Cotation du 05/03/2021 à 23h44 Dow Jones Industrial +1,85% 31 496,30
  • DJIND - US2605661048

Wall Street repasse dans le rouge, Cisco pèse

Wall Street repasse dans le rouge, Cisco pèse
Wall Street repasse dans le rouge, Cisco pèse
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine repasse en territoire négatif ce mercredi, cédant aux prises de profits suite aux nouveaux sommets du Nasdaq inscrits hier soir à plus de 14.000 pts. Le DJIA reperd 0,28% actuellement à 31.287 pts, alors que le S&P 500 rend 0,42% à 3.894 pts. Le Nasdaq trébuche de 0,96% à 13.873 pts. Le baril de brut WTI s'adjuge 0,4% à 58,6$ sur le Nymex. L'once d'or gagne 0,1%. L'indice dollar s'affiche en repli de 0,1% face à un panier de devises. Quant au Bitcoin, 'star' de la semaine, dopé en particulier par l'improbable investissement en trésorerie de Tesla pour 1,5 milliard de dollars, il consolide sur les 44.000$.

Sur le front économique à Wall Street ce jour, l'indice américain des prix à la consommation pour le mois de janvier 2021 est ressorti en augmentation de 0,3% en comparaison du mois antérieur, en ligne avec le consensus de marché, contre une hausse révisée à 0,2% un mois avant. Hors alimentation et énergie, l'indice des prix a été stable en janvier, contre +0,2% de consensus.

Les stocks de grossistes du mois de décembre aux USA sont ressortis en hausse de 0,3%, contre 0,1% de consensus. Le dernier rapport hebdomadaire du Département américain à l'énergie concernant les stocks pétroliers domestiques, pour la semaine close au 5 février, a fait pour sa part ressortir une forte baisse de 6,6 millions de barils sur les stocks de brut hors réserve stratégique, soit un retrait plus prononcé que prévu.

Le déficit budgétaire de janvier sera communiqué à 20 heures (consensus -233 milliards). Notons enfin que le président de la Fed, le très accommodant Jerome Powell, s'exprimera dans la soirée.

La tendance sur les marchés se retourne donc quelque peu depuis quelques instants. Les investisseurs anticipent néanmoins toujours l'adoption d'un vaste plan de relance outre-Atlantique, avec un soutien budgétaire qui devrait accompagner la croissance et un déploiement parallèle des vaccins contre le nouveau coronavirus. Le président Joe Biden a déclaré hier être en accord avec une proposition des législateurs démocrates visant à limiter ou supprimer graduellement l'accès des plus aisés aux aides programmées dans le cadre du plan de 1.900 milliards de dollars. Le projet prévoit des chèques de stimulus de 1.400$ pour les Américains gagnant jusqu'à 75.000$ et les ménages aux revenus inférieurs à 150.000$. Biden est aussi en relation avec les dirigeants républicains au sujet du plan. Il doit par ailleurs s'entretenir avec certains dirigeants d'entreprises (Walmart, Gap, JPMorgan...) à propos des salaires minimums ou encore des infrastructures.

Concernant l'épidémie du nouveau coronavirus, le dernier bilan de l'Université Johns Hopkins fait ressortir près de 107 millions de cas confirmés au niveau mondial depuis le début de la pandémie, dont plus de 27 millions aux USA. Le virus a fait 2,34 millions de morts dans le monde et 468.217 aux Etats-Unis. Les USA vont participer au programme ACT de l'OMS contre la pandémie de Covid-19. Il s'agit d'un projet mondial pour accélérer le développement, la production et l'accès équitable aux nouveaux diagnostics, aux thérapies ainsi qu'aux vaccins contre le covid...

Les valeurs

Twitter (+8%) a publié mardi soir des résultats de bonne facture pour le 4e trimestre 2020, tout en faisant état d'un nombre d'utilisateurs actifs un peu inférieur aux attentes des marchés. Pour le trimestre achevé fin décembre, le bénéfice net du réseau social américain a atteint 222 millions de dollars, soit 29 cents par action, conforme aux attentes du consensus compilé par le cabinet FactSet. Les ventes de Twitter ont bondi de 28% pour atteindre 1,29 milliard de dollars, alors que le consensus tablait sur 1,18 Md$. C'est la deuxième fois de son histoire que Twitter parvient à dépasser le milliard de dollars de chiffre d'affaires trimestriel.

