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Wall Street tente un sursaut, en attendant la Fed

Wall Street tente un sursaut, en attendant la Fed
Wall Street tente un sursaut, en attendant la Fed
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine semble déjà vouloir remonter, après la purge de la veille (-2,2% sur le Nasdaq et -1,8% sur le DJIA). Le Dow Jones reprend 0,7% avant bourse, comme le S&P 500, tandis que le Nasdaq avance de 0,6%. Le baril de brut WTI gagne 1% sur le Nymex à 70,8$. L'once d'or grappille 0,5% à 1.773$. L'indice dollar régresse de 0,2% face à un panier de devises. Le bitcoin se stabilise sur les 43.000$.

Les marchés semblent donc désormais relativiser la situation du Chinois Evergrande et repousser l'idée de similarités avec Lehman Brothers. L'exposition pour les institutions globales semble limitée, et la Chine serait prête à orchestrer une restructuration, sans forcément qu'elle prenne la forme d'un sauvetage. En attendant, plusieurs agences de notation ont bien évidemment dégradé leurs notes du colosse chinois aux pieds d'argile.

Les inquiétudes concernant le variant Delta persistent, de même que celles relatives aux dynamiques de la supply chain. Les risques d'inflation pèsent toujours. En outre, les marchés adoptent une attitude prudente avant le verdict de la Fed, à l'issue de sa réunion des 21 et 22 septembre. Néanmoins, l'annonce officielle du 'tapering', réduction des achats d'actifs obligataires de la Fed, ne devrait probablement intervenir qu'à la réunion suivante. D'autres facteurs affectent les marchés, comme la question du relèvement du plafond de la dette, la Secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, se montrant de plus en plus pressante sur le sujet, et avertissant des risques conséquents si le Congrès tarde trop à agir. Enfin, la chute des bourses ce jour est surtout déclenchée par les difficultés d'Evergrande, qui pose un risque systémique.

Evergrande s'est stabilisé ce jour à Hong Kong après être tombé hier, en séance, au plus bas depuis mai 2010. Sur un an, le cours a plongé de 85% du fait du risque d'un défaut du groupe immobilier chinois sur ses dettes, estimées à près de 300 milliards de dollars. Le groupe, numéro deux chinois de l'immobilier, peine à céder des actifs et payer ses fournisseurs. Evergrande discuterait avec les banques pour étendre ou reporter certaines échéances de dette. La Banque populaire de Chine procède quant à elle à des injections de liquidités pour faire face...

Sur le front budgétaire, c'est toujours l'incertitude qui persiste aux USA. Axios rapporte, citant des personnes proches de la question, que le sénateur Joe Manchin en appelle à une 'pause stratégique' concernant le plan d'infrastructure humaine et sociale de 3.500 milliards de dollars de l'administration Biden jusqu'en 2022, alors même que les démocrates espèrent un vote le 27 septembre. Politico note que les progressistes considèrent l'éventualité de bloquer le plan d'infrastructure bipartisan, à moins qu'ils n'obtiennent des assurances sur le package d'infrastructure humaine. Les modérés demeurent sceptiques concernant la détermination des progressistes. John Yarmuth, le président du Comité budgétaire de la Chambre des représentants, a indiqué à Fox News que la Chambre prévoyait toujours un vote le 27 septembre sur le plan d'infrastructure physique.

Du côté de la Fed, des allusions plus explicites au 'tapering' sont donc attendues demain. Le Financial Times rappelle les indications récentes de Jerome Powell, président de la Fed, à propos des progrès substantiels supplémentaires vers l'objectif d'inflation et de progrès clairs concernant le marché du travail. L'annonce formelle du tapering est toutefois désormais attendue en novembre, du fait notamment du variant Delta, et après un récent rapport sur l'emploi très mitigé. Bloomberg explique de quelle manière l'incessant débat sur le tapering de la Fed détourne l'attention des vents contraires budgétaires via une relance décroissante, qui devrait avoir un impact beaucoup plus important sur la croissance économique l'année prochaine. Le plan de dépenses de 3.500 milliards de dollars du président Biden (montant probablement amplement réduit) ne ferait pas beaucoup de différence en 2022, étant donné qu'il sera étiré sur des années et financé en partie par des augmentations d'impôts.

Alors que la Fed doit décider du timing de la réduction des achats d'actifs, la politique budgétaire a déjà commencé à agir comme un frein. L'impact économique des taxes et des dépenses fédérales, étatiques et locales serait devenu négatif au deuxième trimestre et le resterait jusqu'en 2023. Le plafond de la dette reste également un problème. Yellen a fait valoir dans le Wall Street Journal qu'une autre hausse du plafond était cruciale pour éviter une catastrophe économique généralisée.

Dans l'actualité économique aux États-Unis ce jour, en dehors de l'ouverture de la réunion FOMC, les mises en chantier de logements aux États-Unis et les permis de construire ont dépassé les attentes pour le mois d'août. Les mises en chantier se sont établies sur un rythme de 1,615 million d'unités, contre 1,56 million de consensus FactSet et 1,554 million un mois auparavant. Les permis de construire sont ressortis sur un rythme de 1,728 million, contre 1,6 million de consensus et 1,63 million pour la lecture révisée du mois de juillet.

La balance américaine des comptes courants pour le deuxième trimestre, qui vient aussi d'être révélée est ressortie déficitaire de 190 milliards de dollars, proche des attentes du consensus.

