6,1% à 26,95$ (après -9,6% lundi) pour le contrat à terme d'avril coté sur le Nymex, tombant au plus bas depuis février 2016. Le Brent de mer du Nord a lâché 4,4% à 28,73$ (après -11% lundi) pour le contrat à terme de mai, au plus bas depuis janvier 2016.

Les deux variétés de pétrole ont désormais abandonné près de 60% depuis le début de l'année, plombées par la guerre des prix déclenchée par l'Arabie Saoudite et la Russie, qui ont mis fin le 6 mars dernier à l'accord Opep+ de réduction concertée de la production.

Riyad a annoncé dans la foulée de fortes baisses de prix de vente son pétrole, et son intention d'augmenter fortement sa production afin de gagner des parts de marché... Cette stratégie, qui intervient au moment où la demande mondiale se rétracte brutalement face à la crise du coronavirus, a eu un effet dévastateur sur les cours du brut et sur les cours de Bourse des valeurs pétrolières.

Menace de récession mondiale à cause du coronavirus

Les prévisions concernant la demande mondiale de pétrole ont été réduites considérablement réduites, car les mesures gouvernementales visant à contenir la propagation de la pandémie de Covid-19 restreignent la circulation des personnes, font fermer les entreprises et plongent les chaînes d'approvisionnement dans le chaos.

De nombreux économistes estiment ainsi que les Etats-Unis, la Chine, ainsi que certains pays européens vont connaître une forte contraction de leur PIB pendant au moins un, voire deux trimestres, ce qui correspondrait à une récession.

Dans une note publiée le week-end dernier, la banque d'affaires américaine Goldman Sachs estime que le PIB des Etats-Unis pourrait se contracter de 5% au deuxième trimestre, après une croissance nulle au premier trimestre. Lundi, Donald Trump avait lui aussi jugé "peut-être possible" une récession aux Etats-Unis, tout en prévoyant un "énorme rebond" de l'économie après l'épidémie, qui pourrait s'achever selon lui en juillet ou août prochain ....

Par ailleurs, concernant la Chine, d'où est partie l'épidémie en décembre 2019, Goldman Sachs estime désormais que le PIB de la deuxième économie mondiale pourrait se contracter de 9% au premier trimestre !

Lundi, le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) Fatih Birol et le secrétaire général de l'Opep, Mohammed Barkindo, ont exprimé leurs craintes d'impacts économiques et sociaux "majeurs" pour les pays producteurs de pétrole, en particulier les plus vulnérables, dans le contexte de la crise actuelle.

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