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Wall Street stimulé par le commerce et les politiques de relance

Wall Street stimulé par le commerce et les politiques de relance
Wall Street stimulé par le commerce et les politiques de relance
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street progresse ce vendredi, au terme d'une semaine mouvementée, marquée par une extrême volatilité des prix du pétrole, une baisse des taux d'un quart de point de la Fed et de nouveaux développements sur le front commercial. Le S&P500 prend 0,23% à 3.014 pts, alors que le DJIA gagne 0,30% à 27.176 pts. Le Nasdaq avance de 0,14% à 8.194 pts. Sur le marché des changes, l'indice dollar gagne 0,3% à 98,6 face à un panier de devises représentatives.

Volatilité extrême des prix du brut

Du côté des matières premières, les prix du brut pointent en légère progression. Le baril de brut WTI gagne 0,9% à 58,8$ sur le Nymex, alors que le Brent de la mer du Nord avance de 0,7% à 64,8$. Après les attaques coordonnées de samedi sur deux installations pétrolières saoudiennes, qui ont réduit de moitié la production de l'Arabie saoudite, le pétrole se dirige vers un sursaut de plus de 7% sur la semaine. Cela représenterait sa plus forte hausse hebdomadaire depuis le mois de janvier (pour le Brent).

Incertitude monétaire, après l'assouplissement de mercredi

L'incertitude demeure concernant la politique monétaire future de la Fed, qui a donc abaissé mercredi d'un quart de point sa fourchette sur les 'fed funds', désormais logée entre 1,75 et 2%. L'outil FedWatch du CME Group donne actuellement une probabilité de 42,8% de baisse des taux à 1,50-1,75% à l'issue de la prochaine réunion monétaire, le 30 octobre. La probabilité de statu quo ressort à 57,2%.

A l'issue de la réunion des 10 et 11 décembre, la dernière de l'année, l'hypothèse la plus probable est celle d'une fourchette de 1,50-1,75% (47,9%), qui devance celle d'une fourchette de 1,75-2% (37%). La probabilité d'une fourchette allant de 1,25 à 1,50%, qui correspondrait à deux baisses de taux supplémentaires (ou une d'un demi-point pour les grands rêveurs), n'est que de 15%.

Il n'y aura pas de statistiques notables outre-Atlantique ce vendredi. John Williams (président de la Fed de New York), Eric Rosengren (dirigeant de la Fed de Boston) et Robert Kaplan (patron de la Fed de Dallas), interviennent tout de même ce jour sur différents sujets économiques...

Rosengren s'est démarqué de ses collègues ce jour, puisque ce membre votant du FOMC, qui avait voté contre la décision de mercredi de réduire le taux des 'fed funds', a affirmé que l'économie américaine n'avait "pas besoin" de soutien monétaire additionnel ! Il craint au contraire que la baisse des taux ne fasse que gonfler le prix des actifs et n'encourage les Américains à trop s'endetter. James Bullard, qui dirige la Fed de St. Louis, affiche une opinion opposée et militait au contraire pour un assouplissement encore plus conséquent d'un demi-point, afin de lutter contre une éventuelle baisse de l'inflation et de soutenir l'économie.

Les (fragiles) espoirs commerciaux persistent

Sur le front commercial, les opérateurs espèrent toujours beaucoup de la rencontre qui interviendra à Washington au début du mois d'octobre, même si Donald Trump maintient qu'il se tient prêt éventuellement à durcir l'affrontement s'il n'obtient pas gain de cause. Les échanges ont repris en fin de semaine au niveau intermédiaire, en vue de poser les bases des discussions au plus haut niveau qui interviendront début octobre entre les délégations américaine et chinoise.

Une délégation d'une trentaine de responsables chinois, menée par le vice-ministre des Finances Liao Min, a relancé ainsi les négociations hier jeudi dans les bureaux de l'USTR (U.S. Trade Representative) près de la Maison Blanche. C'est Jeffrey Gerrish de l'USTR qui menait l'équipe américaine... Les discussions se concentraient sur la question des produits agricoles, afin que la Chine augmente significativement ses achats de soja et d'autres matières premières agricoles venues des Etats-Unis... Justement, une délégation chinoise se rendra par ailleurs la semaine prochaine dans les régions agricoles américaines, autre signe d'apparente bonne volonté, alors que les deux parties se font discrètes ce jour concernant l'issue des deux jours de pourparlers.

