Cotation du 10/07/2020 à 23h09 Dow Jones Industrial +1,44% 26 075,30
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Wall Street "up BIG" !

Wall Street "up BIG" !
Wall Street 'up BIG' !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street grimpe ce mardi, le S&P500 s'accordant 1,89% à 3.011 pts et le Nasdaq 1,2% à 9.435 pts, contre une progression de 2,43% sur l'indice historique DJIA à 25.060 pts. Hier, la cote américaine était close pour le 'Memorial Day', journée fériée aux Etats-Unis en hommage aux membres des forces armées morts au combat.

"La Bourse en FORTE hausse, le DOW franchit les 25.000. Le S&P 500 sur les 3.000. Les États devraient ouvrir dès que possible. La Transition vers la Grandeur a commencé, plus tôt que prévu. Il y aura des hauts et des bas, mais l'année prochaine sera l'une des meilleures de tous les temps!", commente Donald Trump sur Twitter ce jour.

Wall Street grimpe donc, malgré des tensions bien présentes entre Washington et Pékin et des doutes concernant l'éventuelle deuxième vague épidémique... Sur le Nymex, le baril de brut WTI avance de 2,5% sur les 34$, alors que le Brent de la mer du Nord s'adjuge 1% à 36$. L'once d'or consolide à 1.711$. Les cours du brut grimpent avec les engagements de plusieurs pays producteurs de réduire leur production et la perspective d'une reprise de la demande.

L'optimisme est perceptible, les investisseurs misant toujours sur le scénario d'une reprise économique rapide, le soutien des banques centrales assurant par ailleurs une stabilité financière de façade. La banque centrale chinoise promet d'ailleurs davantage de soutien encore, tandis qu'au niveau mondial, le processus de déconfinement progressif se poursuit. Le gouverneur de la banque centrale de Chine a promis un renforcement de sa politique et des efforts accrus pour abaisser les taux.

Malgré les signes croissants de ralentissement ou d'évolution positive dans certains pays, la pandémie du nouveau coronavirus reste pourtant bien présente. Selon l'Université Johns Hopkins, qui fait référence en la matière, le nombre de cas confirmés dans le monde depuis le début de l'épidémie se chiffre à plus de 5,5 millions, dont 1,66 million aux USA, 375 milliers au Brésil, 362 milliers en Russie ou 262 milliers au Royaume-Uni. Le nombre de décès depuis le début de l'épidémie se chiffre à plus de 346.000 désormais dont plus de 98.000 uniquement aux USA, près de 37.000 au Royaume-Uni et près de 33.000 en Italie.

Quoi qu'il en soit, l'état d'urgence a été levé dans tout le Japon, alors que le Premier ministre britannique Boris Johnson a lui annoncé la réouverture de tous les commerces non essentiels à compter du 15 juin. Selon les médias allemands, Berlin compte pour sa part assouplir les mesures de distanciation plus tôt que prévu et désire lever dès mi-juin les restrictions de déplacement visant 31 pays en Europe.

Les tensions restent néanmoins vives concernant Hong Kong, avec avant-hier dimanche la plus grande manifestation locale depuis le confinement. Les manifestants protestaient contre le projet de Pékin d'imposer sur place ses lois sur la sécurité. La Chine a prévenu hier lundi qu'elle prendrait des mesures de représailles si les USA venaient à insister pour saper ses intérêts concernant Hong Kong, suite aux derniers commentaires de Washington sur d'éventuelles sanctions concernant une nouvelle législation de sécurité nationale pour la ville. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a déclaré que les États-Unis tentaient de nuire à la sécurité nationale de la Chine.

L'indice S&P Corelogic Case-Shiller "20-City" du mois de mars 2020, qui mesure la valeur nominale du marché de l'immobilier résidentiel américain dans vingt régions métropolitaines, est ressorti en hausse de 0,5% ajusté des variations saisonnières, et en comparaison du mois antérieur. Hors ajustements saisonniers, cet indicateur a grimpé de 1,1% par rapport au mois précédent et de 3,5% en glissement annuel.

L'indice de la Federal Housing Finance Agency (FHFA) américaine, qui mesure également les prix de l'immobilier pour le mois de mars, a pour sa part augmenté de 0,1% par rapport au mois antérieur et de 5,9% en glissement annuel. Le consensus était de +0,6% par rapport à février. La hausse de février a pour sa part été révisée à 0,8%.

