Cotation du 11/05/2021 à 23h24 Dow Jones Industrial -1,36% 34 269,16
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Wall Street reprend son souffle après les records de lundi

Wall Street reprend son souffle après les records de lundi
Wall Street reprend son souffle après les records de lundi
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse de New York évolue en ordre dispersé mardi, au lendemain de records pour le Dow Jones et le S&P 500, sur fond d'optimisme sur la reprise économique et la capacité à surmonter la crise sanitaire du coronavirus. Le FMI a revu mardi en hausse ses prévisions de croissance mondiale, même s'il a souligné les disparités selon les régions. Le pétrole rebondit mardi, tandis que les taux d'intérêts se détendent et que le dollar cède 0,6% face à un panier de devises de référence.

A deux heures de la clôture, le Dow Jones cède 0,13% à 33.484 points, tandis que l'indice large S&P 500 gagne 0,06% à 4.080 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, progresse de 0,21% à 13.737 pts.

Sept des onze indices sectoriels du S&P 500 restent bien orientés mardi, mais les technologiques (-0,3%), l'énergie (-0,2%) et les financières (-0,1%) pèsent sur les indices. ViacomCBS (+5,2%), Vipshop (+6,8%) et Farfetch (+4,8%), des valeurs liées à l'affaire Archegos, fluctuent entre pertes et gains, secouées par la vente par Credit Suisse de nouveaux blocs de titres pour une valeur de 2 milliards de dollars. La banque suisse a révélé mardi que la faillite du family office américain allait entraîner une charge de 4,4 milliards de francs suisses (4,7 Mds$) dans ses comptes du premier trimestre et déboucher sur une perte avant impôt d'environ 900 MF sur la période.

Les Etats-Unis et la Chine, moteurs de la croissance en 2021

Dans ses nouvelles prévisions dévoilées mardi, le FMI table désormais sur un rebond de 6% du PIB mondial en 2021, contre +5,5% il y a trois mois (après -3,3% en 2020), grâce aux mesures monétaires et budgétaires sans précédent mises en place face à la pandémie de coronavirus.

L'amélioration est surtout à mettre au crédit des Etats-Unis, où la croissance pourrait atteindre 6,4% cette année (+1,3 point de plus que prévu en janvier), du jamais vu depuis le début des années 1980. Un dynamisme qui s'explique par l'impact du plan de relance de 1.900 milliards de dollars lancé par l'administration Biden, qui prévoit désormais un autre plan de plus de 2.200 Mds$ pour moderniser des infrastructures.

Les perspectives sont moins spectaculaires pour les autres grandes économies avancées, comme le Japon (3,3% de croissance attendue cette année), ou la zone euro, où la croissance est désormais attendue à 4,4% (contre 4,2% prévu en janvier) après -6,8% en 2020. Le FMI a en outre relevé ses prévisions de croissance en Chine à 8,4% en 2021, contre 8,1% attendu précédemment, et après +2,3% en 2020 (la Chine ayant échappé à la récession malgré la crise du Covid).

La Chine et les Etats-Unis devraient ainsi être parmi les rares pays à retrouver dès 2021 un niveau de PIB supérieur à celui qui prévalait avant la crise du coronavirus, tandis que de nombreux autres pays ne devraient pas y parvenir avant 2023, a relevé le FMI.

Nette amélioration sur le front de l'emploi aux Etats-Unis

Les derniers indicateurs économiques publiés au Etats-Unis ont confirmé la vigueur de la reprise, notamment sur le marché de l'emploi, qui a créé près d'un million de postes en mars (+916.000), tandis que l'activité dans les services a atteint un niveau record le mois dernier à la faveur des réouvertures de commerces grâce aux progrès de la vaccination contre le Covid-19.

Mardi, le rapport JOLTS du Département américain au Travail a fait état de 7,37 millions d'ouvertures de postes en février, bien plus que prévu puisque le consensus tablait sur 6,85 millions. Pour janvier, ces ouvertures de postes ont été révisées en hausse à 7,1 millions, contre 6,92 millions précédemment estimé.

Ailleurs dans le monde, les dépenses des ménages au Japon ont déçu, en baisse prononcée de 6,6% au mois de février. En Chine, l'indice PMI Markit/Caixin des services pour le mois de mars est ressorti à 54,3 contre 52,2 de consensus. Le taux de chômage italien du mois de février s'est établi à 10,2%, contre 9,2% de consensus. L'indice Sentix de confiance des investisseurs en Europe a dépassé les attentes à 13,1 en avril, contre 7 de consensus.