Le nombre d'utilisateurs actifs quotidiens monétisables a bondi de 27% en un an pour atteindre 192 millions fin décembre, mais les analystes s'attendaient à un peu mieux, à 193,5 millions. Cet indicateur, dont dépend la capacité du groupe à attirer les annonceurs publicitaires, est très suivi. Wall Street le scrute d'autant plus cette fois-ci que Twitter a banni le mois dernier son utilisateur le plus célèbre, Donald Trump, qui revendiquait presque 89 millions de "followers". Twitter a par ailleurs estimé "modeste" l'impact des dernières modifications du système d'exploitation iOS d'Apple, qui permet aux utilisateurs de mieux protéger leurs données personnelles , ce qui pourrait avoir un impact négatif pour les autres réseaux, dont Twitter, Facebook, Snap ou encore Pinterest.

Cisco Systems (-5%) a publié mardi soir des résultats meilleurs que prévu, mais les marchés font la fine bouche. Pour son 2e trimestre fiscal, achevé fin décembre, le groupe américain a dégagé un bénéfice net de 2,55 milliards de dollars (60 cents par action) contre 2,88 Mds$ un an plus tôt (68 cents par action). En données ajustées, le bpa est de 79 cents, contre 77 cents en 2019, et supérieur aux 76 cents attendus par les analystes sondés par le cabinet FactSet. Les revenus du groupe ont atteint 11,96 Mds$ contre 12,01 Mds$ un an plus tôt, et là aussi un peu au-dessus des 11,92 Mds$ de consensus. Pour le trimestre en cours, Cisco s'attend à un bpa de 80 à 82 cents, conforme aux attentes (81 cents) et à des ventes en hausse de 3,5% à 5,5% sur un an, ce qui correspond à une fourchette de 12,38 à 12,68 Mds$. Le analystes tablaient sur des revenus de 12,35 Mds$.

Yelp (-8%) a annoncé hier soir les meilleurs profits de son histoire. Sur le quatrième trimestre, le bénéfice du groupe a donc dépassé les attentes. Yelp table par ailleurs sur un retour à la croissance des revenus en glissement annuel cette année. Pour le T4, le bénéfice par action est ressorti à 27 cents, contre 24 cents un an auparavant, alors que le consensus était celui d'un résultat au point mort. Les revenus ont été de 233 millions de dollars. Le bénéfice net a progressé de 23% à 21 millions.

Lyft (+5%), colosse VTC californien, bondit ce jour à Wall Street. Le groupe a battu le consensus sur le trimestre et confirme son potentiel de recovery malgré la crise sanitaire. La perte annuelle publiée est ressortie moins lourde que prévu. La perte ajustée par action s'est établie à 58 cents par titre pour le trimestre clos, contre -71 cents de consensus. Les revenus ont totalisé près de 570 millions de dollars, 2% de mieux que le consensus, contre un peu plus d'un milliard de dollars sur la période comparable de l'an dernier.

Uber (+4%) monte en bourse ce jour dans le sillage de son rival, alors que le groupe doit publier après bourse ce soir à Wall Street ses propres comptes trimestriels. Ils seront également marqués par la crise sanitaire, mais on voit que les marchés savent se montrer indulgents si un embryon de reprise se précise.

Mattel (-6%), le géant du jouet, a publié hier soir pour son quatrième trimestre des résultats meilleurs que prévu pour la période des fêtes, avec Barbie et Hot Wheels. En outre, le groupe observe une forte reprise de l'activité depuis le second semestre, avec l'allègement de certaines restrictions sanitaires. Le bénéfice trimestriel par action s'est élevé à 40 cents, contre 24 cents de consensus et 11 cents un an avant. Les revenus ont totalisé 1,63 milliard de dollars, 3% de plus que le consensus, contre 1,47 milliard pour la période correspondante de l'année antérieure.

Coca-Cola (stable) publie ce mercredi un bénéfice par action de 47 cents pour son quatrième trimestre, contre un consensus de 42 cents sur une base ajustée. Le bénéfice GAAP a représenté 34 cents par titre. Les revenus du groupe sont quasiment conformes aux attentes. James Quincey, PDG de l'affaire, se dit confiant en vue d'un retour à la croissance cette année, malgré les incertitudes de court terme. Pour le quatrième trimestre 2020, le géant des soft drinks a annoncé des revenus en retrait de 5% en glissement annuel à 8,61 milliards de dollars. Les économies de coûts ont compensé l'impact de la pandémie sur les revenus.

