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Wall Street : rebond attendu

Wall Street : rebond attendu
Wall Street : rebond attendu
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street va tenter de repartir du bon pied après quatre séances de baisse (pour le Dow Jones et le s&P500). Les investisseurs continuent à digérer et analyser le changement de ton de la Réserve fédérale, qui a indiqué la semaine passée qu'elle envisage désormais de relever ses taux directeurs en 2023, voire plus tôt... Ainsi, 7 des 18 membres de la Fed, prévoient un premier tour de vis dès 2022. Parmi eux, James Bullard, patron de la Fed de Saint-Louis.

Connu pour ses positions d'habitude plutôt accommodantes, James Bullard s'est montré plus "faucon" vendredi, en estimant que la Fed pourrait relever ses taux dès 2022. "C'est une année plus solide que ce à quoi nous nous attendions, avec plus d'inflation que prévu, et je pense qu'il est naturel que nous ayons penché un peu plus du côté des 'faucons' pour contenir les pressions inflationnistes", a expliqué James Bullard à 'CNBC'. Il a aussi confirmé que la Fed avait amorcé le débat sur la réduction à venir de ses achats d'obligations ("tapering") sur les marchés (120 milliards de dollars par mois actuellement).

Dans ce contexte, les investisseurs suivront les interventions attendues dans la semaine de plusieurs responsables de la Fed, dont celle du président Jerome Powell, auditionné demain par la commission de la Chambre des représentants sur la crise du coronavirus.

L'évolution du marché obligataire reste également scrutée de près alors que le rendement des titres du Trésor à 30 ans est passé sous la barre des 2% pour la première fois depuis février et celui du 10 ans a glissé sous la barre des 1,40%, au plus bas depuis février. Une détente des taux qui reflète le retour d'une certaine aversion au risque dans les salles de marchés.

Aujourd'hui, les opérateurs n'auront pas grand-chose à se mettre sous la dent si ce n'est l'indice d'activité de la Fed de Chicago pour le mois de mai. L'actualité micro est tout aussi légère. Elle le sera d'ailleurs toute la semaine.

L'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence) recule légèrement (-0,1%) à 92,1 points, alors que l'euro remonte timidement face au billet vert (+0,3%), à 1,189$ entre banques.

Le bitcoin poursuit sa correction, en repli de 6,3% sur 24h, autour de 33.200$ sur la plateforme Bitfinex.

Enfin, les cours du brut poursuivent leur marche en avant. Le baril de WTI échéance juillet gagne 0,4% à 72 dollars sur le Nymex alors que le baril de Brent de la mer du Nord (contrat d'août) progresse de 0,3% à 73,3$. L'or noir, qui vient d'aligner quatre semaines de hausse, est soutenu par les espoirs d'une forte demande pendant la saison estivale mais également par l'absence d'accord entre l'Iran et les grandes puissances mondiales en vue de relancer l'accord sur le nucléaire iranien.

Les valeurs

* Adobe Systems. Wall Street a salué vendredi les comptes du géant américain des logiciels qui a publié jeudi soir des bénéfices et des ventes supérieurs aux attentes des marchés, grâce à la forte croissance de la demande de logiciels logés dans le "cloud". Ces annonces ont fait bondir vendredi l'action Adobe de 2,58% à 565,59$ en clôture, un record, dans un marché pourtant globalement en berne (-1,3% pour le S&P 500). Adobe, qui édite des logiciels graphiques de référence comme Acrobat, Photoshop, InDesign ou Illustrator ou Flash, a indiqué jeudi soir que son bénéfice net du 2e trimestre fiscal, achevé fin mai, a atteint 1,12 milliard de dollars (2,32$ par action) contre 1,1 Md$ un an plus tôt (2,27$ par action). En termes ajustés des éléments non-récurrents, le bénéfice net par action s'élève à 3,03$, bien supérieur aux attentes du consensus du cabinet FactSet, logées à 2,81$.

Les revenus du groupe basé à San José en Californie ont totalisé 3,84 Mds$, en hausse de 22,5% par rapport à la même période de 2020 (3,13 Md$) et là aussi supérieurs aux 3,73 Mds$ attendus par les analystes financiers. Shantanu Narayen, le directeur général d'Adobe, a qualifié le 2e trimestre fiscal de "remarquable" dans un monde où le numérique est devenu la "priorité numéro un".

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