Cotation du 30/10/2020 à 22h18 Dow Jones Industrial -0,59% 26 501,60
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Wall Street progresse timidement, mince espoir d'un plan de relance

Wall Street progresse timidement, mince espoir d'un plan de relance
Wall Street progresse timidement, mince espoir d'un plan de relance
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine, bien orientée hier soir (+1,2% sur le DJIA et +0,74% sur le Nasdaq), s'affiche encore dans le vert ce jeudi. Le Dow Jones gagne 0,18% à 27.833 pts et le S&P500 0,27% à 3.372 pts, alors que le Nasdaq s'adjuge 0,81% à 11.258 pts. Le baril de brut WTI retombe de 5,4% à 38,1$, alors que le Brent de la mer du Nord cède 4,5% à 40,4$ ! L'once d'or avance de 0,7% à 1.909$. L'indice dollar recule de 0,1% face à un panier de devises de référence.

Les marchés sont soutenus surtout par les quelques signes de progrès aux USA sur les discussions concernant le plan de relance, Mnuchin ayant fait état d'avancées. La Chambre des représentants a reporté à jeudi son vote sur un nouvel ensemble budgétaire global... Hier, les données économiques positives venues des Etats-Unis avaient aussi réconforté les opérateurs.

Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin et la présidente démocrate de la Chambre des représentants des États-Unis Nancy Pelosi, n'ont pas réussi pour l'heure à conclure un accord sur un plan de stimulus, suite à leur rencontre hier mercredi. S'exprimant sur Fox Business, Mnuchin a indiqué que les républicains n'étaient pas prêts à s'aligner sur les 2.200 milliards de dollars proposés par les démocrates, mais que le montant discuté était plutôt de 1.500 milliards de dollars.

Les deux clans s'accorderaient tout de même sur le fait que le package comprenne un second volet de paiements directs aux Américains. Les démocrates ont repoussé un vote hier sur leur package de 2.200 Mds$ afin de se donner plus de temps pour élaborer un accord. Les perspectives d'accord restent donc incertaines, mais un lueur d'espoir subsiste... Notons que Pelosi a un peu cassé l'ambiance ce jeudi, se disant "très sceptique" à propos d'un éventuel accord et évoquant plusieurs divergences, notamment sur un crédit fiscal aux entreprises ou sur la question des plus jeunes ('child income tax credit'). C'est du moins ce qu'indique Jake Sherman de Politico.

La crise sanitaire demeure bien présente et préoccupante. Au Royaume-Uni, Boris Johnson a confirmé que des restrictions plus importantes pourraient être nécessaires. En Espagne, les autorités régionales de Madrid ont quant à elles rejeté les mesures gouvernementales visant à un bouclage de la capitale. Néanmoins, le décret du ministère local de la Santé devrait s'appliquer selon le gouvernement, interdisant aux habitants d'entrer ou sortir de la ville, sauf pour aller travailler, ou pour des questions scolaires ou de santé.

Selon l'Université Johns Hopkins, qui fait référence sur le sujet, plus de 34 millions de cas confirmés ont désormais été recensés dans le monde depuis l'émergence du virus, dont 7,23 millions aux USA, 6,31 millions en Inde et 4,81 millions au Brésil. Le virus a fait 1,015 million de morts dans le monde, dont 207.008 aux Etats-Unis, 143.952 au Brésil et 98.678 en Inde. 77.646 victimes ont été recensées au Mexique depuis l'apparition du virus.

Par ailleurs, Reuters rapporte que la FDA américaine a étendu son investigation sur le vaccin potentiel contre le coronavirus d'AstraZeneca et d'Oxford. La partie américaine de l'étude a été suspendue depuis le 6 septembre après qu'un rare désordre de la colonne eut été diagnostiqué sur l'un des participants à l'étude britannique. La FDA demande des données additionnelles, qui devraient être réceptionnées cette semaine, après quoi l'agence américaine prendra le temps d'analyser les données. Bloomberg relève pour sa part que les régulateurs européens devraient quant à eux débuter une revue accélérée du vaccin d'Oxford. Enfin, le directeur général de Moderna, Stéphane Bancel, a indiqué au Financial Times qu'il faudrait attendre au moins jusqu'au 25 novembre, au plus tôt, pour qu'un éventuel vaccin demande l'autorisation d'urgence (EUA) avec des données suffisantes de sécurité.