General Motors (-4%) publie des résultats de bonne facture pour son quatrième trimestre et l'exercice clos, mais prévient d'un impact sur l'Ebit ajusté 2021 allant de 1,5 à 2 milliards de dollars de la pénurie temporaire de semi-conducteurs affectant l'industrie. Pour le trimestre clos, le constructeur automobile américain a affiché un bénéfice ajusté par action de 1,93$ à comparer à un consensus de 1,62$. Les revenus totalisent quant à eux 37,5 milliards de dollars, contre 36,9 milliards de dollars de consensus. Sur l'exercice clos, le bpa se monte à 4,33$ et le bpa ajusté à 4,9$. Le bénéfice net annuel se situe à 6,4 milliards de dollars et l'Ebit ajusté à 9,7 milliards de dollars. Pour l'exercice 2021, le bénéfice ajusté par action est attendu entre 4,5 et 5,25$, alors que l'Ebit ajusté est anticipé entre 10 et 11 milliards de dollars.

Under Armour (+9%) progresse ce jour à Wall Street, alors que le détaillant en produits de sport a annoncé un profit trimestriel inattendu et des revenus supérieurs aux attentes. Le groupe de Baltimore a affiché un bénéfice net de 184 millions de dollars et 40 cents par titre sur le trimestre, contre une perte de 15 millions de dollars un an avant. Les revenus trimestriels se sont pourtant érodés de 3% à 1,4 milliard de dollars. Le bénéfice opérationnel a été de 56 millions et le bénéfice opérationnel ajusté de 120 millions. Le bénéfice net ajusté représente 55 millions de dollars, pour un bpa ajusté de 12 cents. Les revenus 2021 sont attendus en croissance de 6-9%, pour un bpa ajusté allant de 12 à 1' cents.

Criteo (+14%) grimpe à Wall Street. L'acteur du reciblage publicitaire a annoncé pour le quatrième trimestre des revenus hors TAC et un Ebitda ajusté supérieurs à sa guidance. Il prévoit une légère croissance en 2021 et annonce une autorisation de rachat d'actions de 100 millions de dollars. Pour le trimestre clos fin décembre, les revenus se sont appréciés de 1% à 661 M$ et le bénéfice net a grimpé de 13% à 47 millions, 73 cents par titre. Sur une base ajustée, les revenus baissent de 5% hors TAC à 253 millions, alors que l'Ebitda ajusté fléchit de 6% à 103 millions, pour un bpa dilué ajusté en retrait de 9% à 98 cents.

CME Group (-4%) a annoncé pour le quatrième trimestre des revenus de 1,1 milliard de dollars et un bénéfice d'exploitation de 515 millions. Le bénéfice net a représenté 424 millions de dollars et le bpa dilué 1,18$. Sur une base ajustée, le bénéfice s'est élevé à 497 millions de dollars et 1,39$ par titre. Les revenus annuels ont totalisé 4,9 milliards et le bénéfice net annuel a atteint 2,1 milliards (2,4 milliards sur une base ajustée).

Teva (-9%), le génériqueur israélien, a battu le consensus de revenus et de bénéfice ajusté par action sur le dernier trimestre de l'exercice 2020. Le groupe a déploré une perte de 150 millions de dollars soit 14 cents par titre sur le trimestre clos, contre 110 millions un an avant. Le bpa ajusté est ressorti positif de 68 cents sur le trimestre et de 2,57$ sur l'exercice. Les revenus ont atteint 4,5 milliards sur le trimestre et 16,7 milliards sur l'année. Le free cash flow a représenté 471 millions sur le trimestre et 2,1 milliards sur l'exercice.

Borgwarner, Molson Coors, Duke Energy, Kraft Heinz, Walt Disney (après la clôture), Kellogg, Expedia, Tyson Foods, PepsiCo, AstraZeneca et Verisign, annoncent demain. Vendredi, la journée sera plus calme, avec tout de même les résultats de Moody's, Dominion Energy, American Axle et Newell Brands.

©2021,

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !