Cotation du 12/04/2021 à 08h08 Pétrole Brent -0,51% 62,630$
  • LCO - XC0009677409

Le pétrole signe sa plus mauvaise semaine depuis octobre

Le pétrole signe sa plus mauvaise semaine depuis octobre

Les cours ont rebondi vendredi, mais la semaine a été difficile... Malgré la correction, les cours gagnent encore plus de 25% depuis le début de l'année, dans l'espoir d'une reprise de la demande en 2021.

Le pétrole signe sa plus mauvaise semaine depuis octobre

(Boursier.com) — Les cours du pétrole ont rebondi vendredi d'environ 2%, mais ils ont vécu leur pire semaine depuis octobre dernier, victimes de prises de bénéfices après leur "rally" de plus de 30% depuis le début de l'année dans l'espoir d'une reprise de la demande de brut en 2021 et grâce au maintien par l'Opep+ de son accord de maîtrise de la production.

Vendredi, le contrat à terme d'avril sur le baril de pétrole brut WTI (qui a expiré ce même soir) a regagné 2,4% à 61,42$$ sur le Nymex, tandis que le baril de Brent d'échéance mai a repris 2% à 64,53$.

Cependant, sur l'ensemble de la semaine, le WTI a chuté de 6,4% tandis que le Brent a lâché 6,8%, leur plus forte baisse hebdomadaire depuis octobre 2020. Les cours gagnent toutefois encore plus de 25% depuis le début de l'année, dans l'espoir d'une reprise de la demande en 2021.

Retour des craintes sur la demande, avec la 3e vague de Covid en Europe

La séance de jeudi a été particulièrement éprouvante, avec un plongeon de l'ordre de 7% provoqué par la crainte d'un ralentissement de la reprise mondiale, compte-tenu de la 3e vague de coronavirus qui balaie l'Europe, où la campagne de vaccination a en outre pris du retard. Les mesures de restriction se multiplient à nouveau sur le Vieux Continent, notamment en France et sans doute bientôt en Allemagne, qui avait pourtant allégé ses mesures récemment, début mars...

Le renforcement du dollar a aussi pesé sur les cours du brut. L'indice du dollar a gagné 0,1% vendredi à 91,96 points, face à un panier de devises internationales, portant ses gains à 2,3% depuis le début 2021. Mercredi, l'annonce d'une hausse des stocks pétroliers aux Etats-Unis pour la 4e semaine consécutive a aussi contribué à rendre les investisseurs plus prudents.

Mercredi également, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a jeté un froid en affirmant dans son dernier rapport mensuel que le marché pétrolier n'est pas à l'aube d'un nouveau supercycle, contrairement à ce qu'ont récemment indiqué plusieurs grands établissements de Wall Street.

Le nombre puits actifs aux Etats-Unis en forte hausse

La firme parapétrolière Baker Hughes a par ailleurs annoncé vendredi que le nombre de puits en activité aux Etats-Unis avait augmenté de 9 pour atteindre 318 cette semaine, contre 264 fin décembre 2020.

Le nombre de puits actifs est cependant encore nettement inférieur à son niveau de début mars 2020 juste avant la crise du coronavirus (682). Leur nombre avait ensuite plongé jusqu'à 182 en août 2020, avant de se redresser à la faveur de la reprise économique et du rebond des cours du brut.

©2021,