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Le pétrole WTI dévisse de 13% dans la crainte du variant Omicron

Le pétrole WTI dévisse de 13% dans la crainte du variant Omicron

Face à la crainte d'une aggravation de la pandémie de coronavirus, le cours du baril de brut WTI a dégringolé vendredi de 13% à 68,17$, retombant au plus bas depuis la première semaine de septembre.

Le pétrole WTI dévisse de 13% dans la crainte du variant Omicron
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — L 'irruption vendredi d'un nouveau variant du Covid-19, baptisé Omicron, qui pourrait potentiellement résister aux vaccins, a entraîné de fortes turbulences sur les marchés financiers, plus particulièrement sur les cours du pétrole.

La perspective d'un possible coup d'arrêt à l'économie mondiale en cas de redémarrage de la pandémie a provoqué un plongeon de plus de 10% des cours. Le baril de brut léger américain WTI a ainsi dégringolé de 13% à 68,17$ (contrat à terme de janvier sur le Nymex), retombant au plus bas depuis la première semaine de septembre. Le Brent de Mer du nord a chuté de 11,5% à 72,72$ le baril (contrat de janvier). Depuis le début de l'année, la progression des cours a été ramenée à 44% pour le WTI, qui gagnait plus de 65% fin octobre, à plus de 83$, avant d'entamer une correction.

La peur du variant Omicron, détecté en Afrique du Sud et dans plusieurs autres pays, a donc eu plus d'effet sur les cours de l'or noir que les récentes annonces de Washington, mardi, d'un plan de déblocage de réserves stratégiques en coopération avec d'autres grands pays consommateurs, dont la Chine et l'Inde. Joe Biden entendait ainsi faire baisser les prix de l'énergie et ralentir l'inflation...

Réunion de l'Opep+ le 2 décembre

Ce décrochage des cours pétroliers se produit alors que l'Opep+ doit se réunir la semaine prochaine, le 2 décembre, pour décider de sa politique de production pour janvier. "La nouvelle variante de Covid découverte en Afrique du Sud tire de nouvelles sonnettes d'alarme", affirme à 'Bloomberg' Vandana Hari, fondateur de Vanda Insights à Singapour. "Je m'attends à ce que l'Opep+ maintienne le cap sur sa stratégie d'assouplissement, mais si le nouveau variant apparaît comme un problème majeur dans les prochains jours, elle pourrait finir par mettre en pause les augmentations mensuelles".

Le cartel remet chaque mois 400.000 barils par jour supplémentaires sur le marché, mais devra tenir compte des projections internes selon lesquelles la libération des réserves des Etats-Unis et ses alliés exacerbera un excédent prévu par l'Opep pour le début de l'année prochaine. Le groupe de pays producteurs a toutefois été accusé de créer un "resserrement artificiel" par l'Agence internationale de l'énergie, qui a préconisé un retour accéléré de l'offre. La capacité de l'alliance à atteindre ses objectifs de production croissants reste entravée par la sous-performance de certains membres. Le groupe a fourni à peine la moitié de l'augmentation qu'il avait prévue pour le mois d'octobre, car des nations africaines - en particulier l'Angola et le Nigeria - doivent faire face à des pertes de production.

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