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Wall Street : rebondit avec la tech et les valeurs de l'énergie, GM se distingue

Wall Street : rebondit avec la tech et les valeurs de l'énergie, GM se distingue
Wall Street : rebondit avec la tech et les valeurs de l'énergie, GM se distingue
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Dans le sillage des places européennes, Wall Street progresse en début de séance. Le Dow Jones est stable à 34.126 points, tandis que l'indice large S&P 500 avance de 0,24% à 4.175 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, prend 0,46% à 13.697 pts. L'optimiste sur la reprise économique semble reprendre le dessus dans les salles de marché après les inquiétudes de mardi en lien avec le niveau de valorisation atteint par certains titres et le risque d'un dérapage inflationniste.

La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a d'ailleurs reconnu pour la 1ere fois que les taux d'intérêts pourraient avoir à être légèrement relevés aux Etats-Unis pour éviter toute surchauffe, à mesure que les programmes d'investissements de l'administration Biden seront mis en place. Pas de quoi rassurer des marchés nourris depuis de longues années par les centaines de milliards de dollars injectés par la Fed.

Par ailleurs, Robert Kaplan, le patron de la Fed de Dallas, a répété mardi, dans un entretien au site 'MarketWatch' qu'il pensait qu'il était temps de parler de réduire les achats d'actifs de la Fed... Soulignant la vigueur de la reprise économique aux Etats-Unis, il a estimé qu'il "ferait sens pour la banque centrale d'au moins commencer à débattre de l'ajustement du plan" d'achat d'obligations d'Etat" (120 milliards de dollars par mois), a-t-il ainsi déclaré. Des propos à nuancer toutefois dans la mesure où M. Kaplan ne dispose pas cette année d'un droit de vote dans le Comité FOMC qui établit la politique monétaire américaine.

Des déclarations qui ont néanmoins pesé sur les secteurs technologiques et internet, qui pâtissent en premier lieu des craintes d'inflation et de hausses de taux. D'autant que les indicateurs de conjoncture du jour confirment la vigueur de la première économie mondiale. Les créations d'emploi dans le secteur privé ont en effet encore été robustes le mois dernier bien qu'inférieures à un consensus haut perché. Selon les données d'ADP, 742.000 postes ont été ouverts en avril aux Etats-Unis, contre un consensus de 850.000. Il s'agit toutefois du niveau le plus élevé depuis septembre dernier. En outre, les créations d'emplois dans le privé pour le mois de mars ont été révisées en hausse, de 48.000 à 565.000. Les loisirs et l'hôtellerie, les secteurs le plus touchés par les fermetures d'entreprises liées à la pandémie, ont créé le plus d'emplois avec 237.000 nouveaux postes. Le commerce, le transport et les services publics ont également joué un rôle important, avec 155.000 nouveaux emplois.

L'enquête ADP est publiée deux jours avant le rapport mensuel du département du Travail, qui devrait, selon le consensus, montrer une nouvelle augmentation des créations d'emplois non agricoles, à 978.000 contre 916.000 en mars.

Les données PMI d'avril indiquent une expansion marquée et sans précédent de l'activité dans le secteur des services aux États-Unis. Cette reprise de la production a été soutenue par l'augmentation la plus rapide jamais enregistrée des nouvelles affaires. La pression sur les capacités est restée évidente, car les arriérés de travail se sont accumulés à un rythme plus rapide et l'emploi a augmenté au deuxième taux le plus élevé jamais enregistré. L'indice final IHS Markit de l'activité de services a ainsi atteint 64,7 le mois dernier après 60,4 en mars, et contre 63,1 en première estimation.

Après l'indice PMI IHS Markit, l'enquête mensuelle de l'Institute for Supply Management (ISM) a également montré une activité toujours très bien orientée dans le secteur des services aux Etats-Unis. L'indice ISM des services a en effet atteint 62,7 en avril après le record de 63,7 du mois précédent. Les économistes attendaient un niveau de 64,1.

