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Wall Street : records du DJIA et du S&P !

Wall Street : records du DJIA et du S&P !
Wall Street : records du DJIA et du S&P !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street reste solide ce vendredi, le S&P 500 prenant 0,05% à 4.099 pts et le DJIA 0,16% à 33.557 pts, contre une consolidation de 0,26% sur le Nasdaq à 13.793 pts. Le baril de brut WTI rend 0,3% à 59,4$, alors que le Brent de la mer du Nord se tasse à 62,9$. L'once d'or cède 0,8%. L'indice dollar avance de 0,2% face à un panier de devises. L'euro régresse de 0,2% face au billet vert. Le bitcoin gagne environ 1% vers les 58.400$ sur Bitfinex.

Dans l'actualité économique ce jour à Wall Street, l'indice des prix à la production pour le mois de mars est ressorti en hausse de 1% (consensus +0,5% en comparaison du mois antérieur), avec une progression de 0,7% hors alimentation et énergie (consensus 0,2%). La croissance du PPI est même de 4,2% en rythme annuel, niveau le plus élevé depuis septembre 2011 selon Reuters. Hors alimentaire et énergie, la croissance en rythme annuel se situe à 3,1%, contre 2,7% de consensus. Une telle hausse ravive donc quelque peu les craintes liées à l'inflation outre-Atlantique.

Sur les marchés obligataires, le rendement du T-Bond à 10 ans se tend un peu à 1,66%, alors que le rendement des bons du Trésor à 30 ans s'affiche à 2,33%.

Également dans l'actualité économique américaine ce jour, les ventes de grossistes du mois de février ont régressé de 0,8% à environ 538 milliards de dollars, alors que les stocks ont augmenté de 0,6% en comparaison du mois antérieur, à 682 milliards.

Robert Kaplan, le patron de la Fed de Dallas, a confirmé quant à lui ce jour que l'économie américaine avait toujours besoin du soutien de la Fed, au moins tant que le pays ne serait pas débarrassé du coronavirus. Kaplan nuance toutefois un peu le propos en ajoutant qu'une politique accommodante excessive pendant plus longtemps que nécessaire pourrait avoir des effets.

Ailleurs dans le monde, le taux de chômage suisse est ressorti moins important que prévu à 3,3%. La production industrielle allemande a surpris en revanche en déclin de 1,6% au mois de février, contre un gain espéré de 1,5% en comparaison du mois précédent. La balance commerciale allemande est ressortie excédentaire de 19,1 milliards d'euros, excédent toutefois inférieur aux attentes. La production industrielle française a déçu, en franc déclin de 4,7% par rapport au mois antérieur (lecture ajustée), alors qu'une stabilité était espérée. L'indicateur Halifax britannique des prix des maisons a augmenté de 1,1%, une croissance supérieure aux attentes. Enfin, les ventes italiennes de détail sont ressorties particulièrement dynamiques à +6,6% contre +2% de consensus.

En Chine, l'indice des prix à la consommation (+0,4% en mars hors ajustement et en glissement annuel) et celui des prix à la production (+4,4%) ont augmenté plus que prévu.

Les marchés restent globalement soutenus par les politiques très accommodantes des banques centrales et les largesses budgétaires. Le plan de l'administration Biden a constitué le catalyseur le plus récent. La contrepartie fiscale est conséquente pour les grandes entreprises multinationales. Biden propose qu'elles paient des prélèvements en fonction de leurs ventes locales. Le président américain envisage par ailleurs un budget de 715 milliards de dollars pour le Pentagone, un retrait en comparaison de Trump.

La situation est en revanche contrastée concernant la crise sanitaire, avec une montée en puissance des vaccinations, mais aussi des données alarmantes dans certains pays tels que l'Inde ou le Brésil, qui affichent ces derniers jours des records d'infections ou de décès. L'Italie ou le Royaume-Uni doivent par contre rouvrir progressivement leurs économies. Parmi les points positifs, un tiers de la population américaine est désormais vaccinée...

Selon l'Université Johns Hopkins ce vendredi, le nombre de cas confirmés du nouveau coronavirus dans le monde depuis le début de l'épidémie atteint les 134 millions, dont plus de 31 millions aux USA, 13,3 millions au Brésil et plus de 13 millions en Inde. Le virus a fait officiellement 3 millions de morts dans le monde, dont plus de 560.000 aux Etats-Unis.

