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Conseil Ekinops

Conseil sur l'introduction en Bourse de Ekinops

18/04/2013 à 11h20

Introduction sur Euronext C

(Boursier.com) — 100 Gigabits. C'est le retour des équipementiers télécoms en Bourse... Ekinops, qui s'est financée avec 30 ME en 10 ans, suite à 3 tours de table, souhaite aujourd'hui lever une dizaine de millions d'euros pour notamment développer sa force commerciale, dans le but de vendre aux opérateurs télécoms une gamme de solutions 100 Gigabits. Le marché télécoms s'engage dans un nouveau cycle d'investissements lourds et Ekinops, qui fait figure de très petit acteur sur ce marché occupé par Huawei, Alcatel ou Cisco, compte se faire une place avec ses équipements dix fois plus rapides que ceux actuellement déployés dans les réseaux des opérateurs. Ekinops mise donc sur la migration progressive des opérateurs en raison de l'explosion du trafic de données. D'où des perspectives de chiffre d'affaires mirobolantes.

Opérateurs de premier rang visés. Le décollage semble avoir débuté avec, sur le seul 1er trimestre 2013, un chiffre d'affaires de plus de 4 ME, pour 10 ME sur la totalité de l'exercice 2012. Mais cet envol reste à confirmer et s'avère indispensable pour parvenir à la rentabilité. Le PDG d'Ekinops Didier Bredy, expliquait dans une interview publiée par Boursier.com, la nécessité de parvenir à séduire des opérateurs de premier plan : " Notre propre taille est encore insuffisante pour travailler avec les opérateurs les plus importants. L'intérêt de cette introduction en Bourse est de nous apporter une notoriété et une visibilité pour pouvoir travailler avec les très gros opérateurs. "

2016 ? L'opération elle-même devrait être bouclée, dans la mesure où 4 des 9 ME sont assurés par les actionnaires actuels de la société. Pour autant, nous jugeons le dossier trop cher au prix proposé, alors que la société n'a jamais gagné d'argent en 10 ans d'existence et que ses perspectives de rentabilité sont encore bien lointaines : pas avant 2016 selon l'introducteur Gilbert Dupont et ce dans la perspective de la réussite du développement commercial... L'an passé, la perte a représenté pratiquement la moitié du chiffre d'affaires. Nous préférons donc nous abstenir au prix proposé, valorisant la société autour de 36 ME, sachant qu'elle pourrait de nouveau faire appel au marché à moyen terme ; les 9 ME levés ne nous paraissant pas suffisants pour couvrir ses besoins et atteindre la rentabilité. Dans l'immédiat, la somme s'avère indispensable pour financer ses besoins en trésorerie de court et moyen terme. La possibilité d'un rachat par un concurrent plus gros, attiré par la solution du groupe, confère toutefois un aspect spéculatif au dossier, même si ses actionnaires ont fait aujourd'hui le choix de la bourse et non d'une cession.

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Arnaud Bivès — ©2013-2020, Boursier.com