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Wall Street : quelques hésitations, le Nasdaq au sommet

Wall Street : quelques hésitations, le Nasdaq au sommet
Wall Street : quelques hésitations, le Nasdaq au sommet
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse de New York reste globalement bien orientée mercredi, pour la 3e séance consécutive, les investisseurs ayant été plutôt rassurés par les dernières déclarations de Jerome Powell et d'autres responsable de la Fed. Le président de la Fed, auditionné par le Congrès américain, a réaffirmé que la Fed jugeait la hausse de l'inflation temporaire et n'a pas signalé d'urgence à retirer la soutien de la banque centrale à l'économie.

A deux heures de la clôture, l'indice Dow Jones est proche de l'équilibre à 33.925 points (-0,06%), tandis que l'indice large S&P 500 gagne 0,07% à 4.249 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, progresse de 0,24% à 14.287 pts, s'orientant vers son 2e record d'affilée.

Sept des 11 indices sectoriels du S&P 500 sont dans le vert mercredi, dont les biens de consommation discrétionnaires (+0,7%), les financières (+0,6%), l'énergie (+0,5%) et les services de communication (+0,2%).

Sur le marché des changes, l'indice du dollar se stabilise à 91,77 points (+0,02%) face à un panier de 6 devises de référence, tandis que l'euro pointe à 1,1936$ (-0,01%). Sur les marchés obligataires, les taux se tendent légèrement : le rendement du T-Bond à 30 ans est à 2,11% (+2 points de base) et celui du T-Bond à 10 ans s'affiche à 1,48% (+2 pdb).

Les statistiques du jour aux Etats-Unis ont confirmé la vigueur de la reprise économique, grâce à l'assouplissement des restrictions sanitaires qui a permis la réouverture de nombreuses activités. L'indice d'activité flash PMI manufacturier (calculé par IHS Markit) a ainsi grimpé à un plus haut historique à 62,6 (contre 62,1 en mai). L'indice des services a reculé à 64,8 après 70,4 en mai, mais reste très dynamique. L'indice PMI flash composite s'est affiché à 63,9 en juin contre 68,7 en mai, mais signale néanmoins un taux d'expansion proche de ses plus hauts historiques.

Dans le secteur immobilier, les problèmes d'approvisionnement en matériaux et la hausse des prix ont pesé sur les ventes de logements neufs aux Etats-Unis en mai. Ces ventes ont reculé à 769.000 unités, contre 870.000 de consensus et après 817.000 en avril (lecture révisée en baisse). Le prix median de vente affiche en revanche une forte progression de 18,1% sur un an, à 374.400$. Mardi, les ventes de logements existants avaient aussi déçu en mai, reculant pour le 4e mois consécutif, sur fond de pénurie d'offre et de hausse des prix.

Tapering, hausse des taux... La Fed opte pour la prudence

Sur le front de la politique monétaire, Jerome Powell s'est donc montré prudent mardi soir, lors de son audition devant une commission de la chambre de représentants sur le thème de la crise du coronavirus. Tout en saluant la vigueur de la reprise économique, qui s'accompagne d'une inflation accrue, le patron de la Fed a souligné que les facteurs d'incertitudes demeurent sur le marché de l'emploi, et empêchent la banque centrale d'agir trop rapidement pour retirer son soutien exceptionnel mis en place en mars 2020 pour lutter contre la crise du coronavirus.

Il a répété qu'il pensait qu'une partie de la hausse des prix observée actuellement était liée à des facteurs passagers, comme l'envolée des prix des voitures et camions d'occasion. Le patron de la Fed a cependant admis que l'inflation pourrait se révéler plus persistante que prévu. Dans ce cas, la Fed est prête à utiliser ses outils pour la contrer, a-t-il assuré.

Le 16 juin, à l'issue de sa dernière réunion, la Fed avait causé un petit électrochoc en signalant aux marchés qu'elle envisageait de retirer graduel de son soutien, indiquant notamment que le débat sur le "tapering" avait commencé. En outre, une majorité de 13 sur 18 membres de la Fed s'attend désormais à ce que le taux des "fed funds", le principal taux directeur de la Fed, soit relevé courant 2023, et non à partir de 2024 comme précédemment estimé. 7 membres estiment même que la première hausse de taux devrait intervenir fin 2022.

Cependant, malgré ce ton un peu moins "colombe", le message reste globalement accommodant, ce qui a permis aux marchés de se reprendre cette semaine après une première réaction négative.

Plusieurs autres membres de la Fed ont confirmé que le resserrement monétaire n'était pas imminent. Le président de la Fed de New York, John Williams, a déclaré mardi qu'une discussion sur la hausse des taux d'intérêt était "encore très loin dans le futur, tandis que Loretta Mester, la présidente de la Fed de Cleveland, a estimé qu'il fallait attendre septembre avant de parler de réduire les achats d'actifs, afin de mesurer d'ici là quels progrès ont été accomplis sur le marché de l'emploi.

Le bitcoin reprend des couleurs, le pétrole poursuit son ascension

Sur le marché des cryptos, le bitcoin remonte enfin, en hausse de près de 10% sur 24h, autour de 33.060$ sur la plateforme Bitfinex. Il était tombé mardi sous la barre des 30.000$, pour la première fois depuis le mois de janvier. La poursuite de la répression chinoise avec la décision des autorités locales de fermer de nombreuses fermes de minage de cryptomonnaies continue à hanter le marché. Par ailleurs, l'or a repris mercredi 0,3% à 1.783,40$ l'once pour le contrat à terme d'août sur le Comex.

