Cotation du 21/05/2019 à 20h46 Pétrole Brent +0,29% 72,180$
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Pétrole : le Venuezela et l'OPEP soutiennent le baril

Pétrole : le Venuezela et l'OPEP soutiennent le baril

L'OPEP ferme les vannes...

Pétrole : le Venuezela et l'OPEP soutiennent le baril
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Des vents favorables ont soufflé lundi matin sur les cours du pétrole, dans une actualité dominée par la crise au Venezuela mais aussi par les efforts payants de l'OPEP et ses alliés pour réduire leur production. A Londres, le baril de brut pour livraison mars se négociait à 63,05 dollars, en hausse de 0,5%. De son côté, le "light sweet crude" (WTI), la référence américaine, restait ferme, à 55,4$ (+0,3%).

Toutefois, après avoir atteint un plus haut depuis 2 mois, l'or noir a fait l'objet de prises de bénéfices en fin de journée, le WTI terminant au final sur un recul de 1,27% à 54,56$, tandis que le Brent cotait 62,51$ (-0,38%), après l'annonce de commandes à l'industrie décevantes aux Etats-Unis en novembre.

Crise géopolitique

Les pertes ont cependant été limitées par la perspective d'une baisse de la production vénézuélienne après l'annonce de sanctions américaines. Les Etats-Unis ont ainsi interdit la semaine dernière à la compagnie pétrolière nationale PDVSA de faire du commerce avec des entités américaines et ont gelé ses avoirs à l'étranger.

Sur le front politique, le président vénuézélien, Nicolas Maduro, a rejeté dimanche soir l'ultimatum de plusieurs pays européens pour l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle. De leur côté, les membres de l'UE ont promis de reconnaître le président du parlement tenu par l'opposition, Juan Guaido, comme président par intérim du pays dès ce lundi.

L'OPEP joue le jeu

S'agissant des pays producteurs, les derniers chiffres dévoilés pas 'Bloomberg' mettent en relief la grande discipline de l'OPEP et de ses alliés pour ajuster l'offre, conformément aux accords signés en décembre à Vienne.

Selon l'agence de presse, la production de l'OPEP a reculé de 1,53 million de barils par jour en janvier pour atteindre 31,02 Mb/j en moyenne le mois dernier. Cependant, quelques pays n'ont pas atteint leur objectif à l'image de la Russie, dérapage qui a été compensé par les efforts d'autres producteurs.

La Russie, mauvais élève

Ainsi, l'Irak a accepté de ramener sa production à 4,51 Mb/j, contre un quota de 4,69 Mb/j sur le mois. L'Arabie saoudite a également fermé les vannes davantage que prévu, la production moyenne du Royaume étant tombée à 10,2 Mb/j, contre un niveau convenu de 10,31 Mb/j. Enfin, pour revenir à un membre de l'accord qui ne fait pas partie de l'OPEP, la production pétrolière russe s'est établie en moyenne à 11,38 Mb/j, ce qui est loin du niveau convenu de 11,19 Mb/j.

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