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Wall Street reste hésitant, après les chiffres de l'emploi

Wall Street reste hésitant, après les chiffres de l'emploi
Wall Street reste hésitant, après les chiffres de l'emploi
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street hésite avant bourse ce jeudi, le DJIA grappillant 0,2% et le S&P500 0,1%, contre un gain de 0,2% sur le Nasdaq. Le baril de brut WTI prend 0,2% à 42,3$ sur le Nymex. L'once d'or grimpe en revanche de 1% à 2.057$. Les places mondiales restent incertaines, après des annonces peu réjouissantes de la Banque d'Angleterre, et sur fond d'incertitudes concernant le tant attendu plan de relance américain.

La Banque d'Angleterre a estimé que l'économie britannique aurait besoin d'au moins jusqu'à la fin de 2021 pour revenir aux niveaux d'activité d'avant la pandémie. Cependant, la Banque a aussi indiqué qu'elle s'attendait à ce que le déclin économique dans cet intervalle soit un peu plus faible. L'autorité monétaire britannique a effectué ces commentaires dans le cadre de l'explication d'une décision unanime de ne pas modifier ses taux d'intérêt ou ses programmes d'achat d'obligations lors de sa réunion régulière...

Dans l'actualité économique outre-Atlantique, la progression hebdomadaire du nombre de chômeurs ralentit mais se maintient au-dessus de la barre du million aux Etats-Unis, et ce pour la vingtième semaine consécutive. Le Département américain au Travail vient en effet d'annoncer, pour la semaine close au 1er août, que les inscriptions au chômage ont atteint 1,186 million, en repli de 249.000 par rapport à la lecture révisée de la semaine antérieure (1,435 million). Le consensus était positionné à 1,4 million.

Le dernier rapport de la firme Challenger concernant les destructions de postes annoncées par les entreprises américaines, pour le mois de juillet, fait ressortir 262.649 licenciements, contre 170.219 un mois auparavant. En glissement annuel, par rapport au mois de juillet 2019, la progression de ces annonces de licenciements ressort à 576% (38.845 un an avant). La hausse se monte à 54% par rapport au mois de juin. Les chiffres de juillet portent le total de l'année, à ce stade, à environ 1,85 million de postes.

Les opérateurs restent sur la défensive, alors que démocrates et républicains peinent à conclure un accord après plusieurs jours de négociations du Congrès sur le plan de relance. Des divergences persistent notamment sur l'indemnisation des dizaines de millions d'Américains au chômage du fait de la crise sanitaire actuelle.

Le conflit sino-américain préoccupe également. Il faut dire que les Etats-Unis exigent désormais que les applications chinoises jugées non fiables soient tout simplement retirées des 'App Stores' des utilisateurs américains de smartphones. C'est du moins ce qu'a affirmé le secrétaire d'Etat Mike Pompeo. Rappelons que les Etats-Unis entendaient déjà prendre des mesures concernant plusieurs applications chinoises, dont TikTok, du fait des risques pour la sécurité nationale. Trump a donné 45 jours à l'application TikTok pour vendre ses activités US, sous peine de les interdire le 15 septembre.

La pandémie du nouveau coronavirus ne faiblit pas à l'échelle mondiale. Selon l'Université Johns Hopkins, qui fait référence en la matière, le nombre des cas confirmés dans le monde depuis l'émergence du virus s'élève désormais à 18,84 millions, dont 4,82 millions aux Etats-Unis, 2,86 millions au Brésil et 1,96 million en Inde. Le virus a fait 708.301 morts dans le monde, dont 158.268 aux USA, de loin le pays le plus frappé.

Facebook a retiré hier une vidéo mise en ligne par Donald Trump, considérant qu'elle enfreignait ses règles sur la désinformation au sujet de la crise sanitaire. Twitter a masqué, pour le même motif, un message de l'équipe de campagne de Trump relayant cette vidéo, extraite d'une interview sur Fox News et dans laquelle le président américain affirme que les enfants sont "quasiment immunisés"...

Le président américain Donald Trump a assuré que la pandémie de coronavirus "s'en allait", alors que les États-Unis observent pourtant toujours des dizaines de milliers de nouveaux cas quotidiens. "Ce truc va s'en aller. Il s'en ira comme les choses s'en vont", a déclaré Trump, adepte d'une analyse fine et pointue hier mercredi, à l'occasion d'une interview téléphonique accordée à Fox News. Le locataire de la Maison blanche a par ailleurs déclaré que les États-Unis étaient "en très bonne forme", soulignant la qualité des récents indicateurs économiques.

