Cotation du 10/07/2020 à 23h09 Dow Jones Industrial +1,44% 26 075,30
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Wall Street revient dans le vert malgré le regain de Covid-19 aux USA

Wall Street revient dans le vert malgré le regain de Covid-19 aux USA
Wall Street revient dans le vert malgré le regain de Covid-19 aux USA
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse de New York est repassée en terrain légèrement positif jeudi soir, après sa chute de plus de 2% la veille, les investisseurs tentant d'évaluer les risques liés à l'aggravation de la crise sanitaire dans le sud et l'ouest des Etats-Unis, notamment au Texas et en Floride Le pétrole rebondit malgré les incertitudes sur la demande mondiale, tandis que le dollar progresse et que les taux d'intérêts sur la dette souveraine américaine se détendent.

A deux heures de la clôture, l'indice Dow Jones reprend 0,1% à 25.471 points (après -2,72% mercredi), tandis que l'indice large S&P 500 regagne 0,15% à 3.054 pts (-2,59% mercredi) et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, avance de 0,21% à 9.929 pts, après avoir perdu 2,19% la veille. La cote est soutenue par les indices S&P sectoriels des financières (+1,5%), de l'énergie (+0,7%) et des technologiques (+0,4%).

Le Texas interrompt son processus de déconfinement

Sur le front sanitaire, plus de la moitié des Etats américains continuent d'afficher ces derniers jours une hausse du nombre de nouveaux cas de coronavirus, notamment au Texas, en Floride, Californie, Arizona, Mississippi et au Nevada, qui ont connu un nombre record de cas ces derniers jours. Le pays a dénombré près de 36.000 cas de plus en 24 heures, pratiquement un record, puisque le pic affiché fin avril s'était affiché à 36.426.

Face à ce rebond des contaminations, le gouverneur républicain du Texas a annoncé jeudi qu'il interrompait le processus de levée des restrictions dans son Etat. Parmi les sujets d'inquiétude, les capacités d'accueil en soins intensifs de la ville texane de Houston sont désormais presque saturées.

Les Etats-Unis restent de loin le pays le plus endeuillé par la pandémie, la barre des 120.000 morts ayant été franchie lundi. Jeudi soir, le compteur de l'Université américaine Johns Hopkins faisait état de plus de 122.000 décès pour près de 2,4 millions de cas aux USA. Au total, le Covid-19 a tué plus de 484.000 personnes dans le monde et en a contaminé près de 9,5 millions.

Le nombre hebdomadaire d'inscriptions au chômage frôle toujours 1,5 million

Outre les craintes sanitaires, les opérateurs ont pris connaissance jeudi d'une batterie de statistiques assez contrastées outre-Atlantique. Ainsi, le marché de l'emploi s'est dégradé plus que prévu la semaine dernière avec 1,48 million d'inscriptions au chômage pour la semaine close au 20 juin, contre 1,38 million de consensus et 1,54 million une semaine auparavant.

Les commandes de biens durables ont en revanche rebondi plus que prévu en mai, bondissant de 15,8% par rapport à avril, contre +10% de consensus et -18,1% en avril. Par ailleurs, l'indice manufacturier de la Fed de Kansas City est ressorti meilleur que prévu en juin, à +1, contre un consensus de -9. Il signale donc une modeste expansion, inattendue, de l'activité manufacturière régionale.

La balance du commerce international de biens pour le mois de mai a en revanche déçu, avec un déficit de 74,3 milliards de dollars, contre -68,2 Mds$ de consensus.

Enfin, la 3e et dernière estimation de la croissance des Etats-Unis au 1er trimestre n'a pas apporté de surprises. Le PIB final s'est ainsi établi à -5% en rythme annualisé, ce qui ressort conforme au consensus et à l'estimation préliminaire. Les dépenses réelles de consommation ont diminué de 6,8%, contre -6,9% de consensus et -6,8% pour l'évaluation préliminaire. L'indice des prix a augmenté de 1,4%, contre +1,5% de consensus et +1,4% pour la précédente estimation.

Pétrole et dollar en hausse, l'or et les taux reculent

Le pétrole rebondit après avoir plongé de plus de 5% mercredi, dans la crainte d'une reprise économique moins vigoureuse que prévue. Le baril de brut léger américain WTI pour livraison août reprend jeudi soir 2% à 38,80$ sur le Nymex, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord d'échéance août regagne aussi 2% à 41,14$.

L'or corrige pour la 2e séance d'affilée, après avoir frôlé mardi les 1.800$ l'once. Le contrat à terme d'août a cédé jeudi 0,19% à 1.771,80$ l'once sur le Comex. Le métal jaune gagne cependant 16% depuis le début de l'année, servant de valeur-refuge.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar progresse jeudi de 0,28% à 97,42 points, tandis que l'euro recule de 0,26% à 1,1221$. Du côté des taux, le rendement du T-Bond à 10 ans cède 1 point de base pour revenir à 0,67%.

VALEURS A SUIVRE

Occidental Petroleum (+1,1%) a fixé au 1er juillet la date limite de dépôt des offres de reprise de ses actifs dans le Wyoming et le Colorado.

Walt Disney (-1,7%) a reporté les réouvertures de ses parcs à thème et hôtels en Californie, en attendant le feu vert des autorités d'un Etat américain confronté à la remontée des nouveaux cas de Covid-19.

Apple (+0,1%) a annoncé mercerdi soir la fermerture de 7 Apple Stores dans la région de Houston, au Texas, en raison de la dégradation de la situation sanitaire. La semaine dernière, la firme à la pomme avait déjà refermé temporairement des magasins en Floride, en Arizona, ainsi qu'en Caroline du Nord et du Sud, où le nombre de cas de Covid-19 progresse rapidement.

Accenture (+6%), géant du consulting, a dévoilé des résultats trimestriels en déclin mais supérieurs aux attentes du consensus. Le bénéfice net a atteint 1,23 milliard de dollars sur le trimestre allant de mars à mai, contre 1,25 milliard un an avant. Les revenus ont totalisé quant à eux près de 11 milliards de dollars, en retrait modéré de 1% en glissement annuel.

Alphabet (stable). Google a annoncé son intention de payer certains groupes de médias australiens, brésiliens et allemands pour la fourniture de contenus "de qualité". Le groupe Internet s'attend à conclure d'autres accords de ce style.

Macy's (-4,8%) va supprimer environ 3.900 postes, soit 3% de ses effectifs, afin de réduire ses coûts alors que le distributeur lutte contre les effets de la pandémie de coronavirus. La chaîne de magasins basée à New York s'attend à économiser environ 365 millions de dollars grâce à ces licenciements au cours de l'exercice 2020.

Gilead Sciences (-1,8%). L'Agence européenne des médicaments (EMA) a autorisé sous condition l'usage du remdesivir de Gilead chez les patients atteints de Covid-19, ouvrant ainsi la voie à son homologation. L'EMA indique que son comité des médicaments à usage humain a recommandé l'utilisation de ce traitement expérimental chez les adultes et les adolescents à partir de 12 ans atteints par la pneumonie provoquée par le nouveau coronavirus et ayant besoin d'un apport en oxygène.

Boeing (-2,8%) souffre après une dégradation de Berenberg, qui a revu sa recommandation à 'vendre' contre 'conserver' du fait de risques de court terme jugés encore élevés concernant la crise sanitaire ou la reprise du trafic aérien et des cadences de production.

Nike (+0,1%), géant des chaussures et accessoires de sport, publiera après la clôture de Wall Street ce soir ses derniers résultats financiers trimestriels, pour le quatrième trimestre de l'exercice.

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