Cotation du 18/05/2022 à 20h22 Dow Jones Industrial -3,20% 31 609,49
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Wall Street : prudence avant la Fed

Wall Street : prudence avant la Fed
Wall Street : prudence avant la Fed
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street évolue en ordre dispersé en début de séance, les investisseurs ne prenant guère de risque à quelques heures de la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale. Le Dow Jones grignote 0,1% à 33.158 points, tandis que l'indice large S&P 500 rend timidement 0,26% à 4.165 pts. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, cède lui 1,07% à 12.429 pts.

Dans un environnement marqué par une inflation galopante et un marché du travail tendu, la Banque centrale devrait augmenter ses taux d'intérêt de 50 points de base, pour ce qui constituerait un premier mouvement d'une telle ampleur depuis 2000. Une décision qui porterait la fourchette cible du taux des fonds fédéraux entre 0,75% et 1,00%, contre une fourchette actuelle comprise entre 0,25% et 0,50%. La Fed devrait également annoncer le calendrier de réduction de son bilan (9.000 milliards de dollars), peut-être dès le mois en cours, au rythme de 95 milliards de dollars par mois.

La conférence de presse de Jerome Powell suivant la décision de la Fed sera particulièrement scrutée. Alors que l'inflation a atteint 8,5% en mars outre-Atlantique et que le PIB a reculé au premier trimestre aux Etats-Unis, le patron de la Réserve fédérale va devoir peser ses mots en montrant que la Fed peut durcir le ton pour faire baisser l'inflation tout en évitant à l'économie de tomber en récession.

En attendant le principal évènement de la semaine, les opérateurs ont pris connaissance d'un rapport sur l'emploi privé américain (ADP) particulièrement décevant en avril. Les créations de postes sur le mois sont en effet ressorties à 247.000, contre 383.000 de consensus et près de 479.000 pour la lecture révisée à la hausse de mars. Les petites entreprises ont supprimé 120.000 postes en avril, les moyennes en ont créé 46.000 et les grandes 321.000. Le secteur de la production de biens a généré 46.000 emplois, alors que les services ont compté pour 202.000 créations.

L'indice ISM des services d'avril a lui aussi déçu, ressortant à 57,1, contre un consensus de marché de 58,5 et une lecture de 58,3 un mois avant. L'indicateur signale donc un ralentissement de l'expansion de l'activité en avril. Le sous-indice des prix attaché à l'indice atteint le niveau record de 84,6 alors que celui des nouvelles commandes tombe à 54,6, au plus bas depuis février 2021.

Les investisseurs gardent également un oeil attentif sur les dernières publications trimestrielles avec des bons points pour Airbnb, Ferrari, AMD ou encore Starbucks. Lyft a, à l'inverse, fortement déçu.

Sans grande évolution avant la Fed, le dollar reste haut-perché et continue de profiter des anticipations de resserrement monétaire plus rapide aux Etats-Unis, des inquiétudes sur la guerre en Ukraine et donc de son statut de valeur refuge. L'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de devises de référence, cède 0,1% à 103,4 points, non loin de ses sommets de 20 ans... De son côté, l'euro reprend un peu de hauteur, au-dessus des 1,053$.

L'or recule de 0,2% à 1.865$ l'once pour le contrat à terme de juin sur le Comex. Du côté des cryptos, le bitcoin reprend 1% sur 24h, autour de 38.850$ sur Coindesk.

Sur les marchés obligataires, les rendements repartent de l'avant avant la Fed. Le taux du T-Bond à 10 ans avance de 2,2 points de base à 2,993%, après avoir atteint 3% lundi en séance, son plus haut niveau depuis décembre 2018. Le taux du T-Bond à 2 ans, se tend de 2,7 pb pour monter à 2,809%.

