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Or : le métal jaune galvanisé par les tensions géopolitiques

Or : le métal jaune galvanisé par les tensions géopolitiques

L'or s'est hissé mercredi à un nouveau sommet depuis 5 mois, sur fond de tensions géopolitiques autour de la Syrie et de la Corée du Nord.

Or : le métal jaune galvanisé par les tensions géopolitiques
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — L'accumulation des tensions géopolitiques profite largement à l'or ces derniers jours, les investisseurs se tournant vers les valeurs-refuges, au premier rang desquelles figure la "relique barbare". Les nouveaux avertissements de Donald Trump vis-à-vis de la Corée du Nord, les tensions entre Washington et Moscou sur la Syrie et les incertitudes croissantes sur l'élection présidentielle française ont convergé pour profiter au cours du métal jaune.

Au plus haut depuis l'élection de Donald Trump

L'once d'or a ainsi grimpé mercredi de 0,3% pour s'établir à 1.278,10$ (contrat à terme de juin sur le Comex), profitant de son statut de valeur-refuge face aux craintes d'une escalade militaire menée par les Etats-Unis. Le métal jaune a désormais retrouvé son plus haut niveau depuis plus de 5 mois, précisément le 7 novembre, veille de l'élection de Donald Trump à la Maison Blanche... L'once a rebondi de 13% depuis son point bas de la mi-décembre, autour de 1.130$, et progresse de 11% depuis le 1er janvier après avoir déjà gagné plus de 8,5% en 2016.

Via un "tweet", le président américain a inquiété mardi les marchés financiers, en se montrant particulièrement virulent sur le dossier nord-coréen. "La Corée du Nord cherche les ennuis. Si la Chine décidait d'aider, cela serait génial. Sinon, nous résoudrons le problème sans eux", a-t-il indiqué. La Corée du Nord avait auparavant prévenu qu'elle était prête à riposter, après un déploiement jugé "insensé" de la marine américaine qui a envoyé un porte-avion et sa flotte au large des côtes coréennes.

Le dossier syrien est lui aussi au centre des préoccupations, après les frappes américaines sur une base syrienne la semaine dernière. Pour l'instant, la stratégie de Donald Trump dans ce pays n'a pas été dévoilée, mais la Maison Blanche comme le Pentagone se disent prêts à frapper à nouveau si nécessaire.

Rex Tillerson en Russie pour tenter de résoudre le problème syrien

Les frappes américaines en Syrie, les premières depuis le début du conflit il y a 6 ans, ont nettement tendu les relations de Washington avec la Russie, alliée stratégique du régime de Bachar El-Assad.

Depuis mardi, le secrétaire d'Etat américain est en Russie pour une visite difficile. La rencontre prévue entre Rex Tillerson et Vladimir Poutine a failli être annulée, mais a finalement eu lieu mercredi. Un entretien glacial à l'issue duquel la Russie et les Etats-Unis se sont dits prêts à tenter de surmonter leur "faible niveau de confiance" pour mener notamment une "lutte implacable contre le terrorisme".

Washington souhaite le départ de Bachar El-Assad

Les divergences demeurent sur le sort du président syrien Bachar El-Assad. Washington prône désormais son départ "de manière organisée", tandis que Moscou a insisté sur les précédents chaos créées par des départs de "dictateurs".

Avant son départ pour Moscou, M. Tillerson s'était rendu mardi à une réunion des ministres des affaires étrangères du G7, qui s'est tenue à Lucques, en Italie. Les ministres ont réaffirmé à cette occasion leur volonté d'aboutir à un règlement politique de la crise syrienne, qui implique forcément à terme le départ de Bachar El-Assad. Cité dans un communiqué, Rex Tillerson a ainsi affirmé que "notre espoir est que Bachar El-Assad ne fasse pas partie de l'avenir" de la Syrie.

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