Cotation du 24/07/2021 à 00h00 Pétrole Brent +0,42% 74,100$
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Pétrole : pas de consensus à l'Opep+, nouvelle réunion lundi !

Pétrole : pas de consensus à l'Opep+, nouvelle réunion lundi !

Les Emirats arabes unis bloquent la signature d'un accord, réclamant de pouvoir relever davantage leur niveau de production, ce que refusent l'Arabie saoudite et la Russie. Les discussions se poursuivront lundi.

Pétrole : pas de consensus à l'Opep+, nouvelle réunion lundi !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les 23 pays producteurs de pétrole membres de l'Opep+ se sont séparés vendredi sans annoncer d'accord sur leurs futurs quotas de production, en raison de l'opposition des Emirats arabes unis. Dans un communiqué publié vendredi soir, l'Opep a annoncé brièvement que la réunion "a été ajournée pour aujourd'hui et reprendra le lundi 5 juillet à partir de 15h00", heure française. La réunion avait déjà été reportée jeudi de 24 heures en raison des divergences apparues entre Abou Dabi et le reste du groupe, mené par l'Arabie saoudite et la Russie.

Peu avant l'annonce d'un nouveau report, une source de l'Opep+ avait indiqué à l'agence 'Reuters' que l'alliance de 23 pays producteurs avait convenu d'augmenter immédiatement l'offre de pétrole sur le marché et de prolonger la durée de son pacte sur les réductions de production, tout en ajoutant que les Emirats arabes unis s'opposaient toujours au nouvel accord. Or, tous les accords de l'Opep+ doivent être approuvés à l'unanimité.

Une hausse de 2 millions de barils par jour envisagée d'ici à la fin 2021

Le nouveau projet prévoit d'augmenter la production globale de l'alliance de 2 millions de barils par jour (bpj) d'ici la fin de l'année (ce qui correspondrait à une hausse mensuelle de 400.000 bj à partir d'août) et de prolonger le reste des mesures d'encadrement de l'offre jusqu'en décembre 2022, soit huit mois de plus que prévu.

Les Emirats arabes unis ont cependant estimé que cette prolongation devait être subordonnée à un relèvement de leur niveau de référence, c'est-à-dire le niveau de production par rapport auquel les réductions sont calculées, a précisé la source citée par 'Reuters'. Un relèvement de la base actuelle (la production d'octobre 2018) aboutirait concrètement à permettre à Abou Dabi de produire davantage, tout en respectant les coupes sur le papier. Un aménagement que l'Arabie saoudite, mais aussi la Russie, refuseraient de cautionner.

Face à ces incertitudes, les cours du pétrole ont fini vendredi en ordre dispersé. Le baril de WTI a cédé 0,1% à 75,16$ sur le Nymex pour le contrat à terme d'août, alors que le baril de Brent de la mer du Nord (contrat de septembre) a progressé de 0,4% à 76,17$.

Les deux variétés de pétrole sont au plus haut depuis octobre 2018, et ont encore gagné respectivement 1,5% et 1,1% cette semaine, portant leur hausse à 54% et 46% depuis le début de l'année. Les cours sont soutenus par la perspective d'une reprise de la demande de brut à mesure que l'économie mondiale se remet de la crise sanitaire.

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