Enfin, le baril de brut léger américain WTI (contrat à terme de juin) bondit de 3,8% à 106,3$ sur le Nymex, tandis que le Brent de la mer du Nord grimpe de 3,7% à 108,8$ pour le contrat de juillet. Les cours ont accéléré après que la Commission européenne eut proposé un embargo total sur le pétrole russe dans le cadre d'un sixième train de sanctions du bloc contre la Russie en raison de l'offensive lancée en Ukraine. "Nous cesserons progressivement l'approvisionnement en pétrole brut dans un délai de six mois et celui en produits raffinés d'ici à la fin de l'année", a déclaré la présidente de l'exécutif européen, Ursula von der Leyen, lors d'un discours de présentation de ce nouveau train de sanctions au Parlement européen réuni à Strasbourg. "Il s'agira d'un embargo total sur l'ensemble du pétrole russe, livré par voie maritime ou via des oléoducs, brut ou raffiné", a-t-elle précisé.

VALEURS A SUIVRE

* Starbucks bondit de 5,5%. Le groupe a annoncé mardi soir après la clôture de Wall Street des ventes légèrement supérieures aux attentes des analystes pour son 2e trimestre fiscal, malgré la chute des ventes en Chine liée aux mesures de confinement strict prises pour lutter contre la vague Omicron du coronavirus. Ainsi, si les ventes à magasins comparables en Chine ont chuté de 23%, elles ont été compensées par une hausse de 12% en Amérique du Nord, où les restrictions contre le Covid-19 ont au contraire été levées.

Pour le 2e trimestre fiscal achevé fin mars, le bénéfice net de la chaîne américaine de cafés a atteint 674,5 millions de dollars, en légère hausse de 2,2% sur un an. Le bénéfice par action ajusté s'est élevé à 59 cents par action, conforme aux attentes du marchés. Les revenus ont progressé de 14% à 7,64 Mds$, la société ayant ouvert 313 nouveaux magasins nets au cours du trimestre. Les analystes avaient prévu des revenus trimestriels de 7,6 Mds$. A magasins comparables, les ventes mondiales ont augmenté de 7% au deuxième trimestre, alors que les analystes interrogés par Refinitiv avaient prévu une croissance de 7,1%.

Starbucks a indiqué qu'il renonçait à faire des prévisions pour son exercice 2022, citant les confinements en Chine, l'inflation et les investissements prévus en faveur de ses magasins et de ses employés. Le groupe a ainsi annoncé qu'il relèverait les salaires de ses employés titulaires et doublerait ses efforts de formation pour les nouveaux salariés, afin de répondre aux velléités de ses baristas de créer des syndicats. Starbucks va consacrer une enveloppe d'un milliard de dollars aux hausses de salaires, à la formation et à l'amélioration de l'environnement de travail. Toutefois, les quelque 50 cafés dont les salariés se sont syndiqués ne bénéficieront pas de ces mesures, a précisé la direction...

* Airbnb gagne plus de 3% après que le spécialiste de la location de logements de particuliers eut fait part de son optimisme pour les prochains mois. La société, qui voit une "demande substantielle" de voyages à l'approche de la saison estivale, anticipe des revenus compris entre 2,03 et 2,13 milliards de dollars au deuxième trimestre contre un consensus de 1,97 Md$. "Alors que nous ne sommes encore qu'au début du rebond des voyages qui a commencé l'année dernière, nous sommes particulièrement encouragés par la croissance cumulée que nous constatons en Amérique du Nord", a affirmé le directeur général Brian Chesky. "La demande domestique a jusqu'à présent dépassé nos attentes internes et nous sommes encouragés par des réservations internationales aux États-Unis dépassant les niveaux de 2019". Le dirigeant a également déclaré qu'Airbnb voyait "une demande supérieure à la demande historique" pour le quatrième trimestre, "ce qui indique que la confiance des consommateurs à voyager reste forte au-delà des mois d'été".

