Cotation du 26/02/2021 à 23h04 Dow Jones Industrial -1,50% 30 932,37
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Wall Street : repart à l'assaut des sommets malgré les tensions sur les taux

Wall Street : repart à l'assaut des sommets malgré les tensions sur les taux
Wall Street : repart à l'assaut des sommets malgré les tensions sur les taux
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Dans le sillage des places européennes, Wall Street remonte en cette fin de semaine. Le Dow Jones grimpe actuellement de 0,33% à 31.599 points, alors que l'indice large S&P 500 prend 0,27% à 3.924 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, avance de 0,57% à 13.945 pts.

Le marché américain avait cédé aux prises de profits hier soir sur fond de déceptions sur les chiffres de l'emploi hebdomadaire et de brusque remontée des taux d'intérêts. Le rendement du T-Bond à 10 ans reste d'ailleurs proche de ses plus hauts d'un an en cette fin de semaine, autour des 1,32%, contre 0,9% fin 2020. Le marché obligataire anticipe un environnement plus inflationniste à mesure que l'économie se redressera, avec le soutien de la Fed et de Washington.

A ce sujet, Janet Yellen a déclaré qu'un important programme d'aide pour surmonter la crise liée au Covid-19 est toujours nécessaire pour une reprise économique complète aux États-Unis. La secrétaire au Trésor a ajouté qu'un plan de relance de 1.900 milliards de dollars pourrait aider le pays à retrouver le plein emploi d'ici un an. "Nous pensons qu'il est très important d'avoir un plan d'aide important qui s'attaque à la douleur que cela a causé (ndlr : la crise) - 15 millions d'Américains en retard sur leur loyer, 24 millions d'adultes et 12 millions d'enfants qui n'ont pas assez à manger, des petites entreprises en faillite", a affirmé J.Yellen à 'CNBC'. "Je pense que le prix à payer pour faire trop peu est beaucoup plus élevé que le prix à payer pour faire quelque chose de grand. Nous pensons que les bénéfices dépasseront largement les coûts à long terme".

Au niveau micro, quelques entreprises de second rang publient leurs derniers comptes ce vendredi. Deere & Co et Applied Materials flambent après leurs très bons résultats, alors que Dropbox recule après une guidance jugée décevante.

Les cours du pétrole consolident après avoir aligné plusieurs séances de hausse et engrangé près de 25% de gains depuis le début de l'année dans l'espoir d'une reprise économique vigoureuse. La vague de froid historique qui s'abat sur le Texas, paralyse le système électrique de l'Etat et perturbe fortement la production américaine de pétrole de schiste a aussi soutenu les cours ces derniers jours. Le baril de WTI échéance mars recule de 1% à 60$ sur le Nymex.

L'once d'or avance désormais de 0,4% à 1.782$, alors que l'argent progresse de 1,6% à 27,5$. Sur le marché des changes, l'indice dollar, qui reflète l'évolution du billet vert face à un panier de 6 devises de référence recule de 0,3% à 90,3 points. Le Bitcoin gagne encore du terrain et se rapproche des 54.000$.

L'indice flash PMI composite américain préliminaire pour le mois de février ressort à 58,8, contre un consensus de marché de 55,5 et une lecture antérieure de 58,7. L'indice retrouve un plus haut de 71 mois. L'indicateur manufacturier s'est établi à 58,5, en ligne avec les attentes, au plus bas depuis deux mois. L'indicateur des services est ressorti à 58,9 contre un consensus de 57,6.

Les reventes de logements existants aux États-Unis pour le mois de janvier sont ressorties sur un rythme de 6,69 millions d'unités, en hausse de 0,6%, à comparer à un consensus de 6,61 millions et un niveau révisé de 6,65 millions rapporté un mois plus tôt. Les achats de primo-accédants ont représenté 33% des ventes alors que 19% ont été financées entièrement en cash. Le prix median a progressé de 14,1% sur un an, à 303.900$.

VALEURS A SUIVRE

* Palantir rebondit de 13% après avoir aligné 6 séances consécutives de baisse, à la suite de comptes mitigés et à la fin du "lockup", la période d'interdiction de vendre des titres après une introduction en Bourse. Palantir s'est introduit sur le NYSE le 30 septembre dernier à 7,25$ par action. Les analystes sont partagés sur les perspectives du groupe, qui a publié mardi des résultats jugés décevants pour le 4e trimestre, malgré des ventes supérieures aux attentes. La firme basée à Denver a ainsi fait état d'une perte nette surprise de 148,3 M$ (8 cents par action) contre un profit de 2 cents par action attendu par le consensus FactSet. Les ventes ont cependant augmenté plus que prévu à 322,1 M$ (+40%) contre 300,7 M$ attendus par le marché. La direction table sur une croissance de 45% au cours du premier trimestre 2021, associée à une marge opérationnelle de 23%.

* Deere s'envole de 10%. Le géant américain des équipements agricoles a revu à la hausse ses objectifs annuels après avoir plus que doublé ses bénéfices sur le premier trimestre de son exercice décalé. Sur les trois premiers mois de son exercice financier, le groupe a enregistré un profit net de 1,22 Md$ ou 3,87$ par action contre un profit de 517 M$ ou 1,63$ par titre un an plus tôt. Le consensus tablait sur un bpa de 1,63$. Les ventes ont progressé de 19% à 9,112 Mds$. Le management anticipe désormais un profit net annuel compris entre 4,6 et 5 Mds$ contre 3,6 à 4 Mds$ visés précédemment.

