Cotation du 20/01/2021 à 11h45 Pétrole Brent +0,75% 56,320$
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Pétrole : le baril recule, doutes sur un accord à l'Opep+

Pétrole : le baril recule, doutes sur un accord à l'Opep+

Début de semaine dans le rouge pour les cours du brut...

Pétrole : le baril recule, doutes sur un accord à l'Opep+
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Début de semaine dans le rouge pour les cours du brut. Le baril de pétrole, qui reste en bonne voie pour réaliser son meilleur mois depuis mai, subit quelques dégagements logiques à la suite du récent rallye. Mais l'or noir est également pénalisé par les dernières informations en provenance du Golfe puisque, selon les sources de 'Bloomberg', des discussions de dernière minute entre plusieurs membres de l'Opep n'auraient débouché sur aucun accord concernant un maintien de l'offre actuelle de brut. De mauvaise augure alors qu'une réunion officielle démarre ce lundi.

Le baril de brut léger américain (WTI) pour livraison janvier perd actuellement 1,6% à 44,8 dollars sur le Nymex alors que le baril de Brent de la mer du Nord de même échéance redonne 1,8% à 47,3$ à Londres. Les deux références affichent toutefois encore un gain d'environ 25% sur le mois de novembre, portées par les espoirs de vaccins contre le coronavirus qui alimentent la perspective d'une reprise économique mondiale.

Un délégué du cartel cité par l'agence a indiqué que la majorité des participants à la réunion informelle ayant eu lieu dimanche soir ont soutenu le maintien des quotas de production aux niveaux actuels jusqu'à la fin du premier trimestre, sauf les Emirats arabes unis et le Kazakhstan qui se seraient opposés à une telle décision. L'Opep+, qui comprend 23 pays, a procédé à d'importantes réductions de production au plus fort de la pandémie pour compenser l'effondrement historique de la demande d'or noir. L'alliance avait prévu d'assouplir certaines des restrictions au début de 2021 en prévision d'une reprise économique mondiale, en ramenant sur le marché environ 1,9 million de barils par jour, soit environ 2% de la consommation mondiale.

Mais compte tenu de la fébrilité de la demande, cette reprise de la production risque de déséquilibrer le marché pétrolier mondial et mettre fin à la récente ascension des prix de l'or noir. ANZ estime ainsi que l'excédent du marché pétrolier pourrait atteindre de 1,5 à 3 millions de bpj au cours du premier semestre 2021 si l'OPEP+ ne prolongeait pas son accord.

Même si aucun compromis n'a été trouvé hier, la plupart des observateurs s'attendent toutefois à ce qu'un accord soit trouvé dans les prochaines heures. "Comme d'habitude, tout se jouera lors des réunions à huis clos de lundi et mardi", a ainsi déclaré Harry Tchilinguirian, responsable de la stratégie matières premières chez BNP Paribas. "Nous espérons que le ministre saoudien de l'énergie, Abdulaziz Bin Salman, sera en première ligne pour préserver la cohésion du groupe, afin de retarder la réduction des coupures d'approvisionnement prévue pour l'année prochaine".

Le baril bénéficie par ailleurs d'un regain de tension au Moyen-Orient après l'assassinant d'un des responsables du programme nucléaire iranien et l'attaque à la roquette de l'État islamique contre une raffinerie de pétrole dans le nord de l'Irak. La Chine, premier importateur mondial de pétrole, a de son côté enregistré en novembre son activité industrielle la plus dynamique depuis plus de trois ans, signe que la crise ne semble plus être qu'un lointain souvenir pour la deuxième économie mondiale.

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