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Wall Street : Twitter et Snap se distinguent, Intel corrige

Wall Street : Twitter et Snap se distinguent, Intel corrige
Wall Street : Twitter et Snap se distinguent, Intel corrige
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine progresse encore ce vendredi. Le DJIA prend 0,46% à 34.985 pts et le S&P 500 affiche une hausse de 0,58% à 4.392 pts. Le Nasdaq Composite s'adjuge 0,39% à 14.741 pts. Les réseaux sociaux sont en vedette, avec Twitter et Snap Inc., dont les résultats ont impressionné les opérateurs. Sur le Nymex, le baril de brut WTI consolide de 0,3% à 71,7$. L'once d'or se tasse à 1.796$. L'indice dollar avance de 0,1% face à un panier de devises de référence. Le bitcoin, relancé en milieu de semaine par un Elon Musk mieux disposé et quelques achats jugés à bon compte dans la zone des 30.000$, revient aujourd'hui vers les 32.500$.

Les marchés surmontent donc leurs craintes concernant la crise sanitaire et les variants. Le soutien confirmé de la Banque centrale européenne cette semaine a également joué favorablement, alors que la réunion de la Fed est programmée quant à elle la semaine prochaine (les 27-28 juillet). Les investisseurs apprécient aussi la perspective d'un possible accord bipartisan sur le plan d'infrastructures, qui pourrait être finalisé en début de semaine prochaine. Les marchés ne manifestent en revanche pas de grande anxiété concernant le plafond de la dette outre-Atlantique.

Sur le front sanitaire, malgré de nombreux rapports faisant état d'une poussée des infections avec les variants (en particulier le Delta), les CDC ont indiqué ne pas avoir révisé leur guidance concernant les masques, et les gouverneurs de plusieurs Etats, dont la Floride, ont expliqué qu'ils n'allaient pas mettre en place de nouvelles restrictions.

L'indice Markit PMI flash composite américain du mois de juillet 2021 est ressorti à 59,7, contre 63,7 pour la lecture finale du mois de juin. L'indice traduit donc un ralentissement de l'expansion de l'activité en juillet. L'indicateur manufacturier flash PMI de juillet se situe à 63,1, contre 62 de consensus et 62,1 un mois avant. L'indicateur des services déçoit en revanche à 59,8 contre 64,5 de consensus et 64,6 en juin.

Les indicateurs PMI britanniques annoncés ce matin ressortent inférieurs aux attentes. Ainsi, l'indice flash PMI manufacturier s'établit au plus bas depuis quatre mois à 60,4 contre 62,5 de consensus, alors qu'il était de 63,9 en juin. L'indice flash des services ressort à 57,8, au plus bas de quatre mois lui aussi, contre 62 de consensus et 62,4 un mois avant. L'indice flash PMI composite britannique du mois de juillet se situe à 57,7, contre une lecture finale de juin logée à 62,2.

Les indicateurs PMI européens du jour n'ont pas vraiment surpris, ressortant globalement en ligne avec les attentes. L'indice Markit PMI européen flash composite du mois de juillet a été de 60,6, contre 60,5 de consensus et 59,5 un mois plus tôt. L'indice manufacturier a été de 62,6, contre 63 de consensus. L'indicateur des services a atteint 60,4, contre 59,5 de consensus de marché.

Les indicateurs PMI allemands de la matinée ont été extrêmement solides. L'indice flash PMI allemand des services pour le mois de juillet a atteint 62,2, contre 59,4 de consensus et 57,5 fin juin. L'indice manufacturier a été de 65,6, contre 64,2 de consensus et 65,1 fin juin. Ainsi, l'expansion s'accélère en Allemagne selon ces derniers chiffres. L'indice flash PMI composite allemand de juillet s'établit à 62,5, contre 60,1 fin juin et au plus haut niveau depuis janvier 1998 !

L'indice Markit PMI flash français composite du mois de juillet 2021 est ressorti à 56,8, contre un consensus de marché de 58,5 et un niveau de 57,4 fin juin, ce qui traduit en revanche un ralentissement léger de l'expansion.