Trump a une fois de plus estimé que les écoles devraient rouvrir, les enfants étant selon lui "presque immunisés" contre le virus, alors que les enseignants seraient "une autre histoire". Le leader américain a recommandé que les enseignants plus âgés ne retournent pas au travail tant que la pandémie ne serait pas passée.

Le président américain a souligné également les bonnes chances de trouver un vaccin et confirmé qu'il estimait possible qu'il soit disponible d'ici la fin de l'année.

Le Brésil s'est rapproché pour sa part hier du seuil des 100.000 morts provoquées par le coronavirus, faisant état de 1.437 décès en 24 heures pour un bilan de 97.256 morts depuis le début de l'épidémie. Le ministère de la Santé mentionne 57.152 cas supplémentaires. Le Brésil est le second pays le plus touché par la pandémie.

Melbourne, deuxième ville d'Australie, a entamé un nouveau confinement de six semaines. Les commerces ont ainsi été fermés dans la capitale de l'Etat de Victoria, qui compte cinq millions d'habitants. L'Australie ne recense pourtant qu'environ 20.000 cas depuis le début de l'épidémie pour 255 décès liés au Covid-19. L'Etat de Victoria comptabilise toutefois plus de 13.000 cas identifiés, ce qui représente l'essentiel des cas du pays. Sur 24 heures, l'Etat a enregistré 471 nouveaux cas et huit décès... Le nouveau confinement est entré en vigueur ce jour.

Le nombre de cas en Allemagne a grimpé à 213.067, 1.045 cas de plus que la veille, selon les données de l'Institut Robert Koch (RKI) pour les maladies infectieuses. Sept décès supplémentaires ont été signalés, pour un total de 9.175 morts depuis le début de l'épidémie.

La cote américaine poursuivait hier sa progression, le DJIA prenant 1,39% à 27.201 pts et le S&P500 0,64% à 3.327 pts. L'indice Nasdaq Composite pointait au plus haut de son histoire, sur un gain de 0,52% dans la zone inexplorée des 11.000 pts, à 10.998 pts. Les 11.000 ont même été brièvement franchis. Les opérateurs ignoraient les dernières nouvelles relatives à la crise sanitaire du nouveau coronavirus et se concentraient sur les données économiques, plutôt réconfortantes quant à elles, en dépit d'un rapport sur l'emploi privé américain peu lisible. Disney prenait 8,8%, les marchés saluant son succès dans le streaming.

Le rapport d'ADP sur l'emploi privé américain, publié deux jours avant le rapport mensuel gouvernemental sur la situation de l'emploi, a quelque peu déçu hier. Ainsi, les créations de postes dans le privé pour le mois de juillet sont ressorties au nombre de 167.000 seulement, alors que les économistes envisageaient en moyenne un niveau de... 1,89 million ! Au mois de juillet, les petites entreprises américaines ont créé 63.000 postes et les grandes entreprises 129.000, mais les entreprises de taille moyenne ont détruit en revanche 25.000 emplois.

Il faut tout de même noter que les créations d'emplois dans le privé aux Etats-Unis avaient été gigantesques durant les mois de mai (+3,34 millions de postes) et de juin (+4,31 millions d'emplois), après un mois d'avril cataclysmique sur fond de confinement (-19,41 millions d'emplois).

Le déficit commercial américain du mois de juin 2020 est ressorti à 50,7 milliards de dollars, contre un consensus de marché de 50,3 milliards et un niveau révisé à 54,8 milliards de dollars pour le mois antérieur.

L'indice PMI final des services américains du mois de juillet 2020 est ressorti à 50, ce qui signale une stabilité de l'activité. Le consensus était de 49,6, tout comme la lecture préliminaire 'flash', après une lecture de 47,9 en juin. L'indice ISM des services américains du mois de juillet est pour sa part ressorti à 58,1, ce qui traduit plutôt une nette expansion de l'activité dans le secteur des services. Le consensus était de 55 et la lecture du mois de juin de 57,1.

