Cotation du 28/09/2021 à 13h30 Once d'Or -1,00% 1 733,34$
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L'or, star d'une année 2020 anxiogène

L'or, star d'une année 2020 anxiogène

La crise du coronavirus a fait grimper les cours de l'or au dessus de 2.000$ l'once en 2020, avant un retour vers 1.900$ en cette fin d'année. Le métal jaune a bondi de 25% en 2020, sa meilleure performance depuis 10 ans.

L'or, star d'une année 2020 anxiogène
Crédit photo © CPoR

(Boursier.com) — L 'actualité anxiogène de 2020 sur le front sanitaire et économique a profité à l'or, qui a joué pleinement son rôle traditionnel de valeur refuge. Le cours du métal jaune a ainsi bondi de 25% cette année, exprimé en dollars (mais d'environ 10% de moins exprimé en euros, en raison de l'appréciation de la devise européenne cette année). Il s'agit de la meilleure année pour l'or depuis 2010, où la "relique barbare" avait flambé de 30%, dans le sillage la crise financière de 2008.

Jeudi soir, l'once d'or a terminé l'année à près de 1.900$ sur le marché Comex, sur une progression de 0,1% à 1.895,10$ pour le contrat à terme de février. L'or a toutefois reculé de près de 10% par rapport à ses plus hauts annuels d'août, autour de 2.080$.

Début août, l'once d'or avait ainsi franchi ses records historiques, en dépassant pour la première fois le seuil des 2.000$, avant de faire l'objet de prises de bénéfices, à mesure que les nouvelles économiques et sanitaire se sont améliorées et que les investisseurs ont repris goût au risque, faisant grimper Wall Street à des niveaux records.

Environnement mondial toujours incertain

Les experts sont divisés sur la direction que prendra l'or dans les prochains mois, certains estimant que la reprise économique et les campagnes de vaccination contre le coronavirus continueront de profiter aux marchés d'actions plutôt qu'au métal jaune. D'autres restent optimistes pour l'or, soulignant que la reprise pourrait encore connaître des accrocs, et que la pandémie de coronavirus ne disparaîtra pas avant de longs mois, malgré les campagnes de vaccination.

En outre, les programmes de soutien monétaire et budgétaire massifs mis en place par les banques centrales et les gouvernements face à la crise du Covid, devraient maintenir les taux d'intérêts très bas, voire négatifs, pendant une période prolongée, ce qui serait favorable à l'or. En effet, quand les taux d'intérêts sont négatifs, les investissements obligataires (concurrents traditionnels de l'or en tant que refuges) perdent leur avantage par rapport à l'or (qui n'offre aucun rendement).

Pour beaucoup, l'or reste un actif de fond de portefeuille dans un environnement qui reste incertain, tant sur le rythme de la reprise que sur la fin de la pandémie de coronavirus, sans compter les tensions commerciales et géopolitiques qui restent sous-jacentes et pourrait se raviver en 2021.

A long terme, l'important accroissement de l'endettement des Etats à l'occasion de la crise du Covid-19, qui accroît le risque de défaut ou d'inflation, pourrait éroder la confiance des citoyens dans les monnaies, ce qui constitue aussi un facteur de soutien de l'or.

Intérêt pour les autres métaux précieux et le bitcoin

A noter cependant que la génération des "millennials" se tourne désormais moins vers l'or que vers les monnaies virtuelles comme valeur-refuge, malgré leur volatilité. Le bitcoin a ainsi lui aussi atteint des sommets cette année.

D'autres analystes estiment que l'or pourrait consolider à court terme, et conseillent de s'intéresser aux autres métaux nobles, à savoir l'argent, le palladium et le platine, dont les applications industrielles devraient augmenter à la faveur de la reprise économique et de la transition écologique.

Ainsi, l'argent est un composant important des panneaux solaires, et le palladium comme le platine servent à réduire les émission des pots d'échappement des véhicules diesel et essence. Platine et palladium devraient aussi être utilisés par les futurs véhicules à hydrogène, mais ils sont en revanche absents des véhicules électriques...

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