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Wall Street repasse timidement dans le vert, merci la BCE ?

Wall Street repasse timidement dans le vert, merci la BCE ?
Wall Street repasse timidement dans le vert, merci la BCE ?
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street passe dans le vert désormais avant bourse ce jeudi, dans le sillage de son sursaut de la veille et après les annonces de la BCE. Le DJIA gagne maintenant 0,1% en pré-séance et le S&P500 0,3%. Le Nasdaq prend 0,8%. Le baril de brut WTI cède 2,2% sur le Nymex à 37,2$. L'once d'or progresse de 0,5% à 1.964$. L'indice dollar fléchit de 0,4% face à un panier de devises de référence.

Selon le Département américain au Travail ce jeudi, les inscriptions hebdomadaires au chômage aux USA pour la semaine close le 5 septembre sont ressorties au nombre de 884.000, contre un consensus de 828.000 et un niveau de 881.000 une semaine auparavant.

L'indice des prix à la production du mois d'août 2020 aux Etats-Unis, qui vient lui aussi d'être publié, est ressorti en augmentation de 0,3% par rapport à juillet, contre +0,2% de consensus de marché. Hors alimentation et énergie, il grimpe de 0,4% contre 0,2% de consensus.

Le rapport hebdomadaire du Département à l'Energie sur les stocks pétroliers domestiques américains (semaine close au 4 septembre) sera révélé à 17 heures.

Les places boursières européennes sont 'en mode' consolidation ce jour. Pour la deuxième réunion consécutive, la Banque centrale européenne a laissé ses taux inchangés et maintenu l'enveloppe de son programme d'achat d'urgence en cas de pandémie (PEPP) à 1.350 milliards d'euros.

La BCE a ainsi décidé que le taux d'intérêt des opérations principales de refinancement ainsi que ceux de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt demeureront inchangés, à respectivement 0,00%, 0,25% et -0,50%. Le Conseil des gouverneurs prévoit que les taux d'intérêt directeurs de la BCE resteront à leurs niveaux actuels ou à des niveaux plus bas jusqu'à ce qu'il ait constaté que les perspectives d'inflation convergent durablement vers un niveau suffisamment proche de, mais inférieur à 2% sur son horizon de projection, et que cette convergence se reflète de manière cohérente dans la dynamique d'inflation sous-jacente.

Les achats d'actifs réalisés dans le cadre du PEPP contribuent à assouplir l'orientation générale de la politique monétaire, ce qui permet de compenser la baisse de la trajectoire prévue de l'inflation liée à la pandémie. Les achats continueront à être effectués de manière flexible dans le temps, entre les catégories d'actifs et entre les juridictions. Cela permet au conseil des gouverneurs de parer efficacement aux risques qui pèsent sur la transmission harmonieuse de la politique monétaire.

Le Conseil des gouverneurs procédera à des achats nets d'actifs dans le cadre du PEPP au moins jusqu'à la fin juin 2021 et, en tout état de cause, jusqu'à ce qu'il juge que la phase de crise du coronavirus est terminée. Le conseil des gouverneurs réinvestira les paiements du principal des titres arrivant à échéance achetés dans le cadre du PEPP au moins jusqu'à la fin de l'année 2022. En tout état de cause, la future liquidation du portefeuille du PEPP sera gérée de manière à éviter toute interférence avec l'orientation appropriée de la politique monétaire.

Quant aux achats nets réalisés dans le cadre du programme d'achat d'actifs (APP), ils se poursuivront à un rythme mensuel de 20 milliards d'euros, ainsi que les achats réalisés dans le cadre de l'enveloppe temporaire supplémentaire de 120 milliards d'euros jusqu'à la fin de l'année. Le Conseil des gouverneurs continue à s'attendre à ce que les achats effectués dans le cadre de l'APP durent aussi longtemps que nécessaire pour renforcer l'effet accommodant des taux directeurs et prennent fin peu avant qu'il ne commence à relever les taux directeurs de la BCE.

Le Conseil entend également poursuivre les réinvestissements, en totalité, des remboursements au titre du principal des titres arrivant à échéance acquis dans le cadre de l'APP pendant une période prolongée après la date à laquelle il commencera à relever les taux d'intérêt directeurs de la BCE et, en tout cas, aussi longtemps que nécessaire pour maintenir des conditions de liquidité favorables et un degré élevé de soutien monétaire.