Sur le front commercial, les USA ont ajouté les compagnies chinoises de 'supercomputing' à leur liste noire. Un mouvement bipartisan est par ailleurs observé au Sénat pour une compétition stratégique avec la Chine.

La Bourse de New York a encore progressé jeudi, portée notamment par les valeurs technologiques, après la réaffirmation par le président de la Fed Jerome Powell que la banque centrale américaine ne se pressera pas de relever ses taux. L'annonce d'une hausse surprise du nombre de chômeurs la semaine dernière aux Etats-Unis a confirmé que la reprise post-Covid-19 reste irrégulière, justifiant le maintien prolongé d'un soutien tant budgétaire que monétaire à l'économie américaine. Les taux d'intérêts et le dollar ont reflué, et le pétrole a fini en ordre dispersé.

A la clôture, le S&P 500 a signé un nouveau record, tandis que les autres indices se sont approchés des leurs. Le Dow Jones a gagné 0,17% à 33.503 points, à seulement 24 points de son record de lundi, tandis que l'indice large S&P 500 a pris 0,42% à 4.097 pts, un nouveau sommet après son record de la veille. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a grimpé de 1,03% à 13.829 pts. Le Nasdaq est désormais à moins de 2% de son record du 12 février (à 14.095 pts), après avoir subi une correction de plus de 10% début mars, sur fond de tensions sur les taux.

Jerome Powell, qui s'exprimait jeudi en visioconférence devant une commission du FMI, a répété qu'il considérait que la hausse de l'inflation (qui inquiète les marchés financiers ces derniers mois) serait temporaire.

Il a aussi réaffirmé que la Fed "surveille très attentivement l'évolution des prix" et a assuré qu'elle disposait des outils nécessaire à réagir, s'il s'avérait que les prix "évoluent durablement et véritablement au-dessus des niveaux avec lesquels nous sommes à l'aise". Il a aussi souligné que les disparités dans les efforts de vaccination selon les pays représentaient un risque pour la reprise de l'économie mondiale, et a mis en garde contre les risques de 3e vague de Covid aux Etats-Unis où le variant britannique se diffuse rapidement.

Les valeurs

Levi Strauss (+5%) a annoncé des comptes trimestriels supérieurs aux attentes et a relevé sa prévision de revenus pour le premier semestre, misant sur le retour à la normale grâce à la vaccination contre le coronavirus.

Boeing (-2%), le géant aéronautique de Chicago, a demandé à 16 clients de corriger un possible problème électrique sur un groupe spécifique de 737 MAX avant de poursuivre les opérations. Boeing dit par ailleurs travailler avec l'administration fédérale de l'aviation aux Etats-Unis (FAA) sur ce problème.

Crown Holdings (+2%) a conclu la cession de 80% de sa branche européenne d'emballages au groupe de capital-investissement KPS Capital Partners pour un montant de 2,25 milliards d'euros.

Facebook (stable). L'autorité britannique de concurrence mentionne la suspension par le réseau social californien de 16.000 comptes commercialisant de faux avis consommateurs.

Tesla (-2%) a rehaussé encore les prix de vente de ses Model 3 et Y aux Etats-Unis, selon le site spécialisé Electrek, généralement très bien renseigné sur le sujet.

Johnson & Johnson (-1%), le colosse médical et pharmaceutique américain, discute avec le gouvernement indien du lancement d'un essai clinique de son vaccin anti-covid dans le pays.

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a annoncé pour sa part ce vendredi enquêter sur quatre cas, dont un mortel, de formation de caillots sanguins chez des personnes ayant reçu le vaccin de J&J. Le groupe dit coopérer...

Pfizer (+2%). L'Australie a doublé sa commande en vaccins Pfizer / BioNTech contre le covid, à 40 millions de doses désormais, ce qui permettrait de vacciner 80% de la population. Mieux encore, la Commission européenne veut le feu vert des gouvernements de l'UE pour négocier avec Pfizer / BioNTech en vue de leur acheter jusqu'à 1,8 milliard de doses pour une livraison en 2022 et 2023, a indiqué à Reuters un responsable européen.

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