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Wall Street rebondit, dopé par Trump et Powell

Wall Street rebondit, dopé par Trump et Powell
Wall Street rebondit, dopé par Trump et Powell
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine remonte significativement ce mardi, après une séance assez difficile hier lundi marquée par des chutes des titres des GAFA affectant tout particulièrement le Nasdaq. Le S&P500 rebondit ainsi de 1,14% à 2.776 pts, alors que le Nasdaq reprend 1,4% à 7.436 pts. Le DJIA s'accorde 1,4% à 25.167 pts. Les marchés profitent des commentaires positifs de Trump concernant un hypothétique accord commercial avec le Royaume-Uni, ainsi que de l'intervention très mesurée de Jerome Powell.

Sur le marché des changes, l'indice dollar se stabilise à 97,2. Du côté des matières premières, le baril de brut WTI perd désormais 0,1% à 53,2$.

Donald Trump a évoqué, à l'occasion de sa visite au Royaume-Uni, la possibilité d'un accord commercial bilatéral une fois le Brexit effectif. A l'occasion d'une conférence de presse avec la Première ministre britannique Theresa May, le leader de la Maison blanche a même estimé possible la conclusion d'un "accord commercial phénoménal" après la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne... Comme bien souvent, le Président américain n'a donc pas fait dans la nuance, parlant également d'un éventuel "accord commercial très, très substantiel" avec son allié britannique. Trump a d'ailleurs encouragé le Royaume-Uni à quitter l'UE et prendre son indépendance, affirmant son soutien à Boris Johnson pour prendre la succession de May.

Cette intervention de Trump contraste avec le durcissement actuel des échanges avec la Chine. Le dirigeant américain vient par ailleurs de rouvrir un autre front sur le plan commercial en s'attaquant au Mexique. Trump a annoncé en fin de semaine dernière l'application dès le 10 juin de tarifs douaniers de 5% sur tous les produits importés du Mexique, alors même que les deux partenaires étaient pourtant sur le point de boucler le nouvel accord USMCA. Les taxes douanières seraient progressivement rehaussées, et resteraient en vigueur tant que les flux de clandestins passant par le Mexique ne seraient pas arrêtés... Trump a encore évoqué ce jour "l'invasion" des migrants provenant du Mexique.

La situation s'enlise quant à elle entre Washington et Pékin, à l'approche du sommet du G20 d'Osaka au Japon programmé en fin de mois, qui devait être l'occasion d'une rencontre fructueuse entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping. L'administration Trump a regretté hier que la Chine l'ait accusée d'être responsable de l'impasse. Le bureau du représentant américain au Commerce et le Trésor US ont affirmé au contraire que les négociateurs chinois avaient fait 'machine arrière' sur des éléments importants d'un projet d'accord... Le ministère chinois au Commerce a adoucit légèrement le ton ce jour en jugeant que le conflit pourrait être résolu par un dialogue régulier...

S'exprimant ce jour à l'occasion d'une conférence à Chicago, le président de la Fed Jerome Powell n'a pas vraiment surpris. Le leader de la Banque centrale américaine explique ainsi que la Fed "surveille de près" les développements liés à la guerre commerciale et leurs implications économiques. Par ailleurs, la Banque fera ce qui est nécessaire pour soutenir la croissance américaine, assure Powell, sous pression alors que les marchés espèrent désormais une baisse des taux cette année compte tenu des risques de ralentissement global.

"Nous ne savons pas comment ni quand ces problèmes seront résolus. Nous surveillons de près les implications de ces développements pour les perspectives économiques américaines et, comme toujours, nous agirons comme il convient pour soutenir la croissance, avec un marché du travail solide et une inflation proche de notre objectif symétrique de 2%", a précisé Powell sans trop se mouiller ce jour.

Selon l'outil FedWatch du CME Group, le taux des fonds fédéraux, actuellement situé entre 2,25 et 2,50%, devrait reculer d'un à trois quarts de points d'ici la dernière réunion monétaire de l'année, celle du 11 décembre 2019. Ainsi, la probabilité d'une fourchette de taux allant de 2 à 2,25% à cette date serait de 16,6%, contre 34,9% pour la probabilité de taux de 1,75-2% (soit une baisse d'un demi-point) et 32,4% pour la probabilité de taux de 1,50-1,75% (baisse de trois quarts de point).

Selon le rapport gouvernemental du jour aux États-Unis, les commandes industrielles du mois d'avril 2019 sont ressorties en retrait de 0,8% en comparaison du mois antérieur, en ligne avec le consensus des économistes de la place, après une progression révisée (en baisse) à +1,3% pour le mois antérieur.

Navistar, GameStop, Tiffany, Donaldson et Salesforce, publient leurs derniers comptes trimestriels ce jour à Wall Street.

Navistar (+5%) devrait connaître une belle séance, le groupe ayant publié des profits et des revenus supérieurs aux attentes, et dopé au passage ses prévisions annuelles. Sur le trimestre clos fin avril, la perte nette est ressortie à 48 M$ soit 48 cents par titre, mais le profit ajusté s'est élevé à 105 M$ contre 67 M$ un an avant. Le bpa ajusté a atteint 1,06$, contre 69 cents de consensus. Les revenus ont grimpé de 24% à 3 Mds$, avec une croissance de 35% des ventes de camions à 2,3 Mds$.

Tiffany (+4%) grimpe désormais à Wall Street. Le joaillier new-yorkais a pourtant affiché des ventes un peu courtes avec la baisse des dépenses touristiques. Pour le premier trimestre, le groupe a réalisé un profit de 125 M$, 1,03$ par titre, contre 1,01$ de consensus. Les revenus sont ressortis voisins de 1 milliard, contre 1,02 Md$ de consensus. Un an avant, le bénéfice était de 142 M$ pour des revenus de 1,03 Md$. Les ventes à comparable ont même reculé de 5%.

Fiat Chrysler Automobiles (+4%) et l'Etat français auraient résolu leurs points de désaccord relatifs au projet de fusion soumis la semaine dernière par le constructeur automobile italo-américain à Renault, ont affirmé à Reuters trois sources, peu avant la réunion d'un conseil d'administration du Français. L'Etat français, qui détient 15% de Renault, avait jusqu'ici insisté pour avoir son propre siège au sein du conseil d'administration de l'éventuelle nouvelle entité ainsi qu'un droit de veto sur le choix des dirigeants. A l'issue de discussions avec John Elkann, président de FCA, le gouvernement français aurait accepté un compromis selon lequel il occuperait un des quatre sièges alloués à Renault. Renault cèderait par ailleurs à l'Etat un des deux sièges dont il disposerait au sein d'un comité de nominations de quatre membres.

General Electric (+3%). La SEC (Securities & Exchange Commission), gendarme boursier américain, étudie d'éventuels pots-de-vins qui auraient été versés dans les ventes d'équipements médicaux au Brésil. Selon l'agence Reuters, la SEC enquête par ailleurs sur le possible recours à des intermédiaires locaux en Chine. L'agence cite deux sources américaines au fait du dossier. Ces enquêtes viseraient aussi l'Allemand Siemens et le Néerlandais Philips.

Uber (stable) réagit peu pour l'heure en bourse à une série de recommandations d'analystes. RBC a débuté le suivi à 'surperformance', Morgan Stanley à 'surpondérer', Citigroup à 'neutre', Barclays à 'surpondérer' et Mizuho à l'achat. Deutsche Bank affiche également un avis d'achat. Citigroup est pour sa part acheteur sur le rival Lyft (-2%).

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