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Wall Street rebondit, relativisant le risque Omicron

Wall Street rebondit, relativisant le risque Omicron
Wall Street rebondit, relativisant le risque Omicron
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La tendance indicative est positive avant bourse à Wall Street ce mercredi, après la violente correction de la veille (-1,86% sur le DJIA et -1,55% sur le Nasdaq). Le Dow Jones se redresse de 0,9% et le S&P 500 de 1,3%. Le baril de brut WTI remonte de 3% sur les 68$. L'indice dollar se stabilise face à un panier de devises. Le bitcoin consolide de 1% à 57.700$ environ. Hier, Jerome Powell, président de la Fed, avait secoué les marchés en signalant que la banque pourrait accélérer le rythme du tapering, dans un contexte d'inflation plus soutenue et durable que prévu. Les derniers commentaires concernant Omicron rassurent toutefois quelque peu, le ministre israélien de la Santé, Nitzan Horowitz, ayant affirmé hier soir que les données initiales montraient que les personnes ayant reçu trois doses du Pfizer seraient bien protégées contre le nouveau variant Omicron.

Le CEO de BioNTech, Ugur Sahin, a lui indiqué que le vaccin devrait probablement protéger contre les formes sévères de covid dues à Omicron. Ainsi, selon Sahin, le vaccin Pfizer / BioNTech est probablement efficace dans la prévention des hospitalisations. De plus, si nécessaire, BioNTech est prêt à 'relancer' un vaccin en 100 jours, adapté au nouveau variant. Le patron de BioNTech se dit enfin plus inquiet à propos des non-vaccinés que du variant... Ces commentaires contrebalancent ceux, beaucoup plus dubitatifs, du patron de Moderna, qui avait précédemment redouté que le nouveau variant n'échappe aux vaccins actuels.

D'après le rapport d'ADP publié ce mercredi, les créations de postes dans le privé aux États-Unis pour le mois de novembre 2021 sont ressorties au nombre de 534.000, contre un consensus de place de 525.000 et un niveau légèrement révisé à 570.000 pour le mois antérieur. Pour novembre, les petites entreprises ont créé 115.000 emplois aux USA, les moyennes 142.000 et les grandes 277.000.

Notons que le rapport gouvernemental mensuel sur la situation de l'emploi aux États-Unis pour novembre est attendu vendredi. Le consensus est logé à 543.000 créations de postes non-agricoles dont 525.000 dans le privé, pour un taux de chômage de 4,5% et un taux de participation à la force de travail de 61,7%.

L'indice PMI manufacturier final américain de novembre sera annoncé à 15h45 ce jour (consensus 59,1). L'ISM manufacturier du même mois sera publié à 16 heures (consensus 61,1). Les dépenses de construction d'octobre seront révélées à la même heure (consensus +0,6% par rapport à septembre). Le rapport hebdomadaire du Département à l'Energie sur les stocks pétroliers domestiques pour la semaine close au 26 novembre sera annoncé à 16h30. Le Livre Beige économique de la Fed, résumé des conditions économiques régionales, sera suivi à 20 heures.

Powell s'exprime par ailleurs encore ce jour, ce qui lui permettra peut-être de nuancer un peu ses propos maladroits de la veille. Le président de la Réserve fédérale a jeté un froid mardi sur les marchés financiers, en estimant que l'adjectif "transitoire" devait désormais être "retiré" lorsqu'on évoquait l'inflation. Le patron de la Fed employait jusqu'ici le terme "transitoire" pour signifier que la hausse actuelle des prix ne déboucherait pas sur une inflation élevée durable... Mais "c'est probablement le bon moment pour retirer ce mot", a-t-il admis, en réponse à la question d'un sénateur, soulignant que "les risques d'une inflation plus persistante s'étaient accrus".

Jerome Powell, que le président américain Joe Biden vient de renommer pour un second mandat, a enchaîné en prévenant que la Fed (qui tiendra sa prochaine réunion les 14 et 15 décembre) envisageait d'accélérer la réduction de son programme d'achats d'actifs du fait du niveau élevé de l'inflation. "A ce stade, l'économie est très forte et les pressions inflationnistes sont plus élevées, et il est donc approprié, à mon avis, d'envisager de conclure la réduction de nos achats d'actifs... peut-être quelques mois plus tôt, a-t-il expliqué, Je pense que nous en discuterons lors de notre prochaine réunion".

Les stratégistes de la banque d'affaires Goldman Sachs, plusieurs membres de la Fed dont Raphael Bostic, et les Minutes de la réunion de la Fed des 2 et 3 novembre avaient tous suggéré récemment que le rythme du "tapering" pourrait passer de 15 milliards de dollars par mois à 30 Mds$, ce qui permettrait de mettre fin au programme en seulement 4 mois, d'ici à la fin du 1er trimestre 2022.

L'étape suivante serait la remontée des taux directeurs de la Fed, ramenés proches de zéro en mars 2020 pour lutter contre la récession brutale provoquée par la crise du Covid-19. Avant l'émergence d'Omicron la semaine dernière, les marchés anticipaient une première hausse des taux avant juin 2022, des attentes qui pourraient être reportées à septembre si le variant provoque un ralentissement économique.

Pour l'instant, le spectre de ce nouveau variant, qui pourrait résister aux vaccins actuels, ne fait que renforcer les craintes d'une aggravation des problèmes de chaîne d'approvisionnement et de pénuries, des facteurs alimentant la hausse des prix qui a fortement accéléré depuis la pandémie. Un élément est toutefois susceptible de freiner l'inflation, la baisse des cours du pétrole...

