Cotation du 27/09/2021 à 20h47 Dow Jones Industrial +0,32% 34 908,90
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Wall Street progresse, nouvelle série de résultats

Wall Street progresse, nouvelle série de résultats
Wall Street progresse, nouvelle série de résultats
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street, qui s'était nettement repris hier soir (+1,62% sur le Dow Jones et +1,57% sur le Nasdaq), après avoir lourdement corrigé lundi, poursuit en hausse ce mercredi. Le DJIA avance ainsi de 0,65% à 34.737 pts et le S&P 500 de 0,57% à 4.347 pts, alors que le Nasdaq prend 0,48% à 14.567 pts. Le baril de brut WTI gagne 3,7% sur le Nymex à 69,7$. L'once d'or perd 0,5% à 1.802$. L'indice dollar perd 0,1% face à un panier de devises de référence. Le bitcoin rebondit de 7% sur CoinMarketCap à plus de 31.800$, après avoir fondu sous les 30.000$. Sur les marchés obligataires, le rendement du T-Bond américain à 10 ans évolue à 1,28% et le 30 ans à 1,93%.

Les marchés semblent donc se remettre très rapidement de leurs craintes concernant la crise sanitaire et la montée des variants, en particulier du variant Delta. Les inquiétudes liées à l'inflation semblent également dissipées (pour l'heure). Les soutiens monétaires et budgétaires sont quant à eux confirmés. En outre, les publications financières trimestrielles sont généralement de bonne qualité à Wall Street, avec notamment ce jour des chiffres solides de Coca-Cola ou Verizon.

Selon le Département américain à l'Energie ce mercredi, les stocks domestiques US de brut hors réserve stratégique pour la semaine close au 16 juillet ont augmenté de manière inattendue, de +2,1 millions de barils en comparaison de la semaine antérieure, alors que les stocks d'essence se sont repliés de 0,1 million de barils et que les stocks de distillés ont régressé de 1,3 million de barils.

Demain jeudi, l'agenda sera plus étoffé, avec les inscriptions au chômage, l'indice d'activité nationale de la Fed de Chicago, les reventes de logements existants, l'indice des indicateurs avancés du Conference Board, ou encore l'indice manufacturier régional de la Fed de Kansas City. Vendredi, les marchés seront attentifs à l'indice flash PMI composite américain.

Les publications financières trimestrielles d'entreprises cotées à Wall Street se poursuivent quant à elles. Ce mercredi, Anthem, AllianceBernstein, Baker Hughes, Coca-Cola, CSX, Verizon, Comerica, Citrix, Robert Half, Interpublic, Harley-Davidson, Discover Financial Services, Seagate, Nasdaq Inc., Texas Instruments, Johnson & Johnson et Travelzoo, seront notamment de la partie. Hier soir, Netflix a quelque peu déçu les marchés par ses derniers chiffres. United Airlines a pour sa part réduit ses pertes.

Les valeurs

Netflix (-4%), le géant américain de la vidéo en streaming, a dévoilé hier soir des comptes trimestriels mitigés. Le groupe affiche au second trimestre des revenus de 7,34 milliards de dollars et un bénéfice par action de 2,97$, alors que le consensus se situait à 7,32 milliards de dollars et 3,14$ par titre. Les revenus ont grimpé de 19% en glissement annuel. Les additions de nouveaux abonnés ont été supérieures aux attentes à 1,54 million sur le trimestre, contre 1,12 million de consensus et 1 million pour la guidance du groupe. Pour le troisième trimestre, Netflix envisage 3,5 millions de nouveaux abonnés, ce qui ressortirait très inférieur au consensus de marché, plus proche de 6 millions. La guidance pour le trimestre entamé est de 2,55$ de bpa pour 7,48 milliards de recettes.