L'indice d'activité nationale américaine de la Fed de Chicago pour le mois d'avril a quant à lui chuté à un plus bas historique, ressortant négatif de 16,74, contre une lecture révisée de -4,97 en mars.

L'indice de confiance des consommateurs américains pour le mois de mai, mesuré par le Conference Board, est ressorti à 86,6, contre un consensus de marché de 88,3 et un niveau révisé à 85,7 sur le mois antérieur.

Les ventes de logements neufs aux USA pour le mois d'avril viennent également d'être publiées, et ressortent résistantes, sur un rythme de 623.000, contre 495.000 de consensus de place et 619.000 pour la lecture révisée du mois précédent.

L'indice manufacturier régional de la Fed de Dallas pour le mois de mai est ressorti moins dramatique que prévu, à -49,2 contre un consensus de -57 (pour l'indice d'activité générale).

Du côté des publications financières trimestrielles, on pourra surveiller AutoZone, détaillant leader américain en pièces et accessoires automobiles de rechange.

Les valeurs

Novavax flambe de plus de 11% à Wall Street, le groupe biotechnologique américain lançant en effet une phase 1 dans le Covid-19 qui pourrait produire des résultats dès juillet. La phase 1 sera conduite aux USA et, en cas de succès, étendue à d'autres pays après la sortie des résultats préliminaires en juillet. Le groupe du Maryland espère ainsi parvenir à trouver le vaccin tant espéré contre le nouveau coronavirus.

Merck gagne 2%. Le géant pharmaceutique américain s'active également dans le Covid-19 avec l'acquisition du concepteur autrichien de vaccins Themis Bioscience pour un montant non dévoilé. Merck va aussi collaborer avec l'IAVI sur un autre vaccin potentiel contre le coronavirus, et dévoile un partenariat avec Ridgeback Biotherapeutics pour le développement d'un traitement oral antiviral expérimental contre le virus.

Co-Diagnostics perd 1% sur le Nasdaq. Le groupe a annoncé pour sa part que son test de dépistage du Covid-19 permettait de détecter la présence du nouveau coronavirus dans les tissus cancéreux des patients, avant même l'apparition des symptômes.

AutoZone grappille 1%. Le groupe a battu le consensus sur le trimestre écoulé. Le détaillant en pièces automobiles a réalisé pour le troisième trimestre fiscal clos début mai un bénéfice net de 343 millions de dollars et 14,39$ par titre, contre 406 millions de dollars un an plus tôt. Le consensus FactSet était de 13,75$. Les revenus ont reculé très légèrement à 2,78 milliards de dollars, alors que le consensus était de 2,69 milliards. Le groupe n'a donc pas démérité, mais n'est pas en mesure de fournir de guidance annuelle dans le contexte actuel.

Uber (stable), victime de la crise du nouveau coronavirus, supprime 600 postes en Inde, soit environ 25% de ses effectifs locaux. Le groupe a confirmé les coupes ce mardi, alors qu'il entend réduire ses dépenses face à une demande cruellement affaiblie par la pandémie.

Regeneron fléchit de 3% en bourse à Wall Street. Le Français Sanofi vient en effet d'annoncer son intention de céder sa participation dans Regeneron. Si les deux laboratoires continueront à collaborer, l'opération devrait permettre au groupe français de récupérer près de 13 milliards de dollars. "Sanofi s'engage à poursuivre sa collaboration avec Regeneron qui s'inscrit toujours pleinement dans notre stratégie globale. Cette décision a été prise en parfait alignement avec Regeneron", a déclaré Paul Hudson, directeur général de Sanofi.

Tesla gagne 1%. Le Californien entend obtenir l'approbation du gouvernement chinois pour fabriquer des berlines Model 3 équipées de batteries moins chères, selon un document publié sur le site Web du ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information.

Hertz Global Holdings (-7%), le loueur américain de véhicules, s'est inscrit sous protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites, la pandémie de Covid-19 ayant provoqué un effondrement de ses revenus avec la chute du secteur aérien. Le groupe a évoqué un impact "dévastateur" de la crise sanitaire, dans les documents transmis à la cour du Delaware. Les demandes de liquidités ont été telles que le groupe a donc été contraint à cette faillite. Sur le seul mois d'avril, les revenus se sont écroulés de 73%.

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