Dans son discours prononcé devant la commission bancaire du Sénat, et qui a été publié dès lundi soir, Jerome Powell avait estimé que "la récente augmentation des cas de Covid-19 et l'émergence du variant Omicron posent des risques à la baisse pour l'emploi et l'activité économique et accroissent l'incertitude quant à l'inflation". Il a également indiqué qu'"il apparaît désormais que les facteurs qui poussent l'inflation à la hausse persisteront largement l'année prochaine". Il a tout de même souligné que "la plupart des prévisionnistes, y compris à la Fed, continuent de s'attendre à une baisse significative de l'inflation au cours de l'année prochaine, à mesure que les déséquilibres de l'offre et de la demande s'atténueront".

"Je vais vous dire ce qui nous a échappé, selon moi", a indiqué Jerome Powell aux sénateurs, c'est "l'énorme quantité de problèmes d'approvisionnement que nous avons eu avec les semi-conducteurs, le bois d'oeuvre et toutes ces produits". La forte demande "s'est heurtée à (...) ces contraintes d'approvisionnement", a souligné le patron de la Fed, ajoutant qu'"il n'y a pas de précédent à cela".

Alors que la Fed s'est fixé comme objectif une inflation annuelle de l'ordre de 2% (objectif qui n'avait pas été atteint pendant des années jusqu'à la crise du coronavirus), les prix se sont envolés en 2021 pour atteindre 6,2% en octobre aux Etats-Unis, au plus haut depuis 31 ans. En Europe, l'inflation a aussi accéléré en novembre pour atteindre 4,9% sur un an dans la zone euro, selon des données initiales publiées mardi par l'institut EuroStat.

Les valeurs

Salesforce dévisse avant bourse à Wall Street, alors que le géant des solutions CRM cloud a fourni hier soir, en marge de sa publication financière trimestrielle, des perspectives de revenus et profits inférieures aux attentes. Le groupe a par ailleurs promu Bret Taylor au rang de co-CEO, fonction partagée avec Marc Benioff qui reste président du conseil d'administration. Taylor était directeur des opérations depuis 2019. Sur le quatrième trimestre fiscal, le groupe envisage un bénéfice ajusté par action allant jusqu'à 73 cents, contre 82 cents de consensus. Les revenus sont espérés à 7,23 milliards de dollars, contre 7,2 milliards de consensus. Les recettes du premier trimestre de l'exercice suivant sont anticipées à 7,25 milliards, contre 7,35 milliards de consensus.

Pour le troisième trimestre fiscal clos fin octobre 2021, les revenus se sont appréciés de 27% à 6,86 milliards de dollars. Le bénéfice ajusté par action a été de 1,27$. Le consensus était de 6,8 milliards de ventes et 92 cents de profit par action.

Box rebondit en revanche. Le groupe a dépassé les attentes sur le trimestre clos, affichant des revenus de 224 millions de dollars en augmentation de 14%, contre 218 millions attendus. Le bénéfice ajusté par action a été de 22 cents, contre 21 cents de consensus.

Hewlett Packard Enterprise (HPE) a dépassé les attentes de profits pour le quatrième trimestre fiscal, dégageant sur la période un bénéfice ajusté par action de 52 cents, à comparer à un consensus de 49 cents et un bpa de 37 cents un an plus tôt. Les revenus ont totalisé 7,35 milliards de dollars sur la période close en octobre, tout juste en ligne avec les attentes de marché, contre 7,21 milliards de dollars un an auparavant. Les prévisions demeurent prudentes compte tenu des difficultés persistantes d'approvisionnement. Le bénéfice ajusté par action du premier trimestre fiscal, clos fin janvier, est anticipé entre 42 et 50 cents, contre 49 cents de consensus.

GlobalFoundries est attendu en baisse à Wall Street, alors que le groupe vient pourtant de faire état d'une croissance de 56% des ventes trimestrielles avec la demande en 'puces'. Il s'agit de la première publication trimestrielle du groupe depuis son IPO d'octobre. Sur le trimestre clos fin septembre, les revenus ont totalisé 1,7 milliard de dollars, contre 1,09 milliard un an avant. Les recettes du trimestre entamé sont espérées entre 1,8 et 1,83 milliard. Le bénéfice net du trimestre clos a été positif de 5 millions de dollars et 1 cent par titre, contre un déficit de 293 millions de dollars un an plus tôt.

Pfizer et BioNTech ont comme attendu demain l'approbation FDA pour la vaccination covid des 16 et 17 ans. La campagne de vaccination chez les enfants de 5 à 11 ans débutera par ailleurs au sein de l'Union européenne le 13 décembre, avec une semaine d'avance, a précisé Jens Spahn, ministre allemand de la Santé.

Merck. Un panel d'experts auprès de la Food & Drug Administration a recommandé l'autorisation d'utilisation d'urgence du traitement antiviral contre le covid du laboratoire, ouvrant potentiellement la voie au premier traitement par voie orale contre la maladie aux USA.

Amazon. Letitia James, procureure générale de l'Etat de New York, a demandé à un juge de l'Etat de nommer un expert pour superviser la sécurité des salariés dans un centre de logistique d'Amazon à New York, évoquant un allègement des mesures contre le covid qui étaient déjà estimées insuffisantes.

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