Les valeurs

Intel (-5%), le géant américain des microprocesseurs, a dévoilé hier soir, après la clôture de Wall Street, des comptes supérieurs aux attentes de marché. En outre, le groupe de Santa Clara a rehaussé ses prévisions annuelles. Le titre consolidait néanmoins après bourse hier suite aux annonces, ce nouveau trimestre de repli des revenus montrant également l'impact de la rude concurrence d'AMD sur les segments PC et centres de données. Au sujet de la pénurie de 'puces', le CEO d'Intel, Pat Gelsinger, laisse entendre que le phénomène pourrait durer jusqu'en 2023...

Sur le second trimestre, Intel a réalisé un bénéfice par action de 1,28$, contre 1,06$ de consensus et 1,23$ un an avant. Les revenus ont totalisé quant à eux 19,63 milliards de dollars sur ce trimestre clos fin juin, contre 19,73 milliards un an plus tôt. Les revenus "ajustés" dépassent toutefois le consensus, à 18,5 milliards, en hausse de 2%. Le bénéfice ajusté trimestriel a été de 5,2 milliards de dollars.

La guidance du troisième trimestre est prudente, sans doute trop au goût des investisseurs, traduisant des pertes de parts de marché dans les centres de données. Les ventes 'ajustées' sur la période sont espérées à 18,2 milliards de dollars, proches du consensus FactSet (18,1 Mds$). La marge brute ajustée est anticipée à 55% environ et le bpa est attendu à 1,1$.

La guidance annuelle est de 73,5 milliards de dollars de revenus ajustés, supérieure au consensus de Wall Street, mais traduisant aussi un second semestre moins dynamique. La guidance est relevée d'un milliard de dollars. Le consensus était de 72,8 milliards.

Gelsinger a refusé enfin de commenter les récentes rumeurs relatives à un éventuel rachat de GlobalFoundries pour 30 milliards de dollars dans les activités de fonderie. Le CEO a simplement estimé que la consolidation dans l'industrie devrait se poursuivre, et ajouté que les fusions et acquisitions entraient dans la stratégie d'Intel.

Twitter (+3%), le réseau social média californien, a dégagé sur le second trimestre un bénéfice ajusté par action de 20 cents, contre une perte de 1,39$ par titre un an auparavant et un consensus de +7 cents. Les revenus de la firme ont été de 1,19 milliard de dollars, dépassant de plus de 10% le consensus de marché, contre 683 millions de dollars un an plus tôt. Les résultats du réseau social ressortent donc assez remarquables, traduisant une forte et inattendue progression du nombre d'utilisateurs et des ventes publicitaires. En comparaison du précédent trimestre, le groupe a récupéré 7 millions d'utilisateurs actifs quotidiens. La hausse de la base d'utilisateurs ressort à 11% en glissement annuel et le groupe revendique désormais 206 millions d'utilisateurs actifs quotidiens "monétisables". Les revenus se sont envolés quant à eux de 74%, alors que les seuls revenus publicitaires ont flambé de 87%.

Jack Dorsey, le CEO du groupe, a estimé durant la conférence de présentation des résultats que le bitcoin faisait partie du futur de Twitter et pourrait être utilisé pour des transactions de e-commerce sur la plateforme ou pour rémunérer des créateurs de contenus populaires... Le groupe prévoit, pour le troisième trimestre, des revenus allant de 1,22 à 1,3 milliard de dollars, ce qui dépasse les attentes.

Snap (+20%) s'envole à Wall Street. La maison-mère de Snapchat vient de dévoiler en effet des comptes particulièrement robustes. Le bénéfice ajusté par action a représenté 10 cents sur le trimestre, alors que les analystes anticipaient une légère perte. Les revenus ont été de 982 millions de dollars, contre 847 millions de consensus. Ils ont plus que doublé en comparaison de l'an dernier. Les utilisateurs actifs quotidiens ressortent au nombre de 293 millions, contre 291 millions de consensus de marché, ce qui représente par ailleurs une croissance de 23% en glissement annuel. Pour son troisième trimestre fiscal, Snap prévoit des revenus allant de 1,07 à 1,09 milliard de dollars, contre un consensus de 1,01 milliard.

