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Conseil Delachaux

Conseil sur l'introduction en Bourse de Delachaux

07/06/2018 à 11h30

Introduction sur le Compartiment A

(Boursier.com) -- Retour en Bourse. Presque 7 ans déjà ! C'est à l'automne 2011 que Delachaux a quitté la cote parisienne au profit du fonds CVC, lequel a permis la transition du contrôle de l'entreprise entre la deuxième et la troisième génération de la famille Delachaux. Aujourd'hui, CVC se retire à l'occasion de ce retour en Bourse qui est aussi l'occasion pour la société de se désendetter. Et pour la cote parisienne d'accueillir enfin un dossier de taille intéressante cette année, via une opération significative autour de 400 ME.

Activité diversifiée. La société a quitté les boursiers sur un chiffre d'affaires de 718 ME pour l'exercice 2010 et 7 ans après, elle vise 900 ME de revenus, tirés par des parts de marché significatives sur ses différents marchés : les infrastructures du rail avec les fixations, soudure, matériel de voie; les systèmes de gestion d'énergies et de données (EDMS) avec des solutions de transmission destinées à la manutention en usines, ports, mines et centre d'expédition, qui assurent d'ailleurs des revenus récurrents, via la maintenance. A chaque fois, des équipements à faible coût pour le client, mais indispensables en termes de sécurité. La société est leader sur ces marchés ce qui lui vaut une vraie visibilité dans ses revenus. Delachaux se positionne d'ailleurs, en tant qu'entreprise familiale, "dans le temps long".

Rentabilité. Tout ceci se concrétise par un taux de marge d'EBIT ajusté solide qui a évolué entre 12% et 13,9% depuis 10 ans. Delachaux vise 14% en 2021. Et sur la période 2019-2021, la société compte bénéficier d'une croissance organique annuelle comprise entre 3% et 5% et ira chercher un chiffre d'affaires additionnel de 50 à 70 millions d'euros grâce à des acquisitions ciblées. Pour l'exercice en cours, le point d'étape est fixé à 900 ME soit une croissance organique bien supérieure, à +8% minimum en raison du fort carnet de commandes engrangé en Asie du sud-est les années passées. Le premier trimestre 2018 est d'ailleurs en ligne avec cet objectif. L'EBIT ajusté est lui attendu à au moins 115 ME. Au final, la valorisation fait ressortir un niveau compris entre 10 et 12 fois l'EBITDA, contre plus de 18 fois pour l'américain Wabtec, qui vient de fusionner avec le pôle transport de GE et qui avait racheté Faiveley. Côté dividende, Delachaux compte distribuer de 35 à 40% de son bénéfice. De quoi justifier une valorisation autour de 965 ME en milieu de fourchette.

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Arnaud Bivès — ©2018-2019, Boursier.com

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