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Wall Street tente un rebond avant la Fed

Wall Street tente un rebond avant la Fed
Wall Street tente un rebond avant la Fed
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street se redresse encore ce mercredi, en attendant le verdict monétaire de la Fed, et surtout ses prévisions économiques et monétaires. Le DJIA prend désormais 0,94% à 23.897 pts, alors que le S&P500 avance de 0,8% à 2.567 pts. Le Nasdaq s'accorde 0,86% à 6.842 pts... Les prévisions décevantes de FedEx et Micron pèsent, mais ne semblent pas pour l'heure faire paniquer les opérateurs. Sur le marché des changes, l'indice dollar, qui mesure les fluctuations du billet vert face à un panier de devises se replie de 0,5% à 96,1.

La Fed attendue de pied ferme

Selon l'outil FedWatch du CME Group, la Fed devrait procéder ce mercredi à sa quatrième hausse des taux de l'année 2018, un durcissement d'un quart de point, portant ainsi le taux des fonds fédéraux entre 2,25 et 2,50% (probabilité de 78,4%). La suite des événements est plus incertaine, l'hypothèse d'une pause étant désormais considérée.

Selon FedWatch, il n'y aurait plus qu'une chance sur sept que la Banque porte ses taux entre 2,50 et 2,75% le 20 mars. Cette date était encore pressentie tout récemment comme celle du premier resserrement monétaire de l'année 2019. La probabilité la plus importante est maintenant celle d'un statu quo (67% de 'proba' d'un taux de 2,25 à 2,50%), et les chances d'une... baisse des taux d'un quart de point seraient même désormais significatives.

Spectre de la récession outre-Atlantique

Le risque qu'une récession américaine intervienne dans les deux prochaines années aurait progressé à 40%, d'après un sondage d'économistes réalisé par Reuters et relayé en fin de semaine dernière. Il s'agit de la plus forte probabilité ressortant du sondage depuis le mois de mai... Avant cela, il faut remonter à... janvier 2008 pour retrouver un tel risque de récession ! L'aplatissement de la courbe US des taux et la réduction du spread entre les rendements à deux et dix ans (coûts d'emprunt à court et long terme) constituent des signaux alarmants, selon certains spécialistes...

Trump particulièrement remonté

Le Président américain Donald Trump, quant à lui, n'a eu de cesse ces dernières semaines et mois de mettre la pression sur l'actuel dirigeant de la Fed, Jerome Powell, afin qu'il opte pour une politique monétaire plus souple et donc plus propice à l'expansion économique. Trump en a 'remis une couche' avant-hier sur Twitter, affirmant ainsi : "C'est incroyable qu'avec un dollar très fort et pratiquement aucune inflation, le monde qui explose autour de nous, Paris qui brûle et la Chine sur la pente descendante, la Fed puisse seulement penser à une nouvelle hausse de taux d'intérêt".

Trump juge que la hausse des taux de la Fed freine l'économie américaine. "Jusque là, je ne suis pas, ne serait-ce même qu'un peu, satisfait de la nomination de Jay (Powell)", avait même indiqué Trump fin novembre, cité par le Washington Post.

Sentir le marché...

Hier encore, Trump a affirmé sur Twitter : "'J'espère que les gens de la Fed liront l'éditorial d'aujourd'hui du Wall Street Journal avant de commettre une nouvelle erreur. En outre, ne laissez pas le marché devenir plus illiquide qu'il ne l'est déjà. Arrêtez avec les 50 B. Sentez le marché, ne vous contentez pas de chiffres dénués de sens. Bonne chance!" Les '50 B' font référence à la politique monétaire de la Fed, qui réduit son bilan d'un montant allant jusqu'à 50 milliards de dollars par mois. Pour réaliser cet ajustement, la Banque se contente en fait de ne pas réinvestir les produits des bons du trésor et titres mortgage arrivant à maturité. Le portefeuille obligataire de la Fed totalise désormais environ 4.100 Mds$ contre 4.500 Mds$ il y a quatre ans, estime Bloomberg. Il était de moins de 1.000 milliards de dollars avant la crise.

Le verdict monétaire de la Fed sera connu à 20h ce soir, en même temps que les prévisions économiques du FOMC (sur le PIB, l'inflation et l'emploi, mais aussi et surtout sur l'évolution des taux à court et moyen terme). La conférence de presse de Jerome Powell, Président de la Fed, se tiendra à partir de 20h30.

Et l'économie dans tout ça ?

La balance américaine des comptes courants pour le troisième trimestre, publiée ce mercredi, est ressortie, comme prévu ou presque, déficitaire de 124,8 Mds$, contre -125 Mds$ de consensus et -101,2 Mds$ un mois avant.

D'après la National Association of Realtors (NAR) américaine ce mercredi, les reventes de logements existants aux États-Unis pour le mois de novembre 2018 sont ressorties au nombre de 5,32 millions d'unités, contre un consensus de place logé à 5,19 millions et un niveau de 5,22 millions pour le mois antérieur. Ainsi, les reventes US de logements du mois de novembre ont progressé de 1,9% en comparaison du mois antérieur, mais régressent de 7% en glissement annuel.

Les chiffres américains du logement sont inégaux ces derniers temps. Les mises en chantier de logements et permis de construire aux Etats-Unis pour le mois de novembre sont ressortis supérieurs aux attentes de marché hier mardi, après un piètre indice du marché immobilier américain publié avant-hier par la NAHB.