Enfin, les cours du pétrole poursuivent leur ascension, au plus haut depuis plus de deux ans, après l'annonce d'une forte baisse des stocks hebdomadaires de brut aux Etats-Unis. Le baril de WTI avance de 0,4% à 73,16$ sur le Nymex pour le contrat à terme d'août, alors que le baril de Brent de la mer du Nord (contrat d'août) grimpe de 0,57% à 75,25$. Les deux variétés de pétrole ont enchaîné 4 semaines de hausse consécutive, et ont bondi de plus de 50% depuis le début de l'année pour le WTI et de 45% pour le Brent.

D'après le Département à l'Energie, les stocks domestiques de pétrole pour la semaine close le 18 juin ont chuté de 7,6 millions de barils à 459,1 mb, contre une baisse de 3,5 mbj attendue par le consensus. Les réserves d'essence ont reculé de 2,9 mb (contre une hausse de 1 mb anticipée par le marché), alors que les stocks de produits distillés ont progressé de 1,8 mbj par rapport à la précédente semaine, contre une augmentation de 1 mb attendue.

VALEURS A SUIVRE

* Tesla (+5%). Le constructeur de véhicules électriques a ouvert sa première station de recharge en Chine avec ses propres installations solaires et de stockage d'énergie. Tesla s'est lancé dans le secteur de l'énergie solaire en 2016 en achetant pour 2,6 milliards de dollars la société californienne SolarCity, et a déclaré vouloir développer cette activité. Les services solaires de la société comprennent Solar Roof, un système de production d'énergie censé ressembler à des tuiles de toit normales, et Powerwall, qui peut stocker l'énergie produite par les panneaux solaires.

* GlaxoSmithKline grimpe de 2%. Le fabricant de médicaments a présenté en détail les plans de scission de son activité de soins de santé grand public. Glaxo recevra éventuellement un paiement de 11 milliards de dollars de la nouvelle société.

* Plug Power redonne 2% après son bond de 14% mardi, malgré la publication de pertes plus lourdes que prévu au 1er trimestre. Le fabricant américain de piles à combustible à hydrogène pour véhicules électriques a ainsi affiché une perte nette de 60,75 millions de dollars (12 cents par action, contre 8 cents attendus par le consensus) contre -37,45 M$ un an plus tôt. Cependant, les opérateurs ont apprécié le bond de 76,3% des revenus, qui ont atteint 71,96 M$, un peu au-dessus du consensus de 71,50 M$ établi par le cabinet FactSet. Les ventes de systèmes de piles à combustibles et leurs infrastructures ont même vu leurs ventes exploser de 128,5% à 46,77 M$. Le titre Plug Power est quasi-stable depuis le début de l'année (+0,3%) mais il a été multiplié par plus de 5 depuis un an.

La société américaine a notamment mis sur pied une société commune avec le constructeur automobile français Renault. Annoncée le 12 janvier, la coentreprise baptisée Hyvia, détenue à 50/50 par les deux partenaires, a été officiellement lancée début juin. Elle est présidée par David Holderbach qui bénéficie de plus de 20 ans d'expérience dans des fonctions stratégiques produit et vente à l'international, au sein de Renault Group.

* Pfizer (-1,1%). Le vaccin contre le COVID-19 développé par le groupe avec BioNTech reste efficace contre les variants Delta et Kappa du coronavirus à l'origine de la maladie, conclut une étude de l'université d'Oxford publiée mercredi.

* Amazon.com (stable) voit la vie en vert. Le géant américain s'est engagé à acheter 1,5 gigawatt de capacité de production d'électricité propre auprès de 14 nouvelles centrales solaires et éoliennes dans le monde, dans le cadre de sa volonté d'acquérir suffisamment d'énergie renouvelable pour couvrir toutes les activités de l'entreprise d'ici 2025. "Nous mettons tout en oeuvre pour tenir notre promesse climatique, c'est-à-dire notre engagement à atteindre l'objectif de zéro émission de carbone d'ici 2040, soit 10 ans avant l'accord de Paris", a déclaré Jeff Bezos, fondateur et patron d'Amazon. Amazon achètera de l'électricité provenant de projets renouvelables dans divers États américains tels que l'Arkansas, le Mississippi et la Pennsylvanie. La firme s'approvisionnera également en électricité auprès d'une ferme solaire située en Alberta, au Canada, qui aura une capacité de 375 mégawatts, ce qui en fera la plus grande du pays lorsqu'elle sera mise en service en 2022.

Ces nouveaux projets portent le total des investissements d'Amazon dans les énergies renouvelables à 10 gigawatts de capacité de production d'électricité, soit suffisamment pour alimenter 2,5 millions de foyers américains. Amazon est désormais la plus grande entreprise acheteuse d'énergie renouvelable au monde. Les géants de la tech utilisent leurs solides bilans pour financer des projets solaires, éoliens et d'autres énergie renouvelable à une échelle sans précédent. Dans certains pays, les développeurs affirment que la volonté des entreprises technologiques de dépenser en amont - en s'engageant à acheter de l'énergie à un certain prix pendant de longues périodes - a contribué à faire des sociétés privées un moteur plus important que les subventions gouvernementales pour le développement des énergies renouvelables.

* Microsoft (-0,1%) est particulièrement surveillé alors que le groupe fondé par Bill Gates a dépassé hier en séance la barre des 2.000 milliards de dollars de capitalisation. C'est seulement la deuxième société américaine à franchir ce seuil après Apple. Cet 'évènement' intervient alors que la firme de Redmond présentera demain une nouvelle version de son logiciel Windows.

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