Schlumberger (stable) a annoncé pour son second trimestre fiscal des revenus de 5,6 milliards de dollars, en augmentation séquentielle de 8% et de 5% en glissement annuel. Les revenus internationaux ont représenté 4,5 milliards et les recettes en Amérique du Nord 1,1 milliard. Le bénéfice trimestriel par action a été de 30 cents, en croissance séquentielle de 43%. Le cash flow des opérations est ressorti à 1,2 milliard de dollars et le free cash flow à 869 millions de dollars. Le bénéfice net sur le trimestre clos fin juin a été de 431 millions de dollars, contre 299 millions de dollars sur le trimestre antérieur. Le colosse des services pétroliers a donc aisément battu le consensus et anticipe une poursuite de la reprise de l'activité internationale. Le consensus FactSet était de 26 cents de bénéfice par action.

Honeywell (-2%). Le groupe industriel américain vient de publier des profits et ventes supérieurs aux attentes, et de relever dans la foulée ses estimations financières. Le colosse aéronautique et industriel a affiché au second trimestre un bénéfice net de 1,45 milliard de dollars soit 2,04$ par titre, contre 1,1 milliard de dollars et 1,53$ par action un an auparavant. Le bénéfice ajusté par action a été de 2,02$, contre un consensus FactSet de 1,94$. Les revenus se sont envolés de 17,8% à 8,81 milliards de dollars, contre 8,64 milliards de consensus. Pour l'exercice fiscal en cours, Honeywell anticipe des revenus allant de 34,6 à 35,2 milliards de dollars, pour une croissance organique de 4-6% et un bénéfice ajusté allant de 7,95 à 8,10$ par titre.

American Express (+3%) a battu le consensus de place pour le second trimestre fiscal, avec la reprise des dépenses de consommation et l'amélioration économique. Le bénéfice net, soutenu par une reprise de provisions pour pertes de crédit de 866 M$, s'est établi à 2,28 milliards de dollars et 2,80$ par action, contre 257 millions de dollars et 29 cents par titre un an plus tôt. Le consensus était de 1,67$ de bpa. Hors dépenses d'intérêt, AmEx a affiché des revenus trimestriels mondiaux en vive progression de 33% en comparaison de l'an dernier, à 10,24 milliards de dollars.

Kimberly-Clark (-3%) perd du terrain à Wall Street, après sa publication financière du second trimestre. Les revenus de la firme ont été de 4,7 milliards de dollars, en augmentation de 2% en glissement annuel, mais en repli organique de 3%. Le bénéfice net dilué par action a été de 1,19$, contre 1,99$ sur la période correspondante de l'an dernier. Le groupe envisage désormais pour 2021 un déclin organique des ventes de 0 à 2%, et un bpa ajusté allant de 6,65 à 6,90$. Il s'agit d'une révision en baisse, puisque Kimberly envisageait auparavant une hausse organique des ventes annuelles de 0 à 1%, pour un bénéfice ajusté par action allant de 7,30 à 7,55$. La révision de guidance reflète la hausse des coûts d'input et de plus faibles volumes de ventes.

Pfizer (stable) et BioNTech ont annoncé ce jour que le gouvernement américain s'était porté acquéreur de 200 millions de doses additionnelles de leur vaccin anti-covid. Ces doses devraient être livrées entre octobre 2021 et avril 2022. Cela porte le nombre total de doses à fournir par les deux partenaires au gouvernement US, dans le cadre de l'accord existant d'approvisionnement, à 500 millions ! En outre, lors d'une annonce séparée en juin, Pfizer et BioNTech avaient fait état de plans pour fournir au gouvernement US 500 millions de doses de ce même vaccin en vue de dons aux nations les plus pauvres.

Albert Bourla, le PDG de Pfizer, explique que les 200 millions de doses additionnelles aideront le gouvernement américain à assurer un large accès à la vaccination. 110 millions de doses seraient livrées avant fin décembre et 90 millions au plus tard fin avril. De plus, le gouvernement US dispose aussi d'une option pour acquérir une version mise à jour du vaccin qui adresserait de potentiels variants ou de nouvelles formulations du vaccin, qui seraient disponibles et autorisées.

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