La barre des 3 millions de morts du Covid atteinte dans le monde

Concernant la crise sanitaire, les Etats-Unis poursuivent à grande vitesse le déploiement des vaccins avec l'objectif d'atteindre 200 millions d'inoculations en 100 jours d'administration Biden, c'est à dire avant le 20 avril. En Europe, ce déploiement est nettement plus poussif, la faute étant surtout attribuée à AstraZeneca, sur fond de retards de livraisons et d'incertitudes sur les risques de thromboses chez les personnes vaccinées par ce vaccin. L'épidémie effectue par ailleurs de nouvelles poussées au Brésil, en Inde, et même au Japon ou en Corée du Sud.

Le bilan de l'épidémie dépasse désormais les trois millions de morts dans le monde, selon un décompte Reuters, avec une nouvelle accélération des décès, notamment au Brésil et en Inde. L'Université Johns Hopkins recense pour sa part 2,86 millions de décès officiels au niveau mondial. Les autorités sanitaires mettent en cause des variants plus virulents et la lassitude de la population face aux restrictions. Reuters souligne que le nombre de décès dans le monde a mis un an pour atteindre les deux millions et ensuite trois mois pour franchir les trois millions.

Rebond du pétrole, détente sur les taux

Sur les marchés pétroliers, les cours repartent de l'avant mardi, soutenus par l'espoir de reprise économique, après un recul de plus de 4% lundi. Le contrat à terme de mai sur le baril de pétrole brut WTI regagne 1% à 59,24$ (après -4,6% lundi) sur le Nymex, tandis que le baril de Brent d'échéance mai avance de 0,9% à 62,71$ (-4,3% lundi) .

Sur le marché des taux, l'heure est à la détente mardi après des semaines de tensions. Le taux du T-Bond à 10 ans reflue de 4 points de base à 1,66%, après un pic autour de 1,74% la semaine dernière. Début 2021, il n'était que de 0,9%. Le taux à 30 ans est revenu à 2,31% (-4 pdb) contre 1,64% en début d'année.

VALEURS A SUIVRE

Google (Alphabet -0,4%) va arrêter d'utiliser Oracle (+0,4%) en tant que software financier pour adopter plutôt les solutions de l'Allemand SAP. Ainsi, dans les prochaines semaines, le moteur de recherche Internet de Mountain View migrera son système software financier interne d'Oracle vers SAP. Google et Oracle sont rivaux dans le cloud computing et le Californien Oracle refuse de certifier sa base de données pour une utilisation dans le cloud de Google, selon une source de CNBC ayant connaissance directe du dossier. Le mouvement ne serait pas lié à l'action en justice ayant opposé Google et Oracle à propos de l'utilisation dans Android de certains codes Java détenus par Oracle. La Cour suprême a tranché sur ce sujet hier lundi en faveur de Google.

KKR (-0,1%), la firme de capital-investissement, a levé 15 milliards de dollars pour son quatrième fonds Asie-Pacifique.

BlackRock (-0,3%) et son rival canadien Brookfield Asset Management (-0,7%) ne seraient plus en lice pour l'acquisition d'une participation dans l'activité d'oléoducs du colosse saoudien Aramco, transaction pouvant atteindre 10 milliards de dollars. C'est ce qu'affirment deux sources de Reuters ayant connaissance des négociations.

Phillips 66 (-1,5%), le raffineur américain, prévoit désormais un déficit du premier trimestre plus conséquent que prévu, avec la vague de froid historique ayant plombé ses opérations dans le golfe du Mexique.

Tesla (stable) a bondi de 4,4% hier lundi à Wall Street, après l'annonce de livraisons de véhicules très supérieures aux attentes au premier trimestre 2021, avec 184.800 unités contre environ 168.000 attendues par le consensus des analystes du cabinet FactSet. Plus de 180.000 véhicules ont été produits sur la période, a précisé vendredi le constructeur californien de véhicules électriques dans un communiqué.

Boeing (-1,6%). Japan Airlines (JAL, -2,4%) a retiré de sa flotte, un an plus tôt que prévu, 13 appareils 777 de Boeing équipés de moteurs Pratt & Whitney (Raytheon, -0,6%) dont l'utilisation avait été suspendue en février après la panne moteur subie par un avion d'United Airlines.

Moderna (+4,4%). Selon le bien renseigné Wall Street Journal, Catalent (+1,3%), partenaire du laboratoire américain Moderna, a signé un accord pour quasiment doubler sa production aux Etats-Unis du vaccin contre le Covid.

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