2021 se révèle être la saison la plus forte depuis des années pour l'agriculture américaine alors que les prix du maïs, du soja et du blé ont atteint leur plus haut niveau en plus de six ans à la suite de l'augmentation de la demande chinoise et des efforts des gouvernements du monde entier pour constituer des stocks alimentaires pendant la pandémie de Covid-19. Les revenus élevés des récoltes permettent aux agriculteurs de rembourser leurs dettes et d'améliorer leurs machines après des années de conditions de marché difficiles.

* Applied Materials (+9%), leader des équipements destinés à la production de semi-conducteurs, a publié jeudi soir après la clôture de Wall Street des résultats supérieurs aux attentes pour son premier trimestre fiscal achevé fin décembre. Au 1er trimestre fiscal, le bénéfice net du sous-traitant de l'industrie des "semis" a atteint 1,13 milliard de dollars (1,22$ par action) contre 892 millions de dollars (0,96$ par action), en hausse de 26% sur un an. En données ajustées (hors frais de restructuration, primes de départ et autres dépenses non récurrentes), le bénéfice par action (bpa) s'est élevé à 1,39$ contre 0,98$ en 2020. Les analystes du consensus FactSet tablaient sur un bpa de 1,28$. Les ventes trimestrielles ont bondi de 24% pour atteindre 5,16 Mds$, contre 4,16 Mds$ un an plus tôt, et 4,98 Mds$ attendus par les analystes. Pour le 2e trimestre de son exercice en cours, "AMAT" prévoit un bpa ajusté de 1,44 à 1,56$, pour de revenus de 5,19 à 5,59 Mds$, mieux que les attentes du marché, qui s'élevaient à 1,28$ par action pour 4,96 Mds$ de ventes.

Le directeur général d'Applied Materials, Gary Dickerson, cité par le communiqué du groupe, a indiqué que la demande pour ses machines avait accéléré au 1er trimestre, ajoutant que "les nouvelles tendances macro-économiques et industrielles engendrent une consommation accrue de silicium dans un vaste éventail de marchés et d'applications". Il a estimé que les produits du groupe le placent dans "une très bonne position pour croître à nouveau plus vite que ses marchés en 2021 et au-delà".

* Novavax grimpe de 6% après l'annonce de la signature d'un protocole d'accord sur la fourniture de 1,1 milliard de doses du vaccin contre le coronavirus développé par le laboratoire à l'organisation internationale Gavi. Les doses seront fabriquées et distribuées dans le monde entier par Novavax et le Serum Institute of India (SII), ce dernier dans le cadre d'un accord existant entre Gavi et le SII.

* Dropbox (-3%). Le groupe a essuyé une perte nette trimestrielle de 345,8 millions de dollars ou 84 cents par titre mais son bpa ajusté est ressorti à 28 cents, soit 4 cents de mieux qu'attendu par les analystes. Les revenus de l'entreprise spécialisée dans le cloud ont également dépassé les prévisions de Wall Street, à 500,4 M$ (+13%), contre 498 M$ de consensus. La société a vu le nombre d'utilisateurs payants progressé plus rapidement que prévu en fin d'année tout comme son revenu par utilisateur. Cependant, les prévisions de revenus pour l'année entière, entre 2,095 et 2,115 Mds$, ont déçu les opérateurs.

* Uber (+1,7%) après la décision de la Cour suprême britannique qui donne raison à un groupe de chauffeurs du groupe de VTC réclamant les mêmes avantages sociaux que des salariés, notamment un salaire minimum et des congés payés.

* Johnson & Johnson (-0,9%). Le groupe pharmaceutique a déposé une demande d'autorisation d'utilisation en urgence de son vaccin contre le COVID-19 auprès de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette procédure est une condition préalable à l'intégration du vaccin au sein du programme Covax de l'OMS, destiné à livrer des doses de vaccin aux pays en développement. Johnson & Johnson et l'alliance Gavi, qui codirige le mécanisme Covax avec l'OMS, ont signé en décembre un protocole d'accord portant sur l'achat anticipé de 500 millions de doses du candidat vaccin à dose unique du laboratoire américain.

* Les dirigeants de Facebook , Alphabet et Twitter seront auditionnés le 25 mars à la Chambre des représentants américaine à propos de la "désinformation qui sévit sur les plates-formes en ligne", ont annoncé jeudi des représentants.

* Pfizer (stable) et Biontech ont demandé à la Food and Drug Administration (FDA) d'autoriser le stockage de leur vaccin contre le Covid-19 pendant deux semaines à des températures correspondant à celles des congélateurs pharmaceutiques normaux, un changement qui pourrait simplifier la distribution du produit. Le protocole actuel prévoit un stockage jusqu'à six mois dans un congélateur ultra-froid à des températures de -80 à -60 degrés et l'expédition dans un conteneur thermique spécial. Pour obtenir le feu vert du régulateur, les deux partenaires lui ont transmis des données sur le stockage de leur produit à des températures situées entre -15o et -25o. "Si elle est approuvée, cette nouvelle option de stockage offrirait aux pharmacies et aux centres de vaccination une plus grande souplesse dans la gestion de leur approvisionnement en vaccins", a déclaré Albert Bourla, directeur général de Pfizer.

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