Les investisseurs se montrent prudemment optimistes et ont apprécié une déclaration du conseiller économique de la Maison Blanche, Larry Kudlow, qui a déclaré jeudi à la chaîne 'Fox Business' qu'il voyait "un léger assouplissement" dans le climat des discussions.

En outre, selon CNBC, l'administration Trump serait même prête à exempter 400 produits importés de Chine de droits de douane, pour des durées allant jusqu'à un an.

La Chine a réduit légèrement ce jour l'un des taux préférentiels qu'imposent les banques commerciales à leurs clients. La banque centrale locale entend ainsi limiter le coût du crédit, face à une économie chancelante du fait justement de cette guerre commerciale qui dure depuis un an et demi avec les Etats-Unis... L'Inde a aussi surpris ce jour avec un plan de stimulus fiscal de 20 milliards de dollars visant les entreprises.

Les Sorcières déboulent

Par ailleurs, c'est la journée des Quatre Sorcières ce vendredi à Wall Street, ce qui entraîne parfois (mais de moins en moins) une volatilité accrue des marchés. Cet événement boursier, qui intervient 4 fois par an (le 3ème vendredi de chaque trimestre), correspond à l'arrivée à échéance simultanée de 4 types de contrats : les options sur indices et sur actions, ainsi que les contrats à terme sur les indices et les actions.

Les valeurs

McDonald's (stable) a relevé son dividende trimestriel cash de 8% ce jour. Il est ainsi porté à 1,25$ par trimestre, ou 5$ par an. Le groupe rappelle qu'il a rendu déjà un montant cumulé de 21 milliards de dollars aux actionnaires dans le cadre de son plan de trois ans d'allocation de capital visant un retour total aux actionnaires de 25 Mds$. La finalisation du plan est attendue cette année. Le premier dividende majoré sera payable le 16 décembre aux actionnaires enregistrés le 2 décembre.

Alphabet (stable). Google va investir 3 milliards d'euros de plus durant les deux prochaines années pour étendre ses centres de données en Europe, a confié depuis la Finlande le directeur général du groupe californien, Sundar Pichai. Les nouveaux plans d'investissement comprennent les 600 millions d'euros dédiés au centre de données basé à Hamina, en Finlande. Les investissements totaux dédiés à ce seul site atteignent donc la bagatelle de 2 milliards d'euros, "une fantastique nouvelle pour la Finlande" selon son Premier ministre Antti Rinne.

Xilinx (-5%) trébuche à Wall Street, suite à l'annonce abrupte du départ de son directeur financier Lorenzo Flores, qui part poursuivre "une autre opportunité managériale". Il quittera le groupe après la publication des résultats du second trimestre fiscal programmée le 23 octobre. Flores officiait chez Xilinx depuis 11 ans. Le directeur général du concepteur de 'puces', Victor Peng, assumera ses fonctions le temps de la désignation d'un successeur durable. Sumeet Gagneja assumera la direction comptable et Matt Poirier le rôle de trésorier. Bank of America Merrill Lynch vient néanmoins de dégrader la valeur à 'neutre'.

Netflix (-4%) corrige à Wall Street, alors que la firme Evercore ISI vient de juger que les vérifications récentes de données fournissaient une image mitigée des perspectives de croissance des abonnements à l'international pour le service américain de vidéo en streaming... Reed Hastings, le patron de Netflix, a commenté quant à lui les arrivées prochaines d'Apple, de Disney ou de NBC sur son marché. Selon lui, cette concurrence nouvelle va faire flamber les coûts des contenus, au point que 'The Crown' (qui a coûté environ 100 M£) semblera même "donné" d'ici quelques temps.

Boeing (stable). Le colosse aéronautique de Chicago n'est pas encore tiré d'affaire. Le groupe doit franchir plusieurs étapes avant la remise en service du 737 MAX, cloué au sol depuis mars après deux accidents impliquant l'appareil et ayant fait 346 morts. Parmi ces étapes, le groupe doit procéder à une mise à jour du logiciel de l'appareil, a affirmé hier le directeur général de la Federal Aviation Administration américaine. Ce dernier fait état d'un possible délai supplémentaire d'un mois.

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