Le groupe basé à San Francisco a vu ses revenus s'envoler de 70% au premier trimestre à 1,51 milliard de dollars (1,45 Md$ attendu) tandis que sa perte nette a fondu sur un an de 1,2 Md$ à 19 millions de dollars. La perte par action est ressortie à 3 cents, alors que les analystes tablaient sur une perte de 29 cents. Le nombre de nuits et d'expériences réservées a dépassé les niveaux d'avant la pandémie sur la période, augmentant de 59% à 102,1 millions, et dépassant ainsi la barre des 100 millions pour la première fois. Outre le bond de la demande de voyages après des mois de restriction, Airbnb profite aussi à plein de l'essor du travail hybride qui a encouragé ces derniers mois les gens à réserver des séjours plus longs et plus fréquents dans des destinations plutôt rurales.

* Advanced Micro Devices (AMD) grimpe de 2,5% après avoir publié mardi soir des comptes supérieurs aux attentes de Wall Street, grâce à l'essor des ventes de puces pour serveurs de centres de données, et a révisé à la hausse ses prévisions de ventes annuelles. Au 1er trimestre, le bénéfice net du groupe a bondi de près des 42% pour atteindre 786 millions de dollars contre 555 M$ sur la même période de 2021. En données ajustées des éléments non récurrents, le bénéfice par action s'est établi à 1,13$, contre 52 cents un an plus tôt, et 91 cents attendus par le consensus FactSet. Le chiffre d'affaires a flambé de 71% pour atteindre un record de 5,89 milliards de dollars, contre 3,45 Mds$ un an plus tôt, et bien supérieur aux attentes du consensus, logées à 5,01 Mds$. Les ventes intégraient pour la première fois l'acquisition de Xilinx, sans lequel elles se seraient tout de même élevées à 5,3 Mds$. C'est la première fois de son histoire qu'AMD dépasse les 5 Mds$ de revenus trimestriels.

La direction a en outre relevé ses prévisions de ventes pour l'ensemble de l'exercice, et s'attend désormais à dégager 26,3 Mds$ en 2022 et une marge brute de 54%, contre 51% prévu précédemment, et 48% en 2021. Pour le 2e trimestre en cours, AMD prévoit des ventes de 6,3 à 6,7 Mds$. Ces prévisions sont très supérieures aux attentes du marché. Pour 2022, les analystes tablent sur des ventes de 21,48 Mds$ et un bpa de 4$. Pour le 2e trimestre, ils attendent un bpa de 95 cents et des ventes de 5,14$. Les annonces d'AMD contrastent avec celles de l'autre géant américain des semi-conducteurs, Intel, qui a fait la semaine dernière des prévisions décevantes pour le 2e trimestre, en évoquant une demande faible pour processeurs de PC et des difficultés macro-économiques.

* Marriott International (+2,6%) a fait état d'un bénéfice au premier trimestre, après une perte sur la même période l'an dernier, grâce à un rebond des voyages qui a stimulé les taux d'occupation de ses hôtels. Le groupe, maison mère de Ritz-Carlton, a annoncé une augmentation de 96,5% de son RevPar sur le trimestre et un dividende en numéraire de 30 cents par action sur la même période. Le bénéfice net est ressorti à 377 millions de dollars, soit 1,14 dollar par action, pour le premier trimestre clos le 31 mars, contre une perte de 11 millions de dollars et 3 cents par action un an plus tôt.

* CVS Health (+1,3%) a relevé sa prévision de bénéfice annuel après avoir dégagé des résultats du premier trimestre supérieurs aux attentes grâce à la bonne performance de son activité d'assurance et à la croissance des ventes dans ses drugstores.