En outre, le Conseil continuera à fournir d'importantes liquidités par le biais de ses opérations de refinancement. En particulier, la dernière opération de la troisième série d'opérations ciblées de refinancement à plus long terme (TLTRO III) a enregistré une très forte mobilisation de fonds, soutenant les prêts bancaires aux entreprises et aux ménages.

Enfin, le Conseil des gouverneurs reste prêt à ajuster tous ses instruments, le cas échéant, pour faire en sorte que l'inflation se rapproche de son objectif de manière durable, conformément à son engagement de symétrie.

Christine Lagarde souligne que les données récentes suggèrent un fort rebond de l'économie, globalement conforme aux attentes précédentes, bien que le niveau d'activité reste bien inférieur à celui qui prévalait avant la pandémie de coronavirus.

Alors que l'activité dans le secteur manufacturier a continué à s'améliorer, la dynamique dans le secteur des services s'est quelque peu essoufflée récemment. La vigueur de la reprise reste entourée d'une grande incertitude, car elle continue à dépendre fortement de l'évolution future de la pandémie et du succès des politiques de confinement. La demande intérieure de la zone euro a enregistré une reprise significative à partir de faibles niveaux, bien que l'incertitude élevée concernant les perspectives économiques continue de peser sur les dépenses de consommation et les investissements des entreprises.

L'inflation globale est freinée par la faiblesse des prix de l'énergie et des pressions sur les prix dans un contexte de demande modérée et d'un marché de l'emploi peu tendu. Dans ce contexte, une relance monétaire importante reste nécessaire pour soutenir la reprise économique et pour préserver la stabilité des prix à moyen terme. C'est pourquoi le Conseil a décidé de reconfirmer l'orientation accommodante de sa politique monétaire.

Très attendue sur l'évolution de l'euro, la dirigeante indique que le Conseil des gouverneurs a discuté de la récente appréciation de la monnaie unique, mais l'opinion générale est qu'il n'y a pas de raison de réagir de manière excessive à cette récente hausse. La BCE évaluera néanmoins avec soin l'effet de l'euro sur l'inflation.

Après la grande purge qui a secoué les valeurs technologiques US, la cote américaine a opéré hier un sursaut technique en clôture. Ainsi, le DJIA est remonté de 1,6% à 27.940 pts et le S&P500 de 2,02% à 3.399 pts, alors que le Nasdaq s'est redressé de 2,71% à 11.141 pts. Le baril de brut WTI a regagné 3,5% sur le Nymex à 38$.

Rappelons que la Bourse de New York s'était enfoncée dans le rouge avant-hier, toujours sous le poids des valeurs technologiques, qui continuaient de corriger après l'euphorie du mois d'août. Les marchés avaient été aussi alourdi par un regain des tensions commerciales après des propos offensifs de Donald Trump sur un possible "découplage" des économies américaine et chinoise.
Le Nasdaq avait atteint le 2 septembre dernier un record historique à 12.056 points, avant de subir des prises de bénéfices appuyées.

Sur le front sanitaire cette fois, le ralentissement des cas d'infections en Inde et au Brésil ces derniers jours ne semble finalement constituer qu'un faux espoir. Le nombre de cas de contaminations au nouveau coronavirus dans ces deux pays, les deuxième et troisième les plus frappés par la pandémie, est reparti ainsi en hausse selon les dernières données officielles.

Ainsi, le Brésil a enregistré 35.816 nouveaux cas et 1.075 décès supplémentaires en 24 heures, selon le ministère local de la Santé, et affiche désormais 4,2 millions de cas depuis le début de l'épidémie pour 128.539 décès.

Pire encore, l'Inde a recensé 95.735 nouveaux cas confirmés au cours des 24 dernières heures, un record quotidien dans le pays depuis le début de l'épidémie. Le bilan dans le pays est porté à plus de 4,4 millions de cas et plus de 75.000 décès, dont 1.172 morts dans les dernières 24 heures.

Au niveau mondial, selon les dernières données de l'Université Johns Hopkins, 27,89 millions de cas ont été recensés depuis l'émergence du virus, dont 6,36 millions aux Etats-Unis, 4,47 millions en Inde et près de 4,2 millions au Brésil. La Russie affiche 1,04 million de cas confirmés depuis le début de l'épidémie, le Pérou 696.190 et la Colombie 686.851.

Le virus a fait officiellement 904.333 morts dans le monde depuis son apparition, dont 190.885 aux USA, 128.539 au Brésil et 75.062 en Inde. Le Mexique a recensé pour sa part 69.049 décès.