L'agenda économique est assez chargé ce jeudi à Wall Street. L'étude Challenger sur les destructions de postes annoncées par les entreprises américaines pour le mois de septembre fait ressortir 118.804 licenciements, contre 115.762 un mois avant.

Selon le Département américain au Travail ce jeudi, les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis pour la semaine close au 26 septembre sont ressorties au nombre de 837.000, contre un consensus de 850.000 et un niveau révisé à 873.000 pour la semaine antérieure.

Les revenus personnels des ménages pour le mois d'août 2020 sont quant à eux ressortis en forte baisse de 2,7% en comparaison du mois antérieur, contre -2,5% de consensus et +0,5% un mois avant. Les dépenses personnelles de consommation sur le mois d'août ont en revanche augmenté de 1% par rapport au mois de juillet, contre +0,8% de consensus et +1,5% pour la lecture révisée du mois précédent. L'indice des prix core-PCE a progressé de 0,3% par rapport au mois antérieur, en ligne avec les attentes, contre +0,4% un mois avant.

L'indice Markit PMI manufacturier américain final du mois de septembre 2020 est ressorti à 53,2, contre un consensus de 53,5 et une lecture 'flash' initiale de 53,5. L'indice traduit toujours une expansion significative de l'activité manufacturière nationale américaine.

L'ISM manufacturier du mois de septembre, qui vient également d'être publié, est ressorti à 55,4, contre 56,3 de consensus de marché et 56 un mois avant.

Les dépenses de construction aux Etats-Unis pour le mois d'août 2020 ont grimpé de 1,4% en comparaison du mois antérieur, contre +0,7% de consensus de place et +0,1% un mois plus tôt.

Demain vendredi, il faudra suivre surtout le rapport mensuel gouvernemental sur la situation de l'emploi aux Etats-Unis pour le mois de septembre (consensus 894.000 créations de postes non-agricoles, 8,2% de taux de chômage, 900.000 créations dans le privé, 61,8% de taux de participation à la force de travail, +4,8% pour le salaire horaire moyen en glissement annuel).

Les opérateurs suivront également demain l'indice du sentiment des consommateurs américains pour le mois de septembre, mesuré par l'Université du Michigan (consensus 79), ainsi que les commandes industrielles du mois d'août (consensus +1%).

Les valeurs

American Airlines (+2%) va commencer à licencier 19.000 employés, alors que les chances s'amenuisent que le Congrès américain adopte un nouveau plan d'aide au secteur à très court terme. Les compagnies aériennes américaines réclament un nouveau plan de 25 milliards de dollars pour soutenir l'emploi pour six mois, alors que le programme approuvé en mars par les élus du Capitole dans le cadre d'un plan de relance devait expirer hier soir.

Dans une lettre adressée aux employés d'American Airlines que Reuters a consultée, le directeur général Doug Parker a fait savoir qu'il était prêt à faire marche arrière si le Congrès venait à approuver une nouvelle aide. American Airlines employait plus de 140.000 personnes avant la pandémie. Ce nombre devrait descendre sous les 100.000 en octobre en tenant compte des départs volontaires et des licenciements, indique Reuters.

Boeing (+2%). L'administrateur de l'autorité FAA de l'aviation civile américaine a effectué un vol d'évaluation de près de deux heures sur le 737 MAX de Boeing, étape cruciale en vue d'une éventuelle remise en service de l'appareil. Le 737 MAX est interdit de vol dans le monde depuis mars 2019, à la suite de deux catastrophes aériennes qui ont fait 346 morts, en Indonésie fin 2018 et en Ethiopie en mars 2019.

Tesla (+2%), le leader californien de l'automobile électrique, a abaissé ce jeudi le prix de base de ses berlines chinoises Model 3 d'environ 8% à 249.900 yuans (36.800$ environ), après subventions chinoises pour les véhicules électriques. C'est du moins ce que relève l'agence Reuters, qui constate cette évolution sur le site internet chinois du constructeur automobile américain.