* Apple (+0,3%) aurait embauché une ex-responsable de la sécurité automobile de Ford Motor pour travailler sur son projet de véhicule autonome, selon des sources citées mardi par Bloomberg. Desi Ujkashevic, ingénieure de longue date chez le 2e constructeur automobile américain, avait quitté Ford en mars 2022, après plus de 30 ans dans l'entreprise, selon son profil LinkedIn. Juste avant de quitter Ford, Mme Ujkashevic occupait le poste de directrice mondiale du bureau d'ingénierie de la sécurité automobile du groupe, et auparavant elle a notamment été en charge de la direction de l'ingénierie. L'expérience d'un vétéran de la profession comme Desi Ujkashevic devrait apporter à Apple la dose de sécurité recherchée par le groupe pour son Apple Car, selon Bloomberg.

Apple travaille depuis des années (au moins depuis 2014) sur un projet de voiture autonome, qui alimente régulièrement les rumeurs et les spéculations. La firme à la pomme a modifié plusieurs fois l'équipe en charge du projet, faisant notamment appel à des responsables venus de Tesla ou de Ford. Selon les dernières informations, le plan a pris le nom de "Projet Titan" et l'objectif est de lancer 'Apple Car en 2025. Selon les plan actuels, le véhicule ne serait pas équipé d'un volant ordinaire, ni de pédales, et son objectif numéro un serait la sécurité, selon Bloomberg.

Les analystes financiers estiment que l'Apple Car, lorsqu'elle sera au point, pourrait apporter énormément de valeur au groupe jusqu'ici concentré sur les smartphones, ordinateurs et autres objets connectés. L'analyste Katy Huberty de Morgan Stanley estimait fin 2021 qu'en cas de succès, l'Apple Car pourrait faire doubler la capitalisation boursière d'Apple. Les analystes de Citi voyaient de leur côté la capitalisation grimper à plus de 3.000 milliards de dollars, contre 2.580 Mds$ actuellement (et 2.000 Mds$ au moment de la publication de la note de la banque en mars 2021).

* Lyft, dont les résultats ont dépassé les attentes des analystes au premier trimestre, s'effondre de 36%, plombé par une guidance pour le moins décevante. Le concurrent d'Uber, qui a toutes les peines du monde à recruter les chauffeurs dont il a besoin pour faire face à la demande, anticipe un Ebitda ajusté entre 10 et 20 millions de dollars au deuxième trimestre, contre un consensus logé à 82,5 M$. Les revenus sont attendus entre 950 et 1 milliard de dollars (1,02 Md$ de consensus).

Lyft a enregistré un chiffre d'affaires de 875,6 millions de dollars au premier trimestre, en hausse de 44%, contre 846 M$ attendus, tandis que l'Ebitda ajusté a atteint 54,8 M$, bien supérieur aux 14,4 M$ anticipés par le marché. Lyft a généré 49,18$ par passager actif au premier trimestre, le second niveau le plus élevé jamais enregistré par la firme de San Francisco et 9% supérieur à la même période l'an dernier, en partie en raison de tarifs plus élevés. Mais la baisse des passagers actifs était inattendue. Les perspectives suggèrent "que les investissements de l'entreprise pour augmenter son offre de conducteurs, associés à la hausse des prix de l'essence, pourraient continuer à ralentir la fréquence des trajets tout au long de l'année", écrit Mandeep Singh, analyste chez 'Bloomberg Intelligence'.

* Uber chute de 11,6% dans le sillage de Lyft. Le géant des services VTC, qui a perdu des milliards de dollars au premier trimestre, principalement en raison de dépréciations d'actifs, prévoit pourtant un deuxième trimestre solide, affirmant qu'il n'a pas besoin d'offrir des incitations supplémentaires pour augmenter son offre de conducteurs, contrairement à son plus petit rival. La société table sur des réservations brutes de 28,5 à 29,5 milliards de dollars au deuxième trimestre et sur un Ebitda ajusté allant de 240 à 270 M$. Des prévisions supérieures aux attentes des analystes. "Notre base de chauffeurs est à un niveau post-pandémique élevé et est plus engagée sur Uber que sur d'autres plateformes. Surtout, nous nous attendons à ce que cette tendance se poursuive sans investissements incitatifs supplémentaires importants", a déclaré le directeur général d'Uber, Dara Khosrowshahi.