Les prix du pétrole tentent un rebond

Selon le rapport du Département à l'Energie américain, les stocks commerciaux de pétrole, hors réserve stratégique, ont reculé de 0,5 million de barils lors de la semaine close au 14 décembre, à 441,5 millions de barils. Le consensus tablait sur un repli de 2,5 millions de barils. Les stocks d'essence ont eux progressé de 1,8 million de barils, alors que les stocks de produits distillés (gazole et fioul de chauffage) ont reculé de 4,2 millions de barils...

Le prix du baril de pétrole tente d'ailleurs un rebond ce mercredi, après la purge extrêmement brutale de la veille. Les cours de l'or noir affichent une perte d'environ 40% par rapport à leurs sommets de quatre ans inscrits en octobre. Hier, le baril de brut léger américain (WTI) s'est effondré de 7,3% à la clôture, à 46,24 dollars, au plus bas depuis juillet 2017. Le baril de Brent de la mer du Nord a lui décroché de 5,6% à 56,26$, au plus bas depuis octobre 2017. Les deux références mondiales évoluent en nette hausse ce jour, sur un marché très volatil (+3,6% à 48,3$ et +3,2% à 58,1$ pour le WTI et le Brent).

Les prévisions de production record et d'accumulation des stocks de brut aux Etats-Unis alimentent les craintes d'offre excédentaire, alors que les inquiétudes concernant la demande future et les doutes concernant l'efficacité des mesures de réduction de production de l'Opep+ pèsent également sur les prix.

Valeurs à suivre

General Mills, Herman Miller, Paychex, Rite Air et Pier 1 Imports, publient leurs derniers comptes trimestriels ce jour à Wall Street. FedEx, Jabil, Micron et Steelcase, avaient annoncé hier soir.

Pfizer (stable) et GlaxoSmithKline (+3%) rapprochent leurs activités de santé grand public. Les deux géants pharmaceutiques vont fusionner leurs deux branches respectives dédiées à ce marché, débouchant sur la création d'une société qui aurait réalisé des ventes combinées d'environ 12,7 milliards de dollars en 2017.

Selon les termes de l'opération, Pfizer recevra une participation de 32% dans la coentreprise, ce qui lui donnera droit à sa quote-part des bénéfices et des dividendes, qui seront versés sur une base trimestrielle. Pfizer aura le droit de nommer trois des neuf membres du conseil d'administration de l'entreprise commune. L'opération devrait générer des synergies de coûts de 650 millions de dollars et être légèrement relutive pour Pfizer au cours de chacune des trois premières années suivant la clôture de l'opération, prévue au cours du deuxième semestre 2019, sous réserve de l'approbation des actionnaires de GSK et des conditions réglementaires habituelles.

Suite à l'intégration des activités combinées, GSK, qui détiendra donc 68% de la joint-venture, a l'intention de scinder l'entreprise via une cession de sa participation à ses actionnaires et une cotation de l'activité 'Consumer Healthcare' sur le marché britannique.

FedEx (-10%) a publié ses résultats du second trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 935 M$ (3,51$ par action), contre 775 M$ (2,84$ par action) un an avant. En base ajustée, le bpa ressort à 4,03$, contre 3,18$ un an plus tôt. Les revenus s'élèvent à 17,8 Mds$, contre 16,3 Mds$ il y a un an. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 3,94$, pour des revenus de 17,8 Mds$. En évoquant notamment un ralentissement économique en Europe, et une probable décélération du commerce mondial à court terme, le groupe vise désormais un bpa annuel compris entre 12,65 et 13,40$.

Micron Technology (-2%) a annoncé ses résultats du premier trimestre fiscal. Les revenus grimpent à 7,91 Mds$, contre 6,8 Mds$ un an plus tôt. Les bénéfices sont de 3,29 Mds$ (2,81$ par action), contre 2,68 Mds$ (2,19$ par action) un an avant. En non-GAAP, le bpa s'élève à 2,97$, contre 2,45$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 2,95$, pour des revenus de 8 Mds$. Le groupe a par ailleurs annoncé des objectifs pour le second trimestre inférieurs aux attentes des analystes en termes de revenus et de bpa.

Jabil (+8%) a présenté ses résultats du premier trimestre fiscal. Le résultat net ressort à 123,6 M$ (0,76$ par action), contre 63,8 M$ (0,35$ par action) un an avant. Le bpa ajusté s'affiche à 0,90$. Les revenus s'élèvent à 6,51 Mds$, contre 5,59 Mds$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,88$, pour des revenus de 6,1 Mds$. Sur le trimestre actuel, le groupe vise un bpa compris entre 0,51 et 0,71$, pour des revenus situés entre 5,8 et 6,4 Mds$.

General Mills (+6%) a annoncé ses comptes du second trimestre fiscal. Les profits sont de 343 M$ (0,57$ par action), contre 430 M$ (0,74$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 0,85$. Les ventes montent de 5,1% à 4,41 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,81$, pour des ventes de 4,5 Mds$. Sur l'exercice fiscal 2019, le groupe vise des ventes organiques en hausse de 0 à 1%, pour un bpa en baisse de 0 à 3% (3,11$ en 2018).

Eli Lilly (+3%) a annoncé viser, sur l'exercice 2019, un bénéfice par action compris entre 5,90 et 6$, pour des revenus entre 25,3 et 25,8 Mds$. Sur 2018, le bpa est toujours attendu entre 5,55 et 5,60$. Le groupe annonce par ailleurs une hausse de 15% de son dividende trimestriel, qui passe à 0,645$ par action.

General Electric (+7%) a transmis à la Securities & Exchange Commission (SEC), gendarme de Wall Street, un projet de document en vue d'une introduction en bourse de sa division de santé, indique ce jour l'agence Bloomberg.

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