Cotation du 25/05/2019 à 00h00 Pétrole Brent +1,37% 68,690$
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Pétrole : en baisse, craintes sur la croissance américaine

Pétrole : en baisse, craintes sur la croissance américaine

Les cours du pétrole ont fait du yo-yo vendredi avant de finir en nette baisse dans la crainte d'une demande mondiale réduite. L'activité manufacturière aux Etats-Unis a fléchi plus que prévu en février.

Pétrole : en baisse, craintes sur la croissance américaine
Crédit photo © Total

(Boursier.com) — Les cours du pétrole, qui ont rebondi de 30% depuis deux mois semblent avoir atteint cette semaine un palier difficile à franchir, sur fond de signes de ralentissement de la croissance mondiale. L'activité manufacturière aux Etats-Unis a fléchi plus que prévu en février, ont révélé deux indices publiés vendredi.

Le contrat à terme d'avril sur le brut léger américain WTI a cédé vendredi soir 2,48%, à 55,80$ le baril sur le Nymex (malgré un plus haut en séance de 57,88$, soit +1,1% par rapport à jeudi), tandis que l'échéance de mai sur le Brent a cédé 1,87%, à 65,07$ le baril, après un pic de 67,14$ en séance (soit une hausse de 1,2% par rapport à jeudi soir).

Mauvaise surprise sur les indices PMI et ISM manufacturiers aux Etats-Unis

La séance avait pourtant bien commencé, en hausse de plus de 1%, après des informations de l'agence 'Bloomberg' indiquant qu'un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine pourrait être signé dès la mi-mars à l'occasion d'un sommet Trump-Xi... Toutefois, la tendance s'est brusquement inversée sur le marché pétrolier après la publication d'indices d'activité manufacturière décevants aux Etats-Unis, faisant redouter un ralentissement plus prononcé que prévu outre-Atlantique.

L'ISM manufacturier est ainsi ressorti à 54,2 en février, contre 55 de consensus de place et après 56,6 en janvier. L'autre indice manufacturier, le PMI a été mesuré à 53 en lecture finale, contre 54,9 en janvier et 53,7 pour sa lecture initiale. Le consensus était également logé à 53,7 pour la lecture finale. A noter que ces indices restent bien supérieurs au seuil de 50 qui sépare la zone d'expansion de la zone de contraction de l'activité.

Enfin, l'indice du sentiment des consommateurs américains de l'Université du Michigan a lui aussi déçu en février, s'élevant à 93,8 (lecture finale) contre 95,7 de consensus et 95,5 pour la lecture préliminaire.

Moins de puits en activité, mais une production record aux Etats-Unis

Ces statistiques américaines ont conforté les opérateurs dans leur crainte d'une demande de pétrole moins dynamique que prévue en 2019, alors que les économies de nombreuses régions du monde (Inde, Chine, Europe...) montrent des signes de faiblesse. Par ailleurs, malgré l'espoir d'un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine, les marchés restent inquiets des effets sur la croissance des barrières douanières déjà érigées dans le monde depuis 2018.

Même la publication, vendredi, d'une baisse du nombre de puits de pétrole en exploitation aux Etats-Unis, pour la deuxième semaine consécutive, n'a pas permis aux cours de se redresser en fin de séance. Selon les chiffres hebdomadaires publiés par la firme Baker Hughes, le nombre de forages actifs a baissé de 10 lors de la semaine achevée vendredi, pour s'établir à 843 puits.

Depuis le début de l'année, le nombre de puits actifs américains a marqué le pas, passant de 885 plateformes en activité le 28 décembre 2018 à 843 ce vendredi. A noter qu'en dépit du recul du nombre de puits, la production américaine de brut continue d'augmenter. Elle a atteint la semaine dernière un nouveau record, au dessus de 12 millions de barils par jour, selon l'administration américaine d'information sur l'Energie (EIA).

A l'issue d'une semaine très volatile, le pétrole aura finalement reculé, de 2,6% pour le brut WTI et de plus de 3% pour le Brent sur 5 séances. Lundi, le président américain Donald Trump a fait chuter les cours en critiquant leur niveau trop élevé, mais le lendemain, les prix ont vivement rebondi, après des déclaration saoudiennes confirmant l'intention de Riyad et de ses alliés de l'Opep+ de réduire leur production au 1er semestre, voire de prolonger les coupes au second semestre 2019.

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