Le gouvernement américain serait pourtant sur le point de mettre un terme aux contrôles renforcés de certains passagers internationaux pour le COVID-19 et d'abandonner les exigences selon lesquelles les voyageurs en provenance des pays ciblés devaient arriver dans quinze aéroports américains désignés, selon des responsables américains, des responsables de compagnies aériennes et un document gouvernemental consulté par Reuters.

Ces changements prendraient effet dès lundi, selon la version préliminaire du plan de mise en oeuvre consulté par l'agence. Des représentants américains ont cependant déclaré que cette date pourrait être décalée. Le document consulté par Reuters révèle que le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) américain changerait de stratégie et donnerait la priorité à d'autres mesures.

Dans l'actualité du conflit commercial sino-américain, la maison-mère chinoise de TikTok, Bytedance, discuterait avec le gouvernement américain de ses options pour éviter une cession pure et simple de ses opérations locales à un géant US de la 'tech'.

Les valeurs

GameStop dévisse avant bourse à Wall Street, alors que le distributeur américain de jeux vidéo a pourtant annoncé une flambée de 800% de ses ventes en ligne sur le trimestre clos. Les comptes ont toutefois déçu, le groupe ayant par ailleurs publié une perte trimestrielle plus lourde que prévu. La perte nette ressort ainsi à 113 millions de dollars soit 1,71$ par titre, contre -1,23$ de consensus de marché. Les revenus trimestriels ont décroché de 27% en glissement annuel à 942 millions de dollars, contre un consensus FactSet de 1,02 milliard de dollars. Ainsi, malgré le succès des offres digitales, GameStop n'est pas parvenu à résister à la crise.

HD Supply, le distributeur industriel américain, a annoncé pour son second trimestre fiscal un profit supérieur aux attentes pour des ventes 'en ligne' avec les estimations. Le bénéfice net sur le trimestre clos début août est ressorti à 132 millions de dollars, 81 cents par titre, contre 119 millions de dollars et 79 cents par titre un an avant. Le consensus était de 73 cents de bpa. Les revenus trimestriels totaux ont représenté 1,55 milliard de dollars, en repli de 4% en glissement annuel, mais en ligne avec les attentes de marché.

Tiffany. LVMH a pris connaissance de l'action en justice déposée contre le groupe par l'Américain devant le tribunal civil du Delaware. LVMH estime cette action "totalement infondée" et "manifestement préparée de longue date par Tiffany". LVMH juge que cette action "a été communiquée d'une manière trompeuse pour les actionnaires et diffamatoire". Le géant français du luxe se défendra "vigoureusement". Le conseil d'administration de LVMH a par ailleurs constaté que les résultats du premier semestre de Tiffany et ses perspectives pour l'année 2020 étaient "mauvais, et significativement inférieurs à ceux des marques comparables du groupe LVMH pendant la période".

LVMH sera donc amené à mettre en cause la gestion de la crise par le management de l'Américain et son conseil d'administration. LVMH estime, entre autres, que cette période est affectée par une situation de force majeure, que Tiffany n'a pas suivi un cadre normal de gestion, notamment en distribuant des dividendes substantiels alors que la société était en perte et que les opérations et l'organisation de cette société n'ont pas été préservées. LVMH confirme ainsi que les conditions nécessaires à la réalisation de l'acquisition de Tiffany ne sont pas réunies.

Kansas City Southern, groupe ferroviaire américain, a repoussé une proposition de rachat de 20 milliards de dollars formulée par un groupement d'investisseurs comprenant le Blackstone Group. C'est du moins ce qu'indique le Wall Street Journal, citant des proches du dossier.

Walt Disney. Les autorités chinoises auraient demandé à plusieurs grands médias nationaux de passer sous silence la sortie du film 'Mulan' de Disney, suite à la controverse concernant les liens entre la production et la région du Xinjiang, où vit une importante communauté ouïghoure dont le traitement par Pékin est critiqué à l'étranger, a appris l'agence Reuters de quatre sources proches de la question.

Amazon. Le conglomérat indien Reliance Industries aurait proposé au géant américain du e-commerce d'investir 20 milliards de dollars dans ses activités de distribution, croit savoir Bloomberg News, citant une source proche de la question.

Oracle, géant californien des logiciels d'entreprises, publiera après la clôture ce soir ses derniers résultats financiers trimestriels. Le consensus sur ce trimestre d'août est de 86 cents de bénéfice ajusté par action pour 9,19 milliards de dollars de revenus. Ce consensus passe à 4,05$ de bpa ajusté et 39,3 milliards de dollars de recettes sur l'exercice.

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