Cotation du 02/07/2020 à 09h03 Pétrole Brent +0,76% 42,340$
  • LCO - XC0009677409

Le baril de pétrole retombe, la Chine inquiète

Le baril de pétrole retombe, la Chine inquiète

Le baril a marqué une pause vendredi, alors que la Chine a suspendu ses prévisions de croissance pour 2020. L'or noir a tout de même inscrit une 4e semaine de hausse consécutive, qui l'a porté à ses plus hauts niveaux depuis plus de deux mois.

Le baril de pétrole retombe, la Chine inquiète
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le baril a marqué une pause en fin de semaine. Après avoir aligné six séances de progression et terminé jeudi au plus haut depuis plus de deux mois, le WTI pour livraison juillet a perdu vendredi 2% à 33,25 dollars dans les échanges électronique sur le Nymex. En début de séance, l'or noir avait perdu jusqu'à 5%. Le baril de Brent de la mer du Nord échéance rendait de son côté 2,66% à 35,10$ au moment de la clôture du Nymex.

Le brut a malgré tout aligné une quatrième semaine consécutive de hausse après être tombé sous les 10$ il y un tout juste un mois. Le WTI a encore gagné 13% cette semaine.

Les inquiétudes sur la situation économique en Chine après que Pékin eut pour la première fois abandonné son objectif de croissance du PIB, dans un contexte de "grande incertitude", et le retour des tensions entre la Chine et les Etats-Unis au sujet de Taiwan et de Hong-Kong, ont incité les opérateurs à davantage de prudence vendredi.

Du côté des fondamentaux, la tendance reste à l'amélioration avec la forte baisse de la production de l'Opep et de ses alliés, mais également des Etats-Unis et du Canada, alors que la demande continue à se redresser à mesure de la levée des mesures de confinement à travers le monde. Outre-Atlantique, les réserves de brut ont, contre toute attente, diminué la semaine passée, signe également d'une certaine reprise de la consommation alors que le week-end du Memorial Day donne généralement le coup d'envoi de la 'saison de conduite' estivale aux États-Unis.

"La reprise naissante de la demande est encore vulnérable, et la chute des prix aujourd'hui est une injection de la réalité", avertit toutefois Victor Shum, vice-président chez IHS Markit à Singapour. "Si la Chine ne se fixe pas d'objectif de PIB, c'est qu'elle n'est pas encore tout à fait sûre de la reprise".

L'abandon de l'objectif de croissance "pourrait être interprété comme une moindre attention portée aux investissements dans les infrastructures et pourrait être considéré comme négatif pour le pétrole", explique pour sa part à 'CNBC' Stephen Innes, directeur de la stratégie marché chez AxiCorp. "Le marché des matières premières, en général, cherchait une plus grande pompe à infrastructure de la part du NPC (ndlr : l'Assemblée nationale populaire), il y a donc forcément un élément de déception".

©2020,