Sur les marchés obligataires, les taux se détendent cet après-midi. Le rendement du T-Bond américain à 10 ans pointe à 1,587% (-0,5 point de base) après un plus haut à 1,76% atteint en mars.

Du côté des changes, le dollar gagne encore du terrain. L'indice du dollar s'adjuge actuellement 0,35% à 91,3 points face à un panier de devises de référence. A l'inverse, l'euro redonne 0,05% face au billet vert à 1,205$ dans les échanges interbancaires.

Le pétrole poursuit sa marche en avant, l'optimisme sur la croissance de la demande l'emportant sur les inquiétudes concernant les nouvelles vagues de Covid-19 en Inde, au Japon et au Brésil. Les investisseurs voient aussi d'un bon oeil les calendriers de levée des restrictions anti-Covid prises par plusieurs pays européens, dont la France, l'Italie et l'Allemagne. L'annonce d'une forte baisse des stocks de brut américains la semaine passée soutient également la tendance. Le baril de brut léger américain WTI prend en ce moment 1% à 66,4$ sur le Nymex pour le contrat à terme de juin, tandis que le Brent gagne 1% à 69,7$ (contrat de juillet).

Plus globalement, de nombreuses matières premières évoluent sur des niveaux plus observés depuis de longues années sur des perspectives de fort rebond de l'économie mondiale après la pandémie. L'indice 'Bloomberg Commodity Spot' a d'ailleurs atteint hier son plus haut niveau depuis 2011. De quoi alimenter les craintes inflationnistes.

Enfin, sur le marché des "cryptos", le bitcoin gagne désormais 2,6% sur 24h, autour de 56.440$ sur la plateforme Bitfinex.

VALEURS A SUIVRE

* Match Group (+5,5%) table sur un chiffre d'affaires supérieur aux attentes pour le trimestre en cours, misant sur le succès de ses applications de rencontres en ligne, comme Tinder et Hinge, avec l'assouplissement des restrictions liées à la pandémie.

* Activision Blizzard (+4,5%) a relevé sa guidance annuelle alors que l'augmentation de la demande pour ses jeux vidéo, notamment "Call of Duty" et "Candy Crush", lui ont permis de présenter des résultats supérieurs aux attentes au T1. L'éditeur de jeux vidéo table désormais sur des revenus compris de 8,6 Mds$ sur l'exercice contre 8,45 Mds$ précédemment et 8,55 Mds$ de consensus. Le bpa ajusté est anticipé à 3,70$ contre 3,60$ auparavant et 3,65$ de consensus. Sur les trois premiers mois de l'année, la firme a enregistré un profit net de 619 M$ ou 79 cents par titre contre 505 M$ et 65 cents par action il y a un an. Le bpa ajusté est ressorti à 84 cents contre 71 cents attendus. Les revenus ajustés ont atteint 2,07 Mds$, contre 1,78 Mds$ de consensus. Activision avait 150 millions d'utilisateurs actifs mensuels sur la période, soit 47% de plus que su la même période de l'exercice précédent.

* General Motors gagne plus de 3% alors que le géant américain de l'automobile vient de dévoiler de solides trimestriels. Guère épargné par la pénurie mondiale de semi-conducteurs, GM estime que cette crise amputera son Ebit ajusté de 1,5 à 2 milliards de dollars cette année. Le constructeur anticipe néanmoins toujours un bénéfice net 2021 compris entre 6,8 et 7 ,6 Mds$ et un Ebit ajusté allant de 10 à 11 Mds$. Il vise même le haut de fourchette pour ce dernier indicateur. Le free cash-flow de la branche automobile est anticipé entre 1 et 2 Mds$.

Sur les trois premiers mois de 2021, la firme de Détroit a réalisé un profit net de 3 Mds$, un Ebit ajusté de 4,4 Ms$ pour des revenus en repli de 0,7% à 32,5 Mds$. Le bpa ajusté a atteint 2,25$ contre 62 cents un an plus tôt et 1,08$ de consensus. Le free cash-flow de la seule branche automobile est néanmoins ressorti négatif à -1,1 Md$. La directrice générale de GM, Mary Barra, a déclaré dans une lettre aux actionnaires que l'investissement dans les véhicules électriques allait continuer à s'accélérer. "Nous continuerons de convertir les usines d'assemblage pour construire des VE et augmenter la capacité de nos cellules de batterie alors que nous progressons vers notre objectif de leadership en parts de marché de VE en Amérique du Nord... Nous serons à la tête de l'industrie pour commercialiser en toute sécurité la technologie de conduite autonome".

