Cotation du 26/06/2019 à 14h00 Pétrole Brent 0,00% 66,490$
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Les tensions avec l'Iran font grimper le pétrole

Les tensions avec l'Iran font grimper le pétrole

Malgré les craintes que la guerre commerciale fait peser sur la demande mondiale, les cours du pétrole ont bondi cette semaine. Les investisseurs s'inquiètent des tensions au Moyen-Orient entre l'Iran et les Etats-Unis, alliés à l'Arabie saoudite.

Les tensions avec l'Iran font grimper le pétrole
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les cours du pétrole ont progressé de 2% en une semaine, malgré les craintes que la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine fait peser sur la demande mondiale. Le marché de l'or noir a surtout été dominé par les craintes pour l'approvisionnement via le Golfe persique, où plusieurs incidents se sont produits ces derniers jours.

Vendredi soir, le contrat à terme de juin sur le brut léger américain WTI a cédé 0,17%, à 62,76$ le baril sur le Nymex, tandis que le Brent d'échéance juillet reculait de 0,56%, à 72,21$ au moment de la clôture du Nymex. Sur la semaine, les deux variétés de pétrole ont toutefois regagné respectivement 1,8% et 2%, soutenus par les tensions entre l'Iran et les Etats-Unis, alliés à l'Arabie saoudite.

Mardi dernier, en Arabie saoudite, des drones armés ont ciblé deux stations de pompage de la compagnie publique Aramco près de Riyad, causant des dégâts peu importants aux installations. L'attaque a été revendiquée par les rebelles houthis du Yémen, ethnie chiite alliée de l'Iran. Ces incidents sont intervenus alors que le week-end dernier, des actes de sabotages ont été perpétrés par des inconnus contre 4 navires dans le Golfe, dont 2 pétroliers saoudiens...

Washington muscle sa présence militaire dans le Golfe

Au Yémen, la coalition menée par l'Arabie saoudite a répliqué en menant des frappes aériennes contre des positions houthies, a rapporté jeudi le 'Financial Times'. De leur côté, les Etats-Unis ont annoncé cette semaine le retrait de leur personnel diplomatique non essentiel de l'Ambassade des Etats-Unis en Irak, dans la crainte d'une menace en provenance de l'Iran voisin, auquel des milices chiites irakiennes sont alliées.

En outre, samedi, le groupe pétrolier américain ExxonMobil a évacué tous les employés étrangers de son site irakien de West Qurna 1 pour les transférer à Dubaï. L'évacuation n'a eu aucune incidence sur la production du gisement, selon des sources citées par Reuters'.

Washington accuse la République islamique de préparer des "attaques" contre les intérêts américains au Moyen-Orient, et a renforcé depuis une semaine sa présence militaire dans le Golfe, dépêchant un porte-avions et des bombardiers B-52, ainsi qu'un navire de guerre transportant des véhicules, notamment amphibies, ainsi qu'une batterie de missiles Patriot.

Réunion de suivi de l'Opep+ ce dimanche en Arabie saoudite

Ces derniers mois, la production pétrolière de l'Opep+ a fortement baissé, au-delà des objectifs fixés par l'accord de régulation de la production, en raison d'un plongeon de la production du Venezuela et de l'Iran, deux pays qui font face à un durcissement des sanctions américaines.

Ce dimanche, l'Opep et leurs alliés, dont la Russie, doivent réunir à Djeddah en Arabie saoudite, leur Comité de suivi de l'accord de réduction de la production. Le Comité devrait étudier l'opportunité d'assouplir ou non cet accord afin d'éviter le risque de pénurie d'offre plus tard dans l'année 2019. Une décision pourrait être prise en juin, lors de la prochaine réunion plénière de l'Opep.

Les pays producteurs sont face à un dilemme, car dans le même temps, la demande mondiale pourrait ralentir si la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine monte encore d'un cran. Ce vendredi, les discussions entre Washington et Pékin semblaient dans l'impasse, la Chine accusant les Etats-Unis de manquer de sincérité et menaçant de rompre les négociations en vue d'un accord commercial.

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