Cotation du 26/05/2022 à 09h33 Pétrole Brent +0,55% 114,660$
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Pétrole : le baril grimpe après le statu quo de l'Opep+

Pétrole : le baril grimpe après le statu quo de l'Opep+

Les cours du brut ont accru leurs gains, mardi, après l'annonce du statu quo attendu de l'Opep+ sur son niveau de production d'or noir en février. Le Brent a fini la séance à 80$.

Pétrole : le baril grimpe après le statu quo de l'Opep+
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les cours du brut ont accru leurs gains, mardi, après l'annonce du statu quo attendu de l'Opep+ sur son niveau de production d'or noir en février. Le baril de brut léger américain WTI a gagné 1,2% à 76,99$ (contrat à terme de février sur le Nymex), tandis que le Brent de Mer du nord s'est adjugé 1,29% à 80$ (contrat de mars).

L'alliance de 23 pays dirigée par l'Arabie saoudite et la Russie a approuvé l'augmentation de 400.000 barils par jour prévue pour le mois prochain lors d'une réunion tenue mardi. Le groupe s'en tient ainsi à son plan de rétablissement progressif de la production interrompue pendant la pandémie après que ses analystes ont prédit un excédent plus faible que prévu ce trimestre.

L'impact d'Omicron jugé "modéré et de courte durée"

Les spécialistes misaient sur une poursuite de la hausse graduelle de l'exploitation du cartel et de ses alliés le mois prochain malgré les inquiétudes relatives à l'envolée des contaminations au variant Omicron. Les premières études montrent en effet que le variant Omicron, désormais dominant, se propage plus rapidement que les souches antérieures, mais provoque des symptômes plus légers. L'Opep+, elle-même, relativise l'impact du variant sur la demande globale de brut en le décrivant comme "modéré et de courte durée".

L'Opep+, qui regroupe les producteurs de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole ainsi que d'autres dont la Russie, a relevé son objectif de production chaque mois depuis août de 400.000 barils par jour. "Le principal moteur (des prix mondiaux du pétrole) à l'heure actuelle est la gestion de l'offre du marché par l'Opep+", déclare à 'Reuters' Virendra Chauhan, analyste chez Energy Aspects.

Reste désormais à savoir si l'Opep+ pourra réellement fournir le brut qu'elle est censée mettre sur le marché étant donné les difficultés de certains membres tels que l'Angola et le Nigeria à atteindre leurs objectifs de production.

"Bien que les cas Omicron continuent d'augmenter dans les zones géographiques clés, l'absence de restrictions généralisées permettra probablement de contrôler les préoccupations liées à la demande à court terme", affirment pour leur part les analystes de RBC Capital.

L'Ukraine et l'Iran, jokers de l'année 2022 pour le pétrole

Cependant, les équipes de RBC avertissent sur le fait que l'Opep+ pourrait devoir changer de cap si la tension entre l'Occident et la Russie à propos de l'Ukraine s'envenimait et touchait l'approvisionnement en carburant, ou si les pourparlers nucléaires entre l'Iran et les grandes puissances progressaient avec, in fine, la fin des sanctions pétrolières contre Téhéran.

"Nous pensons que ces deux événements représentent des jokers majeurs qui pourraient rapidement modifier la trajectoire des prix et tester le mécanisme de réponse rapide de l'Opep".

En 2021, le prix du Brent a grimpé de plus de 50% et celui du WTI de plus de 55%, les cours étant dopés par la reprise de la demande liée à la fin des restrictions sanitaires mises en place en 2020 pour juguler la pandémie de Covid-19.

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