* T-MOBILE US (+3,6%) a revu à la hausse son objectif d'abonnés sur l'année et publié des résultats du premier trimestre supérieurs aux attentes.

* Lyft (-4,7%), spécialiste des véhicules de transport avec chauffeur, a fait état mardi de pertes trimestrielles nettement moins importantes que prévu et dit qu'il s'attendait à renouer avec un bénéfice ajusté au troisième trimestre grâce à des réductions de coûts. La perte par action est ressortie à 35 cents sur le trimestre clos fin mars contre 53 cents de consensus.

* Hilton Worldwide perd 3% après avoir essuyé de nouvelles pertes au premier trimestre. Le groupe hôtelier a ainsi essuyé un déficit net de 108 M$ ou 39 cents par titre contre un profit de 18 M$ ou un bpa de 6 cents un an plus tôt. Les recettes ont fondu de 54,5% à 874 M$ et le RevPAR, mesure très suivie dans le secteur, a sombré de 38% à 46,23$, en légère amélioration toutefois par rapport au trimestre précédent. Le bpa ajusté s'est établi à 2 cents contre 10 cents attendus par le marché. Bien que les analystes s'attendent à un fort rebond de l'hôtellerie au cours du second semestre de cette année, ils restent réservés quant à la rapidité de la reprise de la demande pour les voyages d'affaires, dont dépendent fortement les grandes chaînes, notamment Hilton et son rival Marriott.

"Alors que l'augmentation des cas de COVID-19 et le renforcement des restrictions de voyage, en particulier en Europe et dans notre région Asie-Pacifique, ont pesé sur la demande en janvier et février, nous avons constaté une amélioration significative en mars et avril", a déclaré le directeur général, Christopher J. Nassetta. "Nous espérons que cette dynamique positive se poursuivra alors que les vaccins sont plus largement distribués et que nos clients se sentent à nouveau en sécurité lorsqu'ils voyagent".

* Boeing (-1,9%). Les responsables américains de la sécurité aérienne ont demandé à Boeing de fournir une nouvelle analyse et une nouvelle documentation montrant que les problèmes d'alimentation électrique affectant le 737 MAX sont réglés, ont déclaré à 'Reuters' deux personnes au fait du dossier. Les problèmes électriques ont entraîné la suspension de près d'un quart de la flotte de 737 MAX. Les compagnies aériennes américaines ont déclaré qu'elles s'attendaient à ce que Boeing publie dès cette semaine les bulletins de service qui leur permettraient d'effectuer les réparations et de remettre rapidement les avions en service, mais ce dernier problème va probablement repousser ce délai. "Nous continuons à travailler en étroite collaboration avec la FAA et nos clients pour résoudre le problème électrique des 737 concernés", a déclaré une porte-parole de Boeing.

C'est le grand jour pour Jessica Alba et sa société The Honest. L'entreprise de produits de beauté et de soins personnels fondée par l'actrice en 2011 fait ses débuts à Wall Street ce mercredi. Le groupe californien a levé 413 millions de dollars lors de cette IPO, en vendant 25,8 millions d'actions à 16 dollars pièce. De quoi valoriser The Honest près de 1,5 milliard de dollars. Honest est devenue au fil des années une marque reconnu au niveau national et a conclu des partenariats avec des géants du commerce de détail, dont Target et Amazon.com. En forte croissance, la société n'est toujours pas rentable. L'an passé, elle a essuyé une perte de 14,5 M$ pour des revenus de 300,5 M$, en hausse de 28%. D'après les dernières indications, le titre, coté sur le Nasdaq sous le mnémo HNST, devrait ouvrir à 19$.

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