Facebook (+2%). A un mois de la présidentielle, le géant des réseaux sociaux a annoncé qu'il interdisait sur ses plateformes les publicités dénonçant une vaste fraude électorale aux Etats-Unis, suggérant que les résultats de l'élection présidentielle du 3 novembre seraient invalides, ou critiquant toute méthode de vote. "A l'approche du jour du scrutin, nous voulons clarifier davantage les politiques que nous avons récemment annoncées. La semaine dernière, nous avons dit que nous interdirions les publicités faisant des annonces de victoire prématurées. Nous n'autoriserons pas non plus les publicités dont le contenu cherche à décrédibiliser le résultat d'une élection", a expliqué le responsable des publicités Rob Leathern.

Twitter (+3%), le réseau social média américain, a pour sa part indiqué avoir supprimé 130 comptes qui auraient tenté de perturber les discussions publiques durant le premier débat entre Trump et son rival démocrate Joe Biden. La plateforme de microblogging a précisé que les comptes, qui semblaient être liés à l'Iran, avaient été supprimés sur la base de "renseignements" fournis par le FBI. Selon Twitter, ces comptes étaient peu suivis et n'ont pas provoqué d'impact dans le débat public.

Alphabet (+1%). Google devrait verser un milliard de dollars aux éditeurs du monde entier pour leurs contenus sur les trois prochaines années, a affirmé le directeur général d'Alphabet, Sundar Pichai.

PepsiCo (stable) a battu le consensus pour le troisième trimestre fiscal. Le groupe a réalisé un bénéfice net de 2,29 milliards de dollars soit 1,65$ par titre, contre 2,1 milliards de dollars et 1,49$ par action un an auparavant. Le bénéfice ajusté par action est ressorti à 1,66$, contre un consensus FactSet de 1,49$. Les revenus se sont élevés à 18,09 milliards de dollars, contre 17,19 milliards de dollars un an auparavant et 17,23 milliards de dollars de consensus de marché. Ramon Laguar, CEO du groupe, estime que les résultats reflètent la résistance des activités snacks & alimentaires et l'amélioration significative dans les boissons. Sur l'exercice, le bpa ajusté est anticipé à environ 5,50$, contre 5,36$ de consensus FactSet.

Constellation Brands (-2%) a dépassé les attentes au second trimestre, mais ne parvient toujours pas à fournir de guidance du fait des incertitudes liées à la pandémie. Le bénéfice trimestriel est ressorti à 512 M$ et 2,62$ par titre, contre une perte de 525 M$ un an avant. Sur le trimestre clos fin août, le groupe, distributeur de Corona, estime que son bénéfice par action comprenant sa perte equity sur l'investissement dans le producteur canadien de cannabis Canopy Growth est ressorti à 2,75$. Hors Canopy, le bpa se monte à 2,91$. Les ventes trimestrielles ont décliné de 4% à 2,26 Mds$. Le consensus FactSet était de 2,51$ de bpa et 2,19 Mds$ de recettes.

ConAgra (-3%), le groupe alimentaire américain, a annoncé pour son premier trimestre fiscal un bénéfice net de 329 millions de dollars et 67 cents par titre, contre 174 millions de dollars un an avant. Le bénéfice ajusté par action a représenté 70 cents, contre 57 cents de consensus FactSet. Les revenus se sont élevés à 2,68 milliards de dollars, contre 2,39 milliards sur la période correspondante de l'an dernier et 2,61 milliards de consensus de marché.

Bed Bath & Beyond (+33%) flambe après les comptes ce jeudi. Pour son second trimestre fiscal, le groupe a dévoilé un bénéfice inattendu ainsi que sa première croissance à comparable en quatre ans, avec une solide demande online en produits destinés à la maison. L'activité à comparable a augmenté de 6% sur le trimestre clos fin août. Le bénéfice net a atteint 218 millions de dollars, contre une perte de 139 millions un an avant. Les ventes ont baissé de 1% à 2,7 milliards de dollars, contre 2,6 Mds$ de consensus.

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