Cotation du 19/04/2019 à 00h00 Pétrole Brent +0,49% 71,970$
  • LCO - XC0009677409

Pétrole : Riyad ne cède pas à Donald Trump, les cours bondissent

Pétrole : Riyad ne cède pas à Donald Trump, les cours bondissent

Les cours du pétrole ont bondi de 2% à 3% mercredi, après que l'Arabie saoudite a affirmé vouloir réduire la production de l'Opep+ au 2nd semestre. Un camouflet pour Donald Trump, qui a tweeté lundi contre les prix élevés du brut.

Pétrole : Riyad ne cède pas à Donald Trump, les cours bondissent
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les cours du pétrole ont bondi de 2% à 2,5% mercredi, notamment après l'annonce d'une baisse plus forte que prévue des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière. Surtout, les cours ont été propulsés par l'Arabie saoudite, qui a affirmé qu'elle était prête, avec ses alliés de l'Opep et hors Opep, à prolonger ses baisses de production au second semestre, malgré les nouvelles critiques de Donald Trump contre les prix élevés du pétrole.

Le contrat à terme de mars sur le brut léger américain WTI a bondi mercredi soir de 2,59% à 56,94$ le baril sur le Nymex, tandis que l'échéance d'avril sur le Brent gagnait 1,81% à 66,39$ le baril. Le WTI et le Brent sont revenus proches de leurs plus hauts niveaux depuis plus de 3 mois.

Aux Etats-Unis, lors de la semaine achevée le 22 février, les réserves commerciales de brut ont baissé de 8,6 millions de barils pour s'établir à 445,9 millions de barils. La production américaine en revanche est montée à un nouveau record, selon les chiffres publiés mercredi par l'Agence américaine d'information sur l'Energie (AIE).

Riyad favorable à une extension des coupes au second semestre

De son côté, le ministre saoudien de l'Energie s'est dit mercredi favorable à une prolongation des réductions de production au second semestre 2019 en dépit des demandes pressantes du président américain pour maintenir les prix bas. En janvier, les pays membres de l'Opep+ ont commencé à mettre en oeuvre leur accord de décembre (prévu pour 6 mois) visant à réduire leur production de 1,2 million de barils par jour afin de soutenir les prix.

"Nous restons flexibles. Je penche pour la probabilité d'une extension (des réductions de production) au second semestre" de cette année, a déclaré Khalid al-Falih, ministre de l'Energie de l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut. Des propos qui sonnent comme une fin de non-recevoir à Donald Trump.

Donald Trump s'inquiète des effets d'un pétrole cher sur la croissance

Lundi, le président américain avait fait plonger les cours de plus de 3% en publiant le tweet suivant : "Les prix du pétrole deviennent trop élevés. L'Opep, s'il vous plaît, détendez-vous et gardez votre calme. Le monde ne peut pas encaisser une hausse des prix - trop fragile !".

En réponse, M. Falih a déclaré mercredi : "Nous gardons notre calme". "Toutes les perspectives que j'ai vues nous obligeront à modérer la production au second semestre de cette année", a-t-il ajouté.

En 2018, Donald Trump avait déjà multiplié les critiques similaires contre les prix trop élevés du pétrole, et de nombreux analystes jugent que cela avait conduit l'Arabie saoudite, qui dépend de son alliance géopolitique avec les Etats-Unis, à augmenter sa production au deuxième semestre. Résultat : les cours du brut avaient plongé de 40% entre octobre et décembre 2018, avant d'entamer un vif rebond d'environ 30% depuis Noël.

©2019,

Partenaires de Boursier.com