Cotation du 20/11/2018 à 20h49 Pétrole Brent -6,38% 62,530$
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Pétrole : le Brent franchit les 80$, au plus haut depuis fin 2014 !

Pétrole : le Brent franchit les 80$, au plus haut depuis fin 2014 !

En attendant un éventuel passage des 100$, le baril de Brent de la mer du Nord vient de franchir la barre des 80$...

Pétrole : le Brent franchit les 80$, au plus haut depuis fin 2014 !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — En attendant un éventuel passage des 100$, le baril de Brent de la mer du Nord vient de franchir la barre des 80$. En hausse de 2,5% à 80,5$, le Brent se négocie sur des niveaux plus observés depuis novembre 2014. Le WTI grimpe pour sa part de 2,1% à 72,3$ sur le Nymex.

L'entrée en vigueur de sanctions américaines contre l'Iran et le refus, dans l'immédiat, de l'Opep et de son allié russe d'augmenter leur production expliquent cette poussée haussière. Les deux parties restent donc pour l'instant sourdes aux appels du président américain Donald Trump alors que Reuters, citant des sources proches du cartel, évoquait vendredi la possibilité d'une hausse de 500.000 bpj de la production pour compenser la baisse des exportations iraniennes.

Les sanctions visant l'Iran pourraient avoir pour effet de retirer du marché près de deux millions de barils par jour de brut d'ici la fin de l'année, ce qui rendrait possible une poussée des prix jusqu'à 100 dollars, estime Daniel Jaeggi, président de Mercuria Energy Trading. "Nous devons nous préparer à un accès de volatilité au quatrième trimestre car (...) le marché n'a tout simplement pas la réponse appropriée, en termes d'offre, à la disparition de deux millions de bpj", a déclaré le dirigeant lors de la conférence pétrolière régionale Appec (Asia Pacific Petroleum Conference) à Singapour.

Dans ces conditions, Bank of America ML vient de relever de 5$ sa prévision de prix moyen sur le Brent l'an prochain, à 80$. La banque estime que la perte d'approvisionnement iranien due aux sanctions américaines sera probablement plus importante que prévu en raison de la position plus agressive qu'anticipé de Washington. Compte tenu d'une demande toujours robuste, BoAML table désormais sur un marché en déficit d'environ 400.000 barils par jour en 2019, contre 300.000 bj précédemment. "La probabilité d'un pic du pétrole et d'un scénario de crack similaire à 2008 a augmenté", selon la banque.

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