Cotation du 14/07/2020 à 02h34 Pétrole Brent -1,45% 42,100$
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Pétrole : au plus bas depuis 2002, des contacts Trump/Poutine

Pétrole : au plus bas depuis 2002, des contacts Trump/Poutine

Des responsables américains et russes du secteur de l'énergie vont se rencontrer pour discuter de l'effondrement du marché pétrolier mondial, a annoncé lundi soir le Kremlin. Ils vont tenter de soutenir les cours tombés au plus bas depuis 18 ans...

Pétrole : au plus bas depuis 2002, des contacts Trump/Poutine

(Boursier.com) — Les cours du pétrole ont repris leur plongeon lundi, sur fond de chute de la demande mondiale et de guerre des prix entre l'Arabie saoudite et la Russie. Le cours du brut léger américain WTI est tombé sous 20$ le baril en séance, avant de finir juste au dessus de ce seuil à 20,09$ (-6,6%) pour le contrat à terme de mai sur le Nymex. Le Brent de mer du Nord a abandonné 8,7% à 22,76$.

Les deux variétés de pétrole, qui viennent d'enchaîner 5 semaines de baisse d'affilée, ont désormais perdu les deux-tiers de leur valeur depuis le début de l'année. Le WTI est revenu à son plus bas niveau depuis février 2002, il y a plus de 18 ans, et le Brent est au plus bas depuis mai 2003.

Face à cette situation qui met en péril de nombreuses sociétés pétrolières, dont le prix de revient est plus élevé, on apprenait en fin de soirée que Donald Trump et Vladimir Poutine se sont entretenus par téléphone sur ce sujet. Selon le Kremlin, les deux dirigeants se sont mis d'accord pour que des responsables américains et russes du secteur de l'énergie se rencontrent afin de discuter de l'effondrement du marché pétrolier mondial.

La guerre des prix qualifiée de "folle" par Donald Trump

"Des points de vue sur la situation actuelle des marchés pétroliers mondiaux ont été échangés. Il a été convenu qu'il y aurait des consultations russo-américaines à ce sujet par le biais des ministres de l'Energie", selon le compte-rendu fait par le Kremlin de l'entretien entre les présidents américain et russe.

Cet accord constitue un nouveau rebondissement dans la diplomatie pétrolière mondiale après la rupture début mars du pacte de plafonnement de la production, qui était en vigueur depuis 2016 entre l'Opep, emmenée par l'Arabie saoudite, et la Russie. Ce divorce a déclenché une guerre des prix entre l'Arabie et la Russie.

Peu avant son entretien avec son homologue russe, Donald Trump a jugé que l'Arabie saoudite et la Russie étaient "toutes les deux devenues folles" en se lançant dans une guerre des prix. "Je n'aurais jamais pensé dire qu'il nous faut une augmentation du (prix du) pétrole, parce que c'est le cas", a dit le président américain sur Fox News.

Washington renforce ses réserves pour soutenir ses producteurs

Le 13 mars dernier, en marge de la déclaration de l'urgence nationale face à la pandémie de coronavirus, le président américain avait annoncé que les Etats-Unis allaient acheter une grande quantité de pétrole pour renforcer leurs réserves stratégiques d'or noir. Une mesure destinée à soutenir les compagnies pétrolières américaines, dont les cours de Bourse ont plongé depuis le déclenchement d'une guerre des prix.

Les Etats-Unis sont devenus ces dernières années le premier producteur mondial de pétrole avec l'essor de l'exploitation des sols en schiste mais les cours actuels sont inférieurs aux seuils de rentabilité de nombreuses compagnies américaines.

Depuis le début 2020, l'action ExxonMobil a chuté de 46% à Wall Street, Chevron de 40%, Transocean a sombré de 83%, Marathon Oil de 76% et Schlumberger a abandonné 67% de sa valeur. A Paris, le groupe français Total a perdu près de 32%, TechnipFMC 68% et Vallourec a lâché 64%.

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