Cotation du 19/11/2018 à 09h12 Pétrole Brent -0,03% 67,280$
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Pétrole : en berne malgré une mise en garde de l'AIE sur l'offre

Pétrole : en berne malgré une mise en garde de l'AIE sur l'offre

L'Agence internationale de l'Energie s'inquiète d'une hausse des prix du brut, liée à une offre insuffisante. Elle juge incertaine la compensation par l'Opep et ses alliés de la chute des productions iranienne et vénézuélienne.

Pétrole : en berne malgré une mise en garde de l'AIE sur l'offre
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après un gain de l'ordre de 4% en deux jours, les cours du pétrole sont repartis en nette baisse, jeudi, après que l'ouragan Florence, attendu vendredi aux Etats-Unis, a été rétrogradé de catégorie 4 en catégorie 2 depuis 24 heures, réduisant les risques de perturbation du marché pétrolier aux Etats-Unis.

Le contrat à terme d'octobre sur le brut léger américain (WTI) a rechuté jeudi soir de 2,53% à 68,59$ le baril sur le marché Nymex à New York. Le baril de Brent de la Mer du nord a reculé de 1,96% à 78,18$ après avoir frôlé les 80$ mercredi.

Chute de la production iranienne

Pour autant, à moyen terme, les facteurs susceptibles d'affecter à la baisse la production pétrolière mondiale restent en place, et inquiètent l'Agence internationale d'énergie (AIE). Dans son dernier rapport mensuel, publié jeudi, l'agence a prévenu que les prix du Brent pourraient monter au-dessus de 80$ (un niveau plus atteint depuis novembre 2014) si certains pays producteurs n'ouvrent pas fortement leurs vannes pour compenser la chute de la production de l'Iran et du Venezuela.

L'AIE a confirmé ce que l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) avait relevé dans son rapport mensuel, publié mardi, à savoir que la production iranienne de brut a fortement baissé en août, dans l'anticipation de l'entrée en vigueur, le 5 novembre prochain, des nouvelles sanctions américaines contre l'Iran.

En outre, l'AIE a prévenu que la production du Venezuela, embourbé dans une crise économique et politique sans précédent, continuait de plonger et pourrait tomber à seulement 1 million de barils par jour d'ici à la fin de l'année. En août, la production de Caracas a plafonné à 1,24 mbj, alors qu'elle était de l'ordre de 2 mbj en 2017, de 2,3 mbj en 2016 et de 3 mbj en 2015.

Doutes sur la mobilisation de capacités supplémentaires

L'AIE a aussi évoqué le cas de la Libye, où la production a rebondi mais où la situation reste fragile, comme l'illustre l'attaque récente contre le siège de la Compagnie nationale de pétrole (NOC) à Tripoli. Face à ces menaces sur l'offre, "il reste à voir si d'autres producteurs décident d'augmenter leur production", a souligné l'AIE.

L'OPEP, menée par l'Arabie saoudite, et ses partenaires - dont la Russie - s'étaient mis d'accord fin juin pour augmenter leur production. En outre, l'Irak et l'Arabie Saoudite ont plus pompé le mois dernier.
Malgré cela, il "n'est pas facile d'estimer les capacités de production supplémentaires qui pourront être facilement mobilisées", s'est inquiétée l'AIE.

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