Cotation du 21/01/2022 à 03h53 Pétrole Brent -2,18% 86,450$
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Pétrole : rebond partiel avant la réunion de l'Opep+

Pétrole : rebond partiel avant la réunion de l'Opep+

Après le coup de tabac de vendredi, les cours du brut se sont un peu repris lundi. L'Opep+ se réunira jeudi pour décider de son niveau de production mais ne semble pas s'affoler face au variant Omicron.

Pétrole : rebond partiel avant la réunion de l'Opep+
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Sur les marchés pétroliers, les investisseurs se sont un peu remis lundi des excès baissiers de vendredi, liés à la crainte que le variant Omicron ne pèse sur la demande mondiale de pétrole. Le cours du baril de brut léger américain WTI a regagné lundi 2,6% à 69,95$ (contrat à terme de janvier sur le Nymex) après un plongeon de 13% vendredi. Le Brent de Mer du nord a repris 1% à 73,44$ (contrat de janvier) après -11,5% vendredi.

La semaine qui s'ouvre sera marquée par la réunion mensuelle de l'Opep+, prévue jeudi, qui doit décider si le groupe de pays producteurs va continuer d'augmenter progressivement sa production de 400.000 barils par jour en janvier.

JP Morgan n'exclut pas un baril à... 125$ en 2022

Selon les stratèges de JP Morgan, l'irruption du variant Omicron pourrait servir de prétexte pour ralentir, voire suspendre, la hausse de production... Se projetant au-delà de la crise sanitaire, la banque américaine table dans une note publiée lundi, sur la poursuite de la hausse des cours, en estimant que l'Opep+ ne dispose pas d'assez de capacités disponibles pour relever sa production et satisfaire la demande mondiale. Le cours du Brent pourrait ainsi atteindre 125$ le baril en 2022 et même 150$ en 2023, en raison d'une capacité de réserve additionnelle de l'OPEP inférieure aux prévisions des experts.

Selon "JPM", la véritable capacité disponible de l'OPEP pour 2022 serait d'environ 2 millions de barils par jour, bien en-dessous des estimations du consensus, logées à 4,8 mbj. La banque estime que l'Opep+ pourrait faire une pause de trois mois dans sa production, puis l'augmenter chaque mois de 250.000 bj au plus pendant le reste de l'année...

L'Opep+ tenté de mettre en pause ses hausses de production ?

L'hypothèse d'une pause de l'Opep+ avait déjà été évoquée la semaine dernière, lorsque Washington avait annoncé, le 23 novembre, le déblocage de réserves stratégiques en coopération avec d'autres grands pays consommateurs, dont la Chine et l'Inde. Joe Biden entendait ainsi faire baisser les prix de l'énergie et ralentir l'inflation.

Des sources ont déclaré lundi à 'Reuters' que certains membres de l'Opep+ craignent que le variant n'aggrave les perspectives du marché pétrolier après la libération de réserves de brut par les Etats-Unis et d'autres pays consommateurs. Cependant, d'autres délégués ont déclaré qu'il était trop tôt pour évaluer l'impact d'Omicron, et une source a déclaré que la Russie n'était pas encore inquiète.

Lundi, le ministre saoudien de l'Energie, Abdulaziz bin Salman, a lui aussi déclaré qu'il n'était "pas inquiet" lorsqu'il a été interrogé par des journalistes sur l'impact possible du nouveau variant sur la demande de pétrole. Il cependant indiqué que l'Opep avait reporté de quelques jours ses réunions techniques en vue de la réunion de jeudi, afin de se donner du temps pour évaluer l'impact d'Omicron sur la demande et les prix.

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