Cotation du 19/07/2019 à 23h08 Dow Jones Industrial -0,25% 27 154,20
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Wall Street tient bon, avant la confrontation Xi-Trump

Wall Street tient bon, avant la confrontation Xi-Trump
Wall Street tient bon, avant la confrontation Xi-Trump
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine s'affiche plutôt solide ce jeudi, le S&P500 s'accordant 0,40% à 2.925 pts et le Nasdaq 0,63% à 7960 pts dans l'espoir d'une trêve entre les Etats-Unis et la Chine. Le DJIA est pour sa part presque stable à 26.528 pts, affecté par la correction de Boeing. Sur le marché des changes, l'indice dollar se stabilise actuellement à 96,2. Du côté des matières premières, le baril de brut WTI évolue peu à 59,4$ sur le Nymex.

La rumeur enfle donc à la veille du début du sommet du G20 à Osaka au Japon, et dans l'attente de la rencontre entre le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping. Etats-Unis et Chine se seraient déjà accordés sur le principe d'une trêve commerciale, qui pourrait bien être officialisée et détaillée peu avant la rencontre entre les deux dirigeants. Trump ne mettrait alors pas à exécution sa menace de surtaxer les 300 milliards de dollars de marchandises chinoises importées aux USA qui n'avaient pas encore été victimes de la guerre des tarifs douaniers.

Le South China Morning Post confirme ces informations et croit savoir que Washington et Pékin ont bel et bien accepté une trêve provisoire à l'approche du G20. Ce retour au calme permettra peut-être aux deux superpuissances d'avancer enfin concrètement vers un accord commercial historique, même s'il reste du pain sur la planche compte tenu des réticences et de l'obstination des deux camps. D'après le bien renseigné South China Morning Post, citant plusieurs sources ayant connaissance de la question, cet accord provisoire était une exigence de Xi préalable à son entretien avec Trump.

Selon le Wall Street Journal ce jeudi, Xi pourrait présenter à Trump les termes et conditions d'un règlement potentiel du conflit commercial. Le WSJ cite à ce sujet des responsables chinois. Parmi les prérequis, Pékin insisterait sur la levée de l'interdiction des ventes de technologies américaines au géant télécom chinois Huawei Technologies, précédemment placé sur liste noire par l'administration Trump. La Chine désirerait également que les USA lèvent l'ensemble des 'tarifs' douaniers punitifs et abandonnent leurs efforts visant à lui faire acheter encore plus de produits américains que cela n'avait été prévu en décembre.

Le négociateur en chef américain, Robert Lighthizer, et son homologue chinois, Liu He, ont parlé cette semaine par téléphone des moyens de remettre les négociations sur les rails et espèrent se rencontrer avant la réunion des présidents samedi en marge du sommet d'Osaka, ont déclaré des personnes au fait des discussions citées par le journal...

En dépit de ses exigences préalables, Xi ne devrait pas selon le WSJ adopter le ton de la confrontation avec Trump. Le journal cite à ce sujet des responsables chinois. Au contraire, disent-ils, il esquissera son idée de la relation bilatérale optimale, qui inclut l'aide de la Chine sur des questions de sécurité qui dérangent les États-Unis, en particulier l'Iran et la Corée du Nord.

Pour leur part, les responsables américains ont déclaré qu'ils se présentaient à la réunion pour voir si leurs homologues chinois étaient disposés à reprendre les négociations là où ils les avaient rompu. Selon des responsables américains et chinois, les deux pays étaient sur le point de conclure un accord commercial en avril lorsque, à en croire les États-Unis, la Chine avait renoncé à certaines dispositions. Ce serait donc à Pékin, selon les responsables américains, de remettre les négociations sur les rails.

La rencontre officielle entre les présidents, confirmée par la Maison blanche, est programmée samedi à 11h30 heure locale (4h30 à Paris).

D'après le rapport gouvernemental du jour aux Etats-Unis, le PIB du premier trimestre 2019 a progressé sur un rythme de 3,1%, en ligne avec le consensus de place et l'évaluation antérieure. Il s'agit de la lecture finale du PIB trimestriel américain. Les dépenses réelles de consommation, quant à elles, ont augmenté sur un rythme de 0,9%, contre +1,3% de consensus et +1,3% également pour l'estimation antérieure. Enfin, l'indice de prix rattaché au PIB s'est amélioré de 0,9%, contre +0,8% de consensus. L'indice de prix ajusté a grimpé sur un rythme de 1,3%, contre +1,1% de consensus.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close au 22 juin, qui viennent aussi d'être publiées, sont ressorties au nombre de 227.000, contre 218.000 de consensus et 217.000 pour la lecture révisé de la semaine antérieure.

D'après la National Association of Realtors américaine ce jeudi, l'indice des promesses de ventes de logements aux Etats-Unis pour le mois de mai 2019 est ressorti en progression de 1,1% en comparaison du mois antérieur, contre un consensus de +0,6% et après une régression de -1,5% pour le mois antérieur. L'indicateur ressort ainsi à 105,4 en mai, contre 104,3 un mois plus tôt.

Les valeurs

Walgreens Boots Alliance (+3%), la chaîne pharmaceutique américaine intégrée depuis un an au sein de l'indice historique Dow Jones, a annoncé pour le troisième trimestre fiscal 2019 clos fin mai un bénéfice net part du groupe de 1,03 milliard de dollars soit 1,13$ par action, contre 1,34 milliard et 1,35$ par titre un an avant. Le bénéfice ajusté par action a représenté 1,47$, contre un consensus de 1,43$. Les revenus trimestriels se sont appréciés de 1% à 34,6 milliards de dollars, alors que le consensus était plutôt de 34,5 milliards. Les ventes américaines en pharmacies se sont améliorées de 4,3%. Le groupe maintient pour finir sa guidance annuelle de bénéfices.

Rite Aid (+2%), autre chaîne pharmaceutique américaine, vient de publier une perte plus lourde que prévu. Le titre est tout de même orienté en hausse sur un marché clément. La perte nette ajustée des opérations continues sur le premier trimestre fiscal a atteint 7,5 millions de dollars soit 14 cents par titre, contre un profit ajusté d'un million de dollars un an avant. Les perspectives sont peu enthousiasmantes, le groupe tablant sur une perte nette de 170-220 M$ et un bpa ajusté de -14 cents à +72 cents. Les revenus de l'exercice sont attendus entre 21,5 et 21,9 Mds$.

Boeing (-2%). L'administration fédérale de l'aviation américaine (FAA) a identifié un nouveau risque potentiel lié au 737 MAX, cloué au sol depuis la mi-mars, après deux crashs imputés à un dysfonctionnement de son système anti-décrochage (MCAS). L'agence Reuters précise que la FAA lui a indiqué que Boeing devait trouver une solution à ce nouveau risque avant de recevoir une autorisation de vol pour son appareil. Le nouveau problème, lié lui aussi au système anti-décrochage, a été découvert la semaine dernière lors d'un test effectué sur un simulateur de vol, selon des sources proches du dossier.

ConAgra (-8%) chute à Wall Street, le groupe alimentaire américain ayant raté le consensus de profits sur le trimestre clos, sur fond de faible demande. Pour le quatrième trimestre, clos fin mai 2019, le groupe a réalisé une croissance de 33% avec l'acquisition de Pinnacle, mais l'évolution organique ressort légèrement négative. La marge brute grimpe de 23% à 708 M$. Le bénéfice net part du groupe augmente de 82% à 127 M$ soit 26 cents par action. Enfin, le profit ajusté se monte à 175 M$, 36 cents par titre.

Ford (+2%). Le constructeur automobile du Michigan a annoncé son intention de supprimer 12.000 postes en Europe afin d'y retrouver la rentabilité. La France, ainsi que la Russie et le Pays de Galles, sont notamment concernés. Le groupe a présenté ce jour les détails de cette réorganisation des activités en Europe, impliquant la fermeture de six sites industriels d'ici 2020. Notons également que Credit Suisse vient d'initier un conseil positif sur la valeur.

Accenture (-2%), le géant du consulting, fléchit à Wall Street après avoir pourtant dépassé les attentes sur le trimestre clos. Pour le troisième trimestre fiscal, le groupe a réalisé un bénéfice par action de 1,93$ (+8%) à comparer à un consensus de 1,89$. Les revenus de la firme sont ressortis quant à eux à 11,1 milliards de dollars sur la période, contre 11 Mds$ de consensus et 10,3 Mds$ sur la période comparable de l'année antérieure. Le groupe rehausse enfin ses prévisions annuelles 2019, tablant sur un bpa allant de 7,28 à 7,35$ contre 7,3$ de consensus.

Pier 1 Imports (-10%) décroche, le distributeur de produits d'ameublement ayant annoncé une forte baisse de plus de 13% de ses ventes à comparable pour le premier trimestre. La perte nette trimestrielle est ressortie à 82 M$ et 19,97$ par titre, contre 28 M$ de déficit un an avant. Les revenus trimestriels sont tombés à 314 M$, contre 371 M$ un an plus tôt et 330 M$ de consensus.

IBM (stable). La Commission européenne a autorisé sans condition, en vertu du règlement de l'UE sur les concentrations, le projet d'acquisition du leader open source Red Hat par le colosse informatique IBM, "deux entreprises du secteur des technologies de l'information établies aux États-Unis". La Commission est parvenue à la conclusion que l'opération envisagée ne poserait aucun problème de concurrence.

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