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Wall Street tente un rebond en attendant la Fed

Wall Street tente un rebond en attendant la Fed
Wall Street tente un rebond en attendant la Fed
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après deux séances consécutives marquées par une chute des indices de plus de 2%, Wall Street s'offre un petit rebond technique ce mardi soir à trois heures de la clôture. Sur fond de probable ralentissement de la croissance mondiale et de négociations commerciales compliquées entre la Chine et les Etats-Unis, tous les regards sont désormais tournés vers la Fed qui débute aujourd'hui sa dernière réunion FOMC de l'année 2018. Sauf surprise, la Banque centrale américaine devrait rehausser une nouvelle fois ses taux demain soir, mais pourrait peut-être aussi annoncer un ralentissement, sur 2019, de son mouvement de resserrement monétaire... Le DJIA gagne actuellement 1,20% à 23.875 pts, le Nasdaq monte de 1,26% à 6.838 pts, et le Nasdaq progresse de 0,85% à 2.567 pts. Du côté du pétrole, le prix du baril WTI chute actuellement de près de 5%, à 47,5$...

Les investisseurs espéraient un soutien provenant de l'intervention du Président chinois Xi Jinping. Tel ne semble pas avoir été le cas, même si Xi a manifesté selon Reuters sa volonté de mener à bien sans faille les réformes voulues par Pékin. Le leader chinois n'a cependant pas présenté de mesures précises à cet effet, lors d'un discours prononcé à l'occasion du 40ème anniversaire de l'ouverture économique de la Chine. Xi a affirmé qu'il fallait soutenir l'économie publique et développer le secteur privé. Il a insisté sur le fait que la Chine n'allait pas ménager ses efforts d'ouverture et de mise en oeuvre de réformes. Il a assuré que rien ne se ferait sans l'assentiment du Parti communiste chinois. "S'ouvrir c'est progresser, s'enfermer c'est régresser", a affirmé Xi, cité par Reuters.

L'indice de confiance des milieux d'affaires allemands compilé par l'Institut Ifo a atteint 101 points en décembre, soit légèrement inférieur aux attentes (101,7 pour le consensus). En novembre, l'indicateur avait atteint 102 points. La composante évaluation actuelle ressort à 104,7 points (contre 105 au consensus et 105,5 en novembre) et la composante des attentes à 97,3 points (vs. 98,4 au consensus et 98,7 le mois précédent).

Les mises en chantier de logements et permis de construire aux Etats-Unis pour le mois de novembre sont ressortis supérieurs aux attentes de marché ce mardi, ce qui constitue une bonne surprise, après un piètre indice du marché immobilier américain publié hier par la NAHB. Les mises en chantier de novembre sont ressorties au nombre de 1,256 million, contre 1,22 million de consensus et 1,217 million pour la lecture révisée du mois antérieur. Les permis de construire se sont établis quant à eux à 1,328 million, contre 1,255 million de consensus et 1,265 million un mois plus tôt.

L'indice du marché immobilier américain de la National Association of Home Builders (NAHB) pour le mois de décembre 2018, révélé hier, était pour mémoire ressorti à 56, contre un consensus de place logé à 61 et un niveau de 60 pour le mois de novembre 2018. Après la chute soudaine du mois de novembre (plongeon de 8 points), la tendance particulièrement baissière se confirmait ainsi, l'indice NAHB ressortant même au plus bas niveau en trois ans et demi.

Le Président américain Donald Trump, quant à lui, n'a eu de cesse ces dernières semaines et mois de mettre la pression sur l'actuel dirigeant de la Fed, Jerome Powell, afin qu'il opte pour une politique monétaire plus souple et donc plus propice à l'expansion économique. Les pressions de Trump ont décalé considérablement les attentes de relèvement des taux, même si le Président US se défend de vouloir dicter sa conduite à la Fed. Donald Trump en a 'remis une couche' hier sur Twitter, affirmant ainsi : "C'est incroyable qu'avec un dollar très fort et pratiquement aucune inflation, le monde qui explose autour de nous, Paris qui brûle et la Chine sur la pente descendante, la Fed puisse seulement penser à une nouvelle hausse de taux d'intérêt".

VALEURS A SUIVRE

Sprint (+2%) et T-Mobile ont obtenu des autorisations supplémentaires, aux États-Unis, en vue de leur mariage de 26 milliards de dollars. Ainsi, le Comité pour l'investissement étranger aux Etats-Unis (CFIUS) et la 'Team Telecom' (Département de Sécurité intérieure des Etats-Unis, Département de Justice et Département de Défense) ont donné leur accord hier lundi. Rappelons que cette opération, entièrement en actions, doit permettre aux filiales du Japonais SoftBank et de l'Allemand Deutsche Telekom de réduire le nombre de gros acteurs télécoms américains de quatre à trois et de mieux concurrencer les deux géants Verizon et AT&T.

Oracle (+1%) a publié ses résultats du second trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 2,33 Mds$ (0,61$ par action), contre 2,21 Mds$ (0,52$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 0,80$, en hausse de 16%. Les revenus s'élèvent à 9,56 Mds$, contre 9,59 Mds$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,78$, pour des revenus de 9,5 Mds$. Les revenus "Cloud services and license support" s'affichent à 6,64 Mds$, contre 6,46 Mds$ sur la même période de l'exercice précédent, et un peu plus de 6,6 Mds$ de consensus.

Red Hat (stable), qui fait l'objet d'une OPA d'IBM, a annoncé pour son troisième trimestre des comptes supérieurs aux attentes de marché. Sur la période, le bénéfice net est ressorti à 95 M$ et 51 cents par titre, pour un bpa ajusté de 96 cents à comparer à un consensus de 87 cents. Le groupe de Caroline du Nord, leader du software open source, a annoncé des revenus trimestriels de 847 M$, contre 854 M$ de consensus.

Navistar (+16%) a annoncé ses comptes du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 188 M$ (1,89$ par action), contre 135 M$ (1,36$ par action) un an avant. Les revenus grimpent de 28% à 3,32 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,73$, pour des revenus de 3,21 Mds$. Sur le nouvel exercice, le groupe vise des revenus compris entre 10,75 et 11,25 Mds$, contre 10,3 Mds$ en 2018.

Darden Restaurants (+5%) a publié ses résultats du second trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 115,6 M$ (0,92$ par action), contre 84,7 M$ (0,67$ par action) un an avant. Les ventes montent de 4,9% à 1,97 Md$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,91$, pour des ventes de 1,98 Md$. A magasins comparables, les ventes sont en croissance de 2,1%, contre 2% de consensus. Sur l'exercice, le groupe vise désormais un bpa compris entre 5,60 et 5,70$, pour des ventes "comparables" en hausse de 2,5%.

Johnson & Johnson (+2%) a annoncé que son conseil d'administration avait autorisé la mise en place d'un programme de rachats d'actions portant sur 5 milliards de dollars. Le groupe réaffirme en outre ses objectifs 2018, à savoir un bénéfice par action compris entre 8,13 et 8,18$, pour des revenus entre 81 et 81,4 Mds$.

Boeing (+4%) a pour sa part annoncé une augmentation de son dividende de 20% à 2,055$ par titre. Le géant aéronautique américain a autorisé un programme de rachats d'actions de 20 milliards de dollars, contre 18 Mds$ approuvés l'année précédente par le conseil d'administration.

CBS (stable). Son ancien CEO Leslie Moonves, démissionnaire en septembre après des accusations de harcèlement sexuel, aurait commis une "faute grave" justifiant son licenciement, selon le groupe, qui ne lui versera par conséquent pas les 120 M$ d'indemnités réclamés.

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