Le groupe a aussi clarifié quelque peu hier soir ses ambitions concernant les jeux vidéo, sans publicités ou achat. Il ne s'agira, selon le management, que d'une partie d'une service. "Ce n'est pas un produit séparé. Nous sommes une compagnie mono-produit", a résumé le co-directeur général Ted Sarandos. "Nous savons que les fans veulent un plus grand engagement", a ajouté Greg Peters, directeur des opérations et directeur produit, rappelant la propriété intellectuelle développée par Netflix, "ses mondes incroyables, ses intrigues, ses personnages". Le groupe promet "l'expérience la plus divertissante de jeu". Selon Peters, "de nombreux développeurs de jeux aiment cette idée de concentration, de mettre toute leur énergie créatrice dans une expérience de jeu formidable, sans compromis. C'est ce qui rend cet effort spécial pour nous". Le groupe entend expérimenter, "maximiser un tas de jeux différents grâce à différents mécanismes, voir ce qui fonctionne, étendre notre IP, mais nous allons également essayer des jeux autonomes". Le succès repose sur de grands jeux et peut provenir de diverses sources, assure le management. "Peut-être qu'un jour nous verrons un jeu qui engendre un film ou une série", glisse Peters.

Johnson & Johnson (stable) a dépassé les attentes de résultats pour le second trimestre et revu à la hausse ses estimations annuelles. Le groupe a dégagé un bénéfice net trimestriel de 6,28 milliards de dollars et 2,35$ par action, contre 3,63 milliards de dollars un an plus tôt. Le bénéfice ajusté par action a été de 2,48$, contre 2,29$ de consensus FactSet. Les ventes se sont envolées de 27% à 23,31 milliards de dollars, contre 22,5 milliards de consensus.

Johnson & Johnson estime à seulement 2,5 milliards de dollars cette année le chiffre d'affaires généré par son vaccin contre le Covid-19, qui a pris du retard par rapport aux concurrents Pfizer et Moderna. Le géant pharmaceutique et médical américain vise au total un chiffre d'affaires annuel compris entre 91,3 et 92,1 milliards de dollars, contre une guidance antérieure qui allait de 90,6 à 91,6 milliards. La semaine dernière, la FDA a ajouté un avertissement concernant le syndrome de Guillain-Barré, maladie auto-immune rare, à la notice d'information du vaccin anti-covid de J&J. Pfizer et Moderna ont anticipé respectivement 26 et 19,2 milliards de dollars de ventes de vaccins cette année, et prévoient une rentabilité de leurs vaccins, là où J&J n'en tirerait pas bénéfice.

Pfizer (-1%) et BioNTech vont commencer à produire leur vaccin anti-covid en Afrique du Sud en 2022, ont annoncé les deux partenaires. La décision renforcera grandement la disponibilité de vaccins en Afrique l'année prochaine. Une fois pleinement opérationnelle, la production annuelle de vaccins pourrait y dépasser les 100 millions de doses, qui seraient ainsi exclusivement distribuées aux pays africains. Pfizer et son partenaire allemand ont signé une lettre d'intention avec le Biovac Institute de Cape Town pour transférer la technologie et l'équipement, et développer les capacités de production. Les matières premières seront acheminées depuis l'Europe et les premières doses seraient produites en 2022.

Verizon (+1%), l'opérateur télécom américain, a dépassé les attentes de marché pour son second trimestre fiscal. Le groupe a généré un bénéfice net de 5,95 milliards de dollars et 1,4$ par titre, contre 4,84 milliards et 1,13$ par action un an plus tôt. Sur une base ajustée, le groupe a dégagé un bénéfice par action de 1,37$, contre 1,18$ un an avant et 1,3$ de consensus FactSet. Les revenus opérationnels du trimestre clos ont été de 33,8 milliards de dollars, contre 30,4 milliards un an auparavant. Les analystes prévoyaient en moyenne un niveau de 32,8 milliards de dollars. La compagnie a généré 23,5 milliards de revenus consommateurs, 7,8 milliards avec les entreprises et 2,1 milliards dans les médias. La croissance dans les services wireless est attendue entre 3,5 et 4% sur l'exercice. Le bpa ajusté annuel est anticipé entre 5,25 et 5,35$. Les dépenses de capitaux sont estimées entre 17,5 et 18,5 milliards de dollars.

