Cotation du 26/03/2019 à 11h31 Once d'Or -0,31% 1 315,25$
  • FIXAM - QS0010039905

Or : les 1.300$ l'once en vue, avec la crise nord-coréenne

Or : les 1.300$ l'once en vue, avec la crise nord-coréenne

Les cours de l'or poursuivent leur ascension sur fond de tensions géopolitiques, notamment en Corée du Nord.

Or : les 1.300$ l'once en vue, avec la crise nord-coréenne
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le cours de l'or a progressé lundi pour la 4ème séance consécutive, approchant de la barre psychologique des 1.300$, qu'il n'a pas franchie depuis le 4 novembre 2016, quelques jours avant l'élection de Donald Trump comme président des Etats-Unis, le 8 novembre dernier.

L'once d'or a ainsi avancé lundi de 0,25% pour s'établir à 1.291,70 (contrat à terme de juin sur le Comex), à seulement 0,6% du seuil des 1.300$.

La semaine dernière, l'once avait déjà bondi de 2,5%, sous l'effet conjugué des tensions géopolitiques en Corée du Nord et en Syrie, qui ont entraîné une fuite des capitaux vers les valeurs-refuges. L'élection présidentielle française, qui s'annonce très serrée, rend aussi les marchés financiers nerveux. En particulier, la possibilité d'un second tour entre deux candidats anti-libéraux et anti-européens, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, effraie les investisseurs. Pour eux, un tel scénario pourrait sonner le glas de la construction européenne et de sa monnaie commune, l'euro.

Pyongyang multiplie les provocations, Washington n'exclut aucune option

L'autre grande préoccupation du moment concerne le risque d'une escalade militaire de la crise nord-coréenne. Pyongyang a procédé dimanche à un nouveau tir de missile (qui a toutefois échoué), et continue de menacer son voisin sud-coréen et son allié américain d'une guerre "totale".

Le vice-président américain, Mike Pence, s'est rendu dans la zone démilitarisée entre les deux Corée, et a affirmé fermement, lundi, que "toutes les options étaient sur la table" et que l'ère de la patience stratégique avec la Corée du Nord était révolue. L'administration Trump pense pouvoir compter sur la coopération de la Chine (partenaire historique de la Corée du Nord) après la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping, les 6 et 7 avril dernier en Floride.

Washington a renoncé, le 14 avril, à placer la Chine sur la liste des pays accusés de manipuler leur monnaie, et Pékin a promis de faire pression sur Pyongyang pour que le régime interrompe ses activités nucléaires et balistiques. Pékin exige toutefois qu'en échange, Washington cesse ses manoeuvres militaires communes avec la Corée du Sud, ce que les Etats-Unis ont refusé jusqu'ici.

Un porte-avion américain au large de la péninsule coréenne

En attendant d'y voir plus clair, les marchés financiers continuent de prendre en compte un risque d'escalade militaire, y compris au moyen des missiles nucléaires que développe Pyongyang. Fin mars-début avril, la Corée du Nord avait déjà tiré trois missiles balistiques vers la mer du Japon, ce qui a poussé Washington à envoyer un porte-avion au large de la péninsule coréenne.

Samedi, le numéro 2 du régime nord-coréen a affirmé que son pays était "prêt à répondre à une guerre totale par une guerre totale". Un ministre nord-coréen a affirmé lundi à la chaîne 'BBC' que le pays continuerait de mener des tests de lancements de missiles "sur une base hebdomadaire, mensuelle et annuelle".

©2017-2019,

Partenaires de Boursier.com