La firme californienne a réalisé sur les trois premiers mois de l'année un Ebitda ajusté de 168 millions de dollars, contre un consensus de place logé à 132 M$, pour un chiffre d'affaires total de 6,9 Md$ (+136%), également supérieur au consensus. Uber s'attend à générer "des flux de trésorerie positifs significatifs" pour l'ensemble de l'année, ce qui constituerait une première depuis la création de l'entreprise il y a 13 ans. La firme a essuyé une perte nette de 5,9 milliards de dollars au premier trimestre, ou 3,04 dollars par action, contre une perte de 108 M$ et 6 cents par action il y a un an. Des dépréciations de 5,6 milliards de dollars, principalement liées à la part dans la société chinoise Didi Global, expliquent l'essentiel de ce résultat négatif. La plate-forme comptait 115 millions de clients mensuels actifs à fin mars, une métrique qui inclut à la fois les utilisateurs de VTC et de livraison de nourriture, contre 118 millions au quatrième trimestre 2021. Ce repli sur le début d'année est toutefois courant dans l'industrie, correspondant aux mois d'hiver les plus froids au cours desquels les gens se déplacent moins.

* Ferrari abandonne 4,5% à New York alors que le constructeur automobile italien a publié des comptes en nette progression au premier trimestre mais globalement conformes aux attentes du marché. Le groupe de Maranello a réalisé sur la période un EBITDA de 423 millions d'euros, en hausse de 12,5% par rapport à l'année précédente, pour un chiffre d'affaires net de 1,186 milliard d'euros, en progression de 17,3%. La marge d'EBITDA atteint ainsi 35,6%. Le bénéfice net s'établit à 239 ME soit un bpa dilué de 1,29 euro. La firme au cheval cabré a écoulé 3.251 véhicules sur les trois premiers mois de 2022, soit 17,3% de plus qu'au T1 2021.

"Le premier trimestre a été caractérisé par un niveau record de chiffre d'affaires, d'EBITDA et de cash-flow libre industriel, qui a quasiment doublé à environ 300 millions d'euros ...Ces résultats ont été soutenus par une forte prise de commandes nettes, qui s'est poursuivie sur les trois premiers mois de l'année : aujourd'hui, le carnet de commandes couvre déjà bien 2023 et la plupart de nos modèles sont épuisés. Bien que 2022 ait été marquée par plusieurs incertitudes sur le scénario géopolitique, je reste donc optimiste quant aux perspectives de la Société que nous présenterons prochainement lors du Capital Markets Day", a déclaré le DG de Ferrari, Benedetto Vigna.

* Regeneron (-3%) a annoncé une baisse de 13% de son bénéfice au premier trimestre, les ventes de son cocktail d'anticorps monoclonaux anti-COVID-19 ayant été affectées par la décision de l'autorité sanitaire américaine d'en limiter l'utilisation en raison de son manque d'efficacité contre le variant Omicron.

* Moderna rend 1,5% alors que le laboratoire pharmaceutique américain anticipe des ventes pour son vaccin contre le Covid-19 plus élevées au deuxième qu'au premier semestre. Sur les trois premiers mois de 2022, les ventes ont atteint près de 6 milliards de dollars contre 1,7 Md$ un an plus tôt et 4,2 Mds$ attendus par les analystes. Le groupe a enregistré un bénéfice net de 3,7 Mds$, soit un bpa de 8,58$, contre 4,98$ de consensus. Moderna a maintenu sa prévision de ventes pour son vaccin pour l'ensemble de l'année à 21 milliards de dollars. Le groupe pharmaceutique prévoit de tester une injection de rappel ciblant le variant Omicron, ainsi que les autres variants, dans le cadre d'un essai de phase avancée au cours du deuxième trimestre.

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