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Wall Street remonte après les chiffres de l'emploi

Wall Street remonte après les chiffres de l'emploi
Wall Street remonte après les chiffres de l'emploi
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine, qui était déjà parvenue hier soir à un sursaut en fin de journée (+0,47% sur le DJIA et +1,12% sur le Nasdaq), poursuit sur cette tendance ce vendredi, suite aux chiffres mitigés de l'emploi américain, et avant à une intervention surveillée de Jerome Powell. Le S&P500 gagne maintenant 0,49% à 2.925 pts, contre un gain de +0,55% à 26.344 pts sur le DJIA. Le Nasdaq avance de 0,46% à 7.907 pts. L'indice dollar se maintient à 98,9. Les prix du pétrole tentent un léger rebond après la correction récente, le baril de brut WTI remontant de 1% vers les 53$.

Le Département américain au Travail a publié ce vendredi son rapport sur la situation de l'emploi aux États-Unis pour le mois de septembre. Les créations de postes non-agricoles sont ressorties au nombre de 136.000, contre un consensus de place de 145.000 et un niveau révisé tout de même en forte hausse à 168.000 (contre 130.000) pour le mois antérieur. Le taux de chômage est pour sa part ressorti à 3,5%, contre 3,7% de consensus et 3,7% un mois plus tôt. Les créations d'emplois dans le secteur privé se sont établies au nombre de 114.000, contre 135.000 de consensus et 122.000 pour la lecture rehaussée du mois d'août.

Le taux de participation à la force de travail au mois de septembre est ressorti à 63,2% contre 63,1% de consensus. Le salaire horaire moyen en septembre est demeuré stable en comparaison du mois antérieur (+2,9% en glissement annuel).

Les chiffres de la balance commerciale américaine du mois d'août ont également été publiés ce jour. Le déficit commercial s'est établi à 54,9 milliards de dollars, contre 54,5 milliards de consensus et 54 milliards un mois avant.

Jerome Powell, le président de la Fed et punching ball préféré de Donald Trump, s'exprimera ce soir à l'occasion de remarques d'ouverture d'un événement ('La Fed Écoute : Perspectives sur l'Emploi Maximum et la Stabilité des Prix') tenu par le Board de la Fed à Washington. Eric Rosengren, Raphael Bostic, Neel Kashkari, Lael Brainard, Randal Quarles et Esther George de la Fed, interviennent également ce jour.

L'agitation politique pèse toujours sur les indices. En plein scandale politique de 'l'Ukrainegate', le président américain Donald Trump a tout simplement demandé hier jeudi à l'Ukraine... mais aussi à la Chine, d'enquêter sur son possible rival démocrate Joe Biden. C'est pourtant cette même ingérence qui vient de valoir à Trump l'ouverture d'une investigation du Congrès en vue d'une potentielle destitution. Sans complexe, le leader de la Maison blanche, cité notamment par Reuters, a donc déclaré hier devant les journalistes que la Chine devait également s'intéresser à Joe Biden, son potentiel adversaire en 2020, et à son fils Hunter Biden. "Et au fait, de la même manière, la Chine devrait ouvrir une enquête sur les Biden. Parce que ce qui s'est passé en Chine est juste aussi mal que ce qui s'est passé en Ukraine", a même asséné Trump, cité par l'agence Reuters. Trump accuse en effet Biden d'avoir indûment favorisé les affaires de son fils en Ukraine et donc en Chine.

Dans une désormais fameuse conversation téléphonique en juillet, Trump avait demandé au président ukrainien Volodimir Zelenski d'enquêter sur les Biden du fait de soupçons de corruption. Un lanceur d'alerte avait signalé cet échange, déclenchant le lancement de l'enquête en vue d'une procédure d''impeachment'. Les Démocrates ont relevé en effet que Trump avait gelé des aides militaires à l'Ukraine avant le fameux appel à Zelenski, procédé susceptible d'influencer évidemment son interlocuteur. Les réactions ont été vives suite à la nouvelle intervention de Trump hier.

La multiplication des signes de ralentissement économique avait renforcé ces derniers jours les spéculations sur une nouvelle baisse des taux de la Fed le 30 octobre. Selon le baromètre FedWatch du CME Group, les chances d'un abaissement d'un quart de point sont désormais de 78,6%. Elles ont tout de même légèrement diminué ce jour suite au rapport sur l'emploi. Le taux des fed funds serait alors ramené entre 1,50% et 1,75%, après la baisse d'un quart de point le 18 septembre et celle d'un quart de point de juillet. Les marchés envisagent par ailleurs une posible 2ème baisse d'ici à la fin de l'année. La probabilité est ainsi de 42,3% pour un retour à 1,25%-1,50% à l'issue de la réunion des 10 et 11 décembre (48,1% de 'proba' d'une fourchette 1,50-1,75%).

Par ailleurs, sur le front britannique, Boris Johnson pourrait envoyer à l'Union européenne un courrier demandant un report du Brexit si aucun 'deal' n'était scellé avant la date du 19 octobre, indique la BBC, citant des documents gouvernementaux soumis à un tribunal écossais. L'actuel Premier ministre britannique se conformerait alors au 'Benn Act' voté par l'opposition, exigeant du gouvernement la demande d'un tel report en l'absence d'accord approuvé au Parlement ou s'il n'a pas validé de sortie de l'UE sans accord d'ici cette date.

Les valeurs

Du côté des valeurs, Apple (+2%) soutient les marchés ce jour, le groupe à la pomme ayant demandé à ses fournisseurs d'augmenter la production de l'iPhone 11 de huit millions d'unités, soit d'environ 10%, selon 'Nikkei Asian Review'. Ce coup d'accélérateur représenterait entre sept et huit millions d'appareils. Auparavant, Apple s'est montré assez conservateur au sujet de ses commandes", écrit Nikkei, citant une source. "Après cette augmentation, le volume projeté de production pour les iPhone 11 sera supérieur à celui de l'an dernier", et non pas inférieur à celui du modèle lancé l'an dernier comme prévu précédemment, ajoute le journal.

HP Inc (-10%), géant américain des ordinateurs et imprimantes, a dévoilé hier jeudi un plan de restructuration passant par les suppressions de 7.000 à 9.000 postes en trois ans - jusqu'à 16% d'un effectif total de 55.000 personnes. Le groupe entend ainsi mettre l'accent sur le numérique et les services, après des résultats décevants et un changement de directeur général. Enrique Lores prendra la direction du groupe début novembre. Les coupes dans les effectifs devraient permettre d'économiser environ 1 milliard de dollars d'ici à la fin de l'exercice 2022. En attendant, la réorganisation coûtera également 1 milliard de dollars et se traduira notamment par des charges de 100 millions sur le seul quatrième trimestre fiscal, puis 500 millions de dollars sur l'exercice 2020.

Le groupe californien de Palo Alto dit s'attendre désormais à un bénéfice hors coûts de restructurations et autres éléments logé entre 2,22 et 2,32$ sur l'exercice 2020.

Costco (stable), le distributeur américain d'Issaquah, a annoncé hier soir des comptes mitigés. La chaîne de supermarchés a réalisé des revenus de 47,5 milliards de dollars en croissance de 7%, mais le consensus était un cran plus élevé à 47,6 milliards. Le bénéfice par action hors éléments s'est établi à 2,69$, en revanche supérieur aux attentes de marché. Les ventes américaine à comparable et hors essence ont grimpé de 5,2%, mais le consensus était de +5,3% en glissement annuel.

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