Apple (stable). Tous les iPhone 2022 seront compatibles 5G, indique le Nikkei, citant des sources familières de la question. Aucun modèle 4G ne sera donc inclus dans le lineup de l'an prochain. Le groupe à la pomme sortira en revanche une nouvelle version de l'iPhone SE. Les sources du Nikkei précisent qu'il n'y aura pas de mise à jour de l'iPhone Mini, qui n'avait pas été bien reçu. Apple réduirait par ailleurs ses plan de production de ce modèle en 2021, en comparaison de l'an dernier. Les sources ont précisé au Nikkei que l'iPhone 5G d'entrée de gamme, qui utilisera un processeur Apple et disposera donc de capacités 5G fournies par une 'puce' Qualcomm, affichera un écran n LCD plutôt qu'OLED. Il pourrait arriver sur le marché au premier semestre. La production de masse des nouveaux iPhone débuterait le mois prochain. Jusqu'à 95 millions d'unités pourraient être produites d'ici au mois de janvier. Les sources du Nikkei affirment aussi qu'Apple prévoit de fabriquer jusqu'à 230 millions d'iPhone cette année.

United Airlines (+4%), la compagnie aérienne américaine, a contenu ses pertes au second trimestre et dépassé les attentes de revenus, avec la reprise du trafic. Le groupe se montre confiant concernant le troisième trimestre fiscal, qui pourrait constituer un point d'inflexion, après une crise sanitaire qui a vu United aligner six trimestres consécutifs dans le rouge. Le transporteur aérien de Chicago a affiché une perte nette ajustée trimestrielle de 1,26 milliard de dollars et 3,91$ par titre, contre 2,6 milliards de déficit un an plus tôt. Le consensus était de 3,94$ de perte par action. Hors éléments, le groupe a perdu 434 millions sur le trimestre et envisage un retour à la rentabilité sur les troisième et quatrième trimestres. Les revenus opérationnels ajustés du second trimestre ont représenté 5,47 milliards de dollars, contre 1,47 milliard un an avant et 5,35 milliards de consensus.

Coca-Cola (+2%), le géant des soft drinks, a dépassé les attentes de marché sur le trimestre clos. Le groupe d'Atlanta a ainsi dévoilé au second trimestre un bénéfice net de 2,64 milliards de dollars et 61 cents par action, contre 1,78 milliard de dollars un an avant. Le bénéfice ajusté par action a été de 68 cents, contre un consensus FactSet de 56 cents. Les revenus ont atteint 10,13 milliards de dollars, contre 7,15 milliards de dollars sur la période comparable de l'an dernier et 9,3 milliards de consensus. Le groupe a par ailleurs rehaussé ses estimations annuelles.

Harley-Davidson (-7%) a délivré pourtant une robuste performance pour le second trimestre. Le bénéfice GAAP par action a été de 1,33$, en hausse de 1,93$ en glissement annuel. Les revenus se sont envolés de 77% à 1,53 milliard de dollars. Le bénéfice net est ressorti positif de 206 millions de dollars, contre une perte de 92 millions un an avant. Le bénéfice ajusté dilué par action a été de 1,41$, contre 38 cents de perte par action un an auparavant. Les ventes de détail en Amérique du Nord ont grimpé de 43%. Le consensus était de 1,17$ de bpa ajusté pour 1,42 milliard de ventes.

Anthem (-1%), l'assureur-santé américain, a rehaussé ses anticipations de profits pour 2021 après un solide second trimestre, aidé en cela par des coûts médicaux moins élevés que prévu. Le groupe envisage désormais un bénéfice ajusté par action de 25,5$ sur l'exercice, contre une précédente estimation de 25,1$. Le bpa ajusté trimestriel a été de 7,03$, contre 6,33$ de consensus. Les revenus opérationnels T2 dans la gestion des prestations pharmaceutiques ont grimpé de 18% à 6,22 milliards de dollars.

Baker Hughes (-3%). Le groupe a pourtant annoncé un bénéfice ajusté par action inférieur au consensus. Les revenus ont été meilleurs que prévu sue le second trimestre. La perte nette trimestrielle a été réduite à 68 millions de dollars et 8 cents par titre, contre 195 millions de dollars et 30 cents par action un an auparavant. Le bpa ajusté a été de 10 cents, contre 12 cents un an plus tôt.

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