Dans l'actualité des entreprises ce jour à Wall Street, les principales publications financières trimestrielles seront révélées après la clôture, avec notamment Illumina, Booking, Uber et T-Mobile US.

Les valeurs

Amazon. Le patron du géant du e-commerce, Jeff Bezos, s'est délesté d'une participation de 3 milliards de dollars dans sa compagnie durant les derniers jours, selon les informations réglementaires publiées. Le dirigeant, qui n'est autre que l'homme le plus riche du monde, a vendu 1 million d'actions Amazon dans le cadre d'un plan de négociation qui avait été déjà communiqué. Bezos possède encore plus de 54 millions d'actions Amazon d'une valeur d'environ 175 milliards de dollars sur la base des cours actuels. Son groupe capitalise 1.605 milliards de dollars à Wall Street, contre 1.611 milliards pour Microsoft et 1.880 milliards pour Apple.

Jeff Bezos entend vendre pour 1 milliard de dollars d'actions de son groupe chaque année pour financer sa société spatiale Blue Origin.

Bristol-Myers Squibb bondit à Wall Street. Le groupe a en effet battu le consensus de profit au second trimestre, et rehaussé dans la foulée ses estimations 2020. Le groupe table sur des revenus annuels allant de 40,5 à 42 milliards de dollars, et anticipe un bpa ajusté logé entre 6,1 et 6,25$. Sur le trimestre clos en juin, le laboratoire, qui bénéficie notamment des ventes solides d'Eliquis, a réalisé un bpa ajusté en vive croissance de 38% à 1,63$, contre 1,48$ de consensus. Les revenus ont grimpé de 61% à 10,13 milliards.

Becton Dickinson a également dépassé les attentes de marché sur le trimestre clos, profitant de l'impact positif de ses tests du covid. Sur le trimestre clos, le bénéfice ajusté par action a représenté 2,20$, contre 2,04$ de consensus. Les ventes se sont établies à 3,86 milliards de dollars, contre 4,35 milliards un an avant et 3,9 milliards de consensus.

ViacomCBS a dépassé les attentes de revenus au second trimestre, bénéficiant de la solidité des services de streaming. Les revenus n'ont donc abandonné que 12% en glissement annuel à 6,3 milliards de dollars, contre 6,27 milliards de consensus. Malgré l'érosion des revenus publicitaires, le groupe a par ailleurs dégagé un bénéfice supérieur aux attentes, à 478 millions de dollars et 77 cents par titre, contre 971 millions de dollars et 1,57$ par action un an avant.

MetLife a annoncé hier soir une forte baisse de son bénéfice trimestriel, avec l'érosion des revenus sur les primes d'assurance. Le groupe a publié un bénéfice trimestriel de 68 millions de dollars soit 7 cents par action, contre 1,7 milliard de dollars de profits un an auparavant, sur la période correspondante. Le déclin des investissements a aussi pesé. Le bénéfice ajusté a représenté 758 millions de dollars et le bpa ajusté 83 cents, contre 91 cents de consensus FactSet.

Marathon Oil a dévoilé hier soir un déficit trimestriel moins important que prévu, le groupe ayant réduit ses charges face à la crise. La perte par action est ressortie à 60 cents, contre 62 cents de consensus. Les revenus, qui se sont effondrés, ont toutefois raté le consensus.

Western Digital, géant des disques durs, dévisse à Wall Street. La guidance du groupe pour le premier trimestre déçoit fortement. Pour le quatrième trimestre fiscal de son exercice décalé, le groupe a livré un bénéfice de 148 millions de dollars soit 49 cents par titre, pour des ventes de 4,29 milliards à comparer aux 3,63 milliards de l'année antérieure. Le bpa ajusté a été de 1,23$. Les revenus du premier trimestre sont attendus entre 3,7 et 3,9 milliards, pour un bpa ajusté allant de 45 à 65 cents et comprenant les coûts liés au covid.

Facebook, Twitter et YouTube (Alphabet) ont donc choisi de retirer une vidéo mise en ligne par Trump dans laquelle il assure, catégorique, que les enfants seraient quasiment immunisés contre le coronavirus. Selon Facebook, la vidéo contient des déclarations mensongères affirmant qu'un certain groupe de personnes serait immunisé contre le virus, ce qui représente une violation des politiques du réseau social de Menlo Park concernant la désinformation dangereuse à propos du covid.

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