AutoZone publie ses résultats financiers trimestriels avant bourse à Wall Street ce mardi, tandis qu'Adobe et FedEx annoncent après la clôture ce soir.

Les valeurs

AutoZone, détaillant américain en pièces et accessoires automobiles de rechange, a publié pour le quatrième trimestre fiscal, clos fin août, des ventes de 4,9 milliards de dollars en augmentation de 8,1%. La croissance domestique à comparable a été de 4,3%. Le bénéfice opérationnel a augmenté de 2,6% à 1 milliard de dollars. Le bénéfice net a grimpé de 6% à 786 millions de dollars, alors que le bpa s'est amélioré de 15% à 35,72$. Le consensus était de 29,87$ de bénéfice ajusté par action pour 4,56 milliards de dollars de revenus. Sur l'exercice, les revenus ont été de 14,6 milliards de dollars, en croissance de 16%, alors que le bénéfice net a atteint 2,2 milliards, en progression de 25%.

Johnson & Johnson a annoncé aujourd'hui de nouvelles données confirmant la protection "forte et durable" de son vaccin Covid-19. De nouvelles données montrent également que la protection augmente lorsqu'un rappel du vaccin Johnson & Johnson est administré. Le profil d'innocuité du vaccin est resté constant, et il a été généralement bien toléré lorsqu'il était administré en rappel. La Société a fourni les données disponibles à la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis et prévoit de soumettre les données à d'autres organismes de réglementation, à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et aux groupes consultatifs techniques nationaux sur la vaccination (NITAG) dans le monde entier pour éclairer la prise de décision sur les stratégies d'administration des vaccins.

La plus grande étude de 'preuves réelles' pour un vaccin Covid-19 signalée à ce jour aux États-Unis a démontré une efficacité vaccinale stable de 79% pour les infections liées au Covid-19 et de 81% pour les hospitalisations. Il n'y avait aucune preuve d'une efficacité réduite au cours de la durée de l'étude, y compris lorsque le variant Delta est devenu dominant aux États-Unis. L'étude a inclus 390.000 personnes qui ont reçu le vaccin Johnson & Johnson Covid-19 contre environ 1,52 million de personnes non vaccinées correspondantes en termes d'âge, sexe, région, comorbidités et prédicteurs de la gravité de l'infection Covid-19. L'étude a été menée de mars à fin juillet 2021.

L'étude de phase 3 ENSEMBLE 2 a montré qu'une autre injection du vaccin Johnson & Johnson administrée 56 jours après la première a fourni une protection de 100% contre le Covid-19 grave/critique - au moins 14 jours après la vaccination finale, 75% de protection contre le covid symptomatique (modéré à sévère/critique) dans le monde, et 94% de protection contre le covid symptomatique (modéré à sévère/critique) aux États-Unis. Lorsqu'un rappel du vaccin Johnson & Johnson COVID-19 a été administré deux mois après la première injection, les niveaux d'anticorps sont passés à des niveaux quatre à six fois plus élevés que ceux observés après une seule injection.

Lorsqu'un rappel du vaccin Johnson & Johnson a été administré six mois après l'injection unique, les niveaux d'anticorps ont été multipliés par neuf une semaine après le rappel et ont continué à grimper sur des niveaux jusqu'à 12 fois plus élevés quatre semaines après le rappel. Toutes les augmentations étaient indépendantes de l'âge.

Netflix lance au Kenya une formule gratuite sans publicité de son service pour les utilisateurs équipés d'un smartphone sous Android. Cette formule ne comprend qu'environ un quart des programmes disponibles et le groupe espère ainsi convaincre les clients de passer à la formule payante...

Robinhood. Selon l'agence Bloomberg, le courtier en ligne teste de nouvelles fonctionnalités de portefeuilles de cryptomonnaies permettant de recevoir et transférer des actifs tels que le bitcoin.

Activision Blizzard est visé par une enquête de la Securities & Exchange Commission (SEC) sur ses conditions de travail. L'éditeur de 'Call of Duty' était déjà visé par des plaintes pour discrimination sexuelle et harcèlement...

ConocoPhillips, le groupe pétrolier américain, va s'offrir les activités de Royal Dutch Shell dans le bassin permien aux Etats-Unis pour 9,5 milliards de dollars.

US Bancorp. Le Japonais Mitsubishi UFJ Financial Group a conclu la vente des activités de services financiers aux particuliers de sa filiale américaine MUFG Union Bank à US Bancorp pour environ 8 milliards de dollars.

Uber grimpe avant bourse. Le géant VTC a annoncé qu'il pourrait réaliser sur le trimestre en cours le premier bénéfice ajusté de son histoire, l'activité ayant dépassé les attentes. Le groupe prévoit pour son troisième trimestre un Ebitda ajusté compris entre une perte de 25 millions de dollars et un bénéfice du même ordre, et au quatrième trimestre un Ebitda positif qui pourrait atteindre 100 millions de dollars.

Lennar, le promoteur immobilier américain, a raté le consensus sur le troisième trimestre et évoque les perturbations de supply chain. Le bénéfice ajusté par action a été de 3,27$, un cent de moins que le consensus, alors que les revenus ont été de 6,9 milliards de dollars. La guidance de livraisons de logements pour la fin de l'exercice